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mercredi 3 janvier 2024

LES FIGURES DE L'OMBRE Film de Theodore MELFI (USA-2016)

 

Les Figures de l'ombre (Titre original : Hidden Figures) est un drame biographique américain coécrit, coproduit et réalisé par Theodore Melfi, sorti en 2016. Il s'agit de l'adaptation du livre Hidden Figures de Margot Lee Shetterly mettant en scène trois femmes noires employées par la NASA.

Résumé

Le film se déroule dans les années 1920 en Virginie. Katherine Johnson, une fillette noire, apprennent que leur fille est surdouée. Grâce à une bourse, Katherine (Taraji P. Henson) peut intégrer l’université et diplômée en 1962, elle intègre le Centre de recherche Langley (Virginie), qui travaille au programme spatial américain. On est alors en pleine guerre froide et les Russes viennent de lancer leur 1er Spoutnik et font peser la menace atomique sur les USA. Avec deux autres femmes noires, Mary Jackson (Janelle Monae) et Dorothy Vaughan (Octavia Spencer), elles sont intégrées par le chef du programme, Al Harrison (Kevin Costner) à l’équipe de mathématiciennes mais doivent travailler sur des données partiellement masquées sous les ordres de Paul Stafford (Jim Parsons) qui refuse, par obstination machiste, de reconnaître leur travail.

Par leur ténacité, et malgré le racisme de leurs collègues blanches, en particulier Vivian Mitchell (Kirsten Dunst) elles parviendront à s’imposer et être reconnues à leur juste valeur.

Mon opinion sur ce film

Inspiré d’une histoire vraie, ce magnifique film mériterait d’être mieux connu car il révèle un pan caché du programme spatial américain, l’apport ignoré de ces chercheuses noires, méprisées de la communauté scientifique à cause des préjugés de leurs collègues blancs. On ne peut qu’être ému devant le combat de ces femmes qui, par leur dignité tranquille et leur courage font d’elles d'admirables héroïnes.  

Dans le même esprit, je vous recommande : 

vendredi 20 mars 2020

MAN OF STEEL film de Zack SNYDER (USA-2013)




Vu à la télévision pendant le confinement. 

Man of Steel est un film américano-britannique réalisé par Zack Snyder, écrit par David S. Goyer et produit par Christopher Nolan, sorti en 2013. Basé sur le personnage de Superman, personnage de DC Comics, le long-métrage est un reboot qui dépeint les origines du super-héros. La première de Man of Steel aux États-Unis a eu lieu avec les membres du casting à New York le 10 juin 2013. Le film est sorti en salles le 14 juin 2013 sur le territoire américain, ainsi qu'en 3D4 et dans les salles IMAX. En France, Man of Steel est sorti le 19 juin 2013.

Résumé

On connaît tous l’histoire de Superman : Clark Kent a été recueilli, enfant, par Martha et Jonathan Kent (Diana Lane et Kevin Costner), deux fermiers de Smallville, une ville perdue au milieu des champs de maïs dans le Kansas, qui l’ont élevé comme leur fils tout en sachant qu’il ne venait pas de notre planète. A l’adolescence, Clark (Cooper Timberline, 9 ans ; Dylan Sprayberry, 13 ans) s'interroge sans cesse sur sa différence. Il apprend qu'il est né sur Krypton, un monde lointain aujourd'hui disparu dont les ultimes représentants tentent de conquérir la Terre au mépris de la civilisation humaine. Clark va devoir prendre de difficiles décisions pour devenir le symbole d'espoir pour toute l'humanité…

Autour du film

Man of Steel met en vedette Henry Cavill dans le rôle-titre, avec Amy Adams dans le rôle de Lois Lane, Michael Shannon en général Zod, Diane Lane et Kevin Costner, dans les rôles de Martha et Jonathan Kent, Laurence Fishburne, incarnant Perry White et Russell Crowe prêtant ses traits à Jor-El. Le film présente également un univers où les héros emblématiques de DC Comics peuvent cohabiter et se réunir dans de possibles futures suites.

Le développement du film a débuté en 2008, après que Warner Bros Pictures a décidé de ne pas donner une suite à Superman Returns (2006), optant ainsi pour un redémarrage de la franchise en se basant sur les concepts développés par les auteurs de comic books, scénaristes et réalisateurs de DC Comics.

En 2009, une décision de justice a permis à la famille de Jerry Siegel (cocréateur de Superman avec Joe Shuster) de reprendre ses droits d'auteur sur Superman et ses origines.

Le producteur-réalisateur Christopher Nolan a présenté l’idée de Goyer à la Warner après une discussion lors de la préparation de The Dark Knight Rises et Snyder a été engagé comme réalisateur en octobre 2010. Le tournage a commencé en août 2011 à West Chicago (États-Unis, Illinois), avant de se déplacer à Vancouver (Canada) et à Plano (Illinois).

Le film a obtenu un grand succès commercial, avec plus de 668 millions de dollars de recettes engrangées au box-office mondial (pour un budget estimé entre 225 et 258 millions de dollars) et un accueil plutôt positif de la part des critiques de cinémas. Certains ont mis en évidence le récit, le jeu des acteurs, le visuel et la réinvention du personnage principal, tandis que d'autres ont critiqué le rythme et le manque de développement des personnages.

À la suite du succès du film, celui-ci s'est avéré être le premier de l'univers cinématographique DC, suivi 3 ans plus tard de Batman v Superman : L'Aube de la justice (2016), et de Suicide Squad, de Wonder Woman et de Justice League en 2017, d'Aquaman en 2018 et de Shazam! en 2019.

