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vendredi 20 mars 2020

MAN OF STEEL film de Zack SNYDER (USA-2013)




Vu à la télévision pendant le confinement. 

Man of Steel est un film américano-britannique réalisé par Zack Snyder, écrit par David S. Goyer et produit par Christopher Nolan, sorti en 2013. Basé sur le personnage de Superman, personnage de DC Comics, le long-métrage est un reboot qui dépeint les origines du super-héros. La première de Man of Steel aux États-Unis a eu lieu avec les membres du casting à New York le 10 juin 2013. Le film est sorti en salles le 14 juin 2013 sur le territoire américain, ainsi qu'en 3D4 et dans les salles IMAX. En France, Man of Steel est sorti le 19 juin 2013.

Résumé

On connaît tous l’histoire de Superman : Clark Kent a été recueilli, enfant, par Martha et Jonathan Kent (Diana Lane et Kevin Costner), deux fermiers de Smallville, une ville perdue au milieu des champs de maïs dans le Kansas, qui l’ont élevé comme leur fils tout en sachant qu’il ne venait pas de notre planète. A l’adolescence, Clark (Cooper Timberline, 9 ans ; Dylan Sprayberry, 13 ans) s'interroge sans cesse sur sa différence. Il apprend qu'il est né sur Krypton, un monde lointain aujourd'hui disparu dont les ultimes représentants tentent de conquérir la Terre au mépris de la civilisation humaine. Clark va devoir prendre de difficiles décisions pour devenir le symbole d'espoir pour toute l'humanité…

Autour du film

Man of Steel met en vedette Henry Cavill dans le rôle-titre, avec Amy Adams dans le rôle de Lois Lane, Michael Shannon en général Zod, Diane Lane et Kevin Costner, dans les rôles de Martha et Jonathan Kent, Laurence Fishburne, incarnant Perry White et Russell Crowe prêtant ses traits à Jor-El. Le film présente également un univers où les héros emblématiques de DC Comics peuvent cohabiter et se réunir dans de possibles futures suites.

Le développement du film a débuté en 2008, après que Warner Bros Pictures a décidé de ne pas donner une suite à Superman Returns (2006), optant ainsi pour un redémarrage de la franchise en se basant sur les concepts développés par les auteurs de comic books, scénaristes et réalisateurs de DC Comics.

En 2009, une décision de justice a permis à la famille de Jerry Siegel (cocréateur de Superman avec Joe Shuster) de reprendre ses droits d'auteur sur Superman et ses origines.

Le producteur-réalisateur Christopher Nolan a présenté l’idée de Goyer à la Warner après une discussion lors de la préparation de The Dark Knight Rises et Snyder a été engagé comme réalisateur en octobre 2010. Le tournage a commencé en août 2011 à West Chicago (États-Unis, Illinois), avant de se déplacer à Vancouver (Canada) et à Plano (Illinois).

Le film a obtenu un grand succès commercial, avec plus de 668 millions de dollars de recettes engrangées au box-office mondial (pour un budget estimé entre 225 et 258 millions de dollars) et un accueil plutôt positif de la part des critiques de cinémas. Certains ont mis en évidence le récit, le jeu des acteurs, le visuel et la réinvention du personnage principal, tandis que d'autres ont critiqué le rythme et le manque de développement des personnages.

À la suite du succès du film, celui-ci s'est avéré être le premier de l'univers cinématographique DC, suivi 3 ans plus tard de Batman v Superman : L'Aube de la justice (2016), et de Suicide Squad, de Wonder Woman et de Justice League en 2017, d'Aquaman en 2018 et de Shazam! en 2019.

Mon opinion sur ce film

Je n’avais pas vu ce film à sa sortie au cinéma et j’ai profité de sa rediffusion à la télévision pour le voir. A part la présence d’Henry Cavill qui, avec son physique et ses yeux bleu acier, éclipse par sa présence tous les autres acteurs (à part peut-être Kevin Costner) et quelques belles images, il n’y a pas grand-chose à dire de ce blockbuster qui surfe une énième fois sur le mythe de Superman. Les spectateurs qui sont venus pour voir des images en accéléré sur fond de musique de discothèque ne seront pas déçus mais, personnellement, ce genre de film purement commercial aurait plutôt tendance à me laisser froid. Sans beaucoup d’intérêt pour moi.  Je préfère de beaucoup la série Smallville, du moins dans ses débuts, les dernières saisons étant, hélas, tombé dans le "n'importe quoi".  

samedi 13 septembre 2014

LES TUDORS série historique (2007-2010)


Les Tudors (The Tudors) est une série télévisée historique réalisée en coproduction par les télévisions canadienne et irlandaise. Elle compte 4 saisons de 38 épisodes de 52 minutes. Créé par Michael Hirst, elle a été tourné en Irlande. Elle a été diffusée sur Arte à partir de 2007. 

Présentation

Le fait que Les Tudors soit une coproduction canado-irlandaise et non britannique a peut-être permis aux scénaristes de prendre des libertés (Ô combien !!!) que n'auraient pas pris les "Sa Gracieuse Majesté" avec leur histoire.

On n'attendait pas Jonathan Rhys Meyers en Henry VIII d'Angleterre tant nous en avons gardé de ce roi l'image d'un ogre vieillissant, énorme et bouffi par les excès de tout ordre qui l’achevèrent. A sa mort, à 56 ans, d'un ulcère infecté, il pesait 178 kg, ce qui, de nos jours est considéré pour de l'obésité morbide, même pour un homme de haute taille, puisqu'il mesurait 1,83, ce qui le faisait apparaître comme un géant pour ses contemporains.   

Le jeune acteur irlandais incarne Henri VIII au début de son règne, alors qu'il était appelé à succéder à 18 ans à son père décédé subitement. Ses débuts furent d'autant plus difficiles qu'on le maria, contre sa volonté, et pour des raisons purement politiques, à l'austère Catherine d'Aragon, qui, pour arranger les choses, était sa propre belle-mère puisqu'elle était la veuve de son père ! O tempora, o mores où la raison politique était la loi et passait par-dessus toute autre considération.

Comme de nombreux autres monarques, le jeune Henry dut affronter, dès son accession au pouvoir, les grands du royaume qui, plus encore en Angleterre qu’ailleurs, croyaient pouvoir manipuler à leur guise ce tout jeune homme sans expérience. Cette réalité des débuts du règne d’Henri VIII est fidèlement rendue.

Jonathan Rhys Meyers incarne à merveille ce jeune monarque, plein d'énergie, insistant peut-être un peu beaucoup (trop à mon avis) sur son attrait pour le sexe qui s'explique aussi en partie par le fait que son épouse officielle était beaucoup plus âgée que lui et d’une pruderie qui ne convenait pas à un jeune homme débordant de vitalité. En outre, elle était espagnole, très portée sur la religion et sur la morale et on peut comprendre que, dans ces conditions, le monde qui les séparait.

Une fois le premier choc de voir le beau Jonathan RhysMeyers incarner Henry VIII, on apprécie une réalisation dégagée de tout complexe et où l'on n'a lésiné ni sur les décors, ni sur les costumes, qui sont somptueux.

Mais la série n'est pas, loin de là, « tous publics », tant en raison de certaines scènes ouvertement sexuelles qu'en raison d'autres, même si elles correspondent aux mœurs de l'époque, d'une cruauté à laquelle on n'est pas habitué dans une série télévisée grand public.
C'est dommage car, si les producteurs avaient été un peu plus modérés dans ces deux domaines, cela aurait permis de montrer de manière nettement plus ludique que dans des manuels poussiéreux une partie de l'histoire de l'Angleterre à des élèves ou des étudiants de langue et de littérature anglaise (tout en rectifiant certaines libertés prises par la série comme certains faits omis - ou de  pure invention - ainsi qu'une chronologie par moments parfaitement arbitraire). Les spécialistes reconnaissent cependant que l'œuvre reste, dans ses grandes lignes, proche de la vérité.

Outre l'acteur qui joue Henri VIII, la distribution est particulièrement soignée avec des acteurs de grand talent, notamment Sam Neill dans le rôle du cardinal Thomas Wolsey, Jeremy Northam dans celui de l'érudit Thomas More, Max von Sydow dans le rôle du cardinal Von Waldburg ou Peter O'Toole dans celui du Pape Paul III ainsi qu'une pléiade de jeunes acteurs moins connus mais tout aussi sympathiques comme l'ami intime d'Henry III, Charles Brandon (Henry Cavill qui faillit jouer le rôle-titre du beau vampire Edward Cullen dans Twilight, ce qui aurait sans doute été une promotion pour lui, en tant qu'acteur, mais une erreur de casting manifeste).

Quant aux costumes et aux décors, ils sont tout simplement sublimes. Le problème, avec cette série, est sa durée. Quatre saisons, là où deux auraient amplement suffi, c'est beaucoup trop. En effet, quelles que soient ses qualités, on est très vite lassé de voir se répéter, saison après saison, les mêmes scènes de chasse, de repas, de réceptions mondaines, de ballets (on finit par être saturé de menuets !!!) et de coucheries...