Mon opinion sur ce film

Je n’avais pas vu ce film à sa sortie au cinéma et j’ai profité de sa rediffusion à la télévision pour le voir. A part la présence d’Henry Cavill qui, avec son physique et ses yeux bleu acier, éclipse par sa présence tous les autres acteurs (à part peut-être Kevin Costner) et quelques belles images, il n’y a pas grand-chose à dire de ce blockbuster qui surfe une énième fois sur le mythe de Superman. Les spectateurs qui sont venus pour voir des images en accéléré sur fond de musique de discothèque ne seront pas déçus mais, personnellement, ce genre de film purement commercial aurait plutôt tendance à me laisser froid. Sans beaucoup d’intérêt pour moi.  Je préfère de beaucoup la série Smallville, du moins dans ses débuts, les dernières saisons étant, hélas, tombé dans le "n'importe quoi".  

mercredi 13 août 2014

JUSQU'AU BOUT DU RÊVE de P.A. Robinson (USA-1989)


Film américain de Phil Alden Robinson sorti en 1989.

Synopsis

Ray Kinsella (Kevin Costner) est fermier dans l'Iowa. Sa ferme est entourée à perte de vue de champs de maïs. Père d'une mignonne fillette, Karin, et compagnon d'une femme charmante, Annie, Ray a peur de finir comme son père qui n'a jamais pu réaliser le moindre rêve. Comme pour beaucoup d'Américains, sa grande passion est le baseball. Un soir d'orage,  alors qu'il est seul dans son champ, il entend une voix lui répéter : "Si tu le construis, il viendra...". Il s'agit ni plus ni moins de construire un terrain de baseball au milieu des champs de maïs. Un rêve fou, irréalisable pour un simple fermier sans le sou et isolé de tout. Mais Ray, voulant croire à l'impossible, prend tous les risques et rase ses champs de maïs pour réaliser son rêve.

Mon opinion sur ce film

Malgré une distribution brillante, ce film n'a eu aucun écho en France. Il faut dire qu'il est fait pour les Américains, pour qui le baseball est le sport national. Mais sa philosophie va bien au-delà d'un simple sport aux règles qui nous resteront sans doute à jamais incompréhensibles : elle est celle d'un être tourmenté et insatisfait d’une vie sans intérêt qui réalise un rêve complètement fou et dépasse sa destinée en prenant tous les risques. Un film étrange, poétique, onirique, optimiste qui, pour moi, mérite mieux que le sort que lui a fait le public français.

vendredi 18 juillet 2014

UN MONDE PARFAIT de Clint Eastwood (USA-1993)


Un monde parfait  (A perfect world) est un thriller réalisé en 1993 par Clint Eastwood avec lui-même dans le rôle du Texas ranger Red Garnett.

Synopsis

 'Butch' Haynes (Kevin Costner) et son co-détenu Terry Pugh se sont évadés de la prison d'Huntsville (Texas) qui détient le sinistre record du plus grand nombre d'exécutions capitales des Etats-Unis. Au début de leur cavale, ils font halte dans une maison où une femme, témoin de Jehovah, élève seule ses trois enfants : un petit garçon et deux fillettes. Les fugitifs enlèvent le garçon, Phillip dit "Buzz" (T.J. Lowther) Perry, 8 ans, pour leur servir d'otage. Peu après, pour défendre "Buzz" des mauvais traitements que veut lui infliger Terry, "Butch" tue son complice.
Le film commence lors de la fête d'Halloween. 'Buzz', qui a été élevé par sa mère dans le strict respect des préceptes de la secte, n'a jamais eu droit aux amusements des enfants de son âge. Comme, lorsqu'il a été enlevé, il était en sous-vêtements, 'Butch' entre dans le premier magasin venu pour lui acheter des vêtements. Lorsqu'ils entrent, 'Buzz' voit les tenus d'Halloween et son choix se porte aussitôt sur le déguisement de Casper-le-gentil-fantôme.
Le petit garçon, qui n'a jamais connu la présence paternelle, fait de son kidnappeur un père de substitution et, en contrepartie, 'Butch' ressent pour cet enfant privé de jeunesse toute la tendresse que sa propre vie de criminel ne lui a pas permis de développer.
L'implacable chasse à l'homme continue cependant et elle est inégale car, pour ne pas mettre la vie de l'enfant en danger, le ravisseur ne se défendra pas lorsqu'il sera acculé par ses poursuivants et il sera impitoyablement abattu devant les yeux de l'enfant. 
Comme toujours, l'enfant, bien qu'ignoré du générique, joue à la perfection. A la différence de beaucoup de très jeunes artistes, sa carrière ne s’est pas arrêtée : il interprète le rôle du Dr. Hank Mc Kee dans la série Grey's Anatomy. 

Mon opinion

Ce film fait partie de mon top 50 des meilleurs films. Bien que je ne sois pas un grand fan ni de Clint Eastwood et encore moins de ses opinions politiques, ni des films policiers en général, je dois reconnaître que celui-ci est une belle une réussite. Dès le début, en effet, le film nous entraîne bien au-delà d'un classique thriller ou d'un western dont il contient par ailleurs tous les ingrédients. Il traite en fait, de manière émouvante et juste, des relations humaines qui peuvent se développer entre un adulte et un enfant privé d'affection. Tout le talent de Clint Eastwood est d'avoir inversé les rôles en faisant du criminel - qui n'est pourtant pas un tendre - un personnage sympathique alors qu'il s’est lui-même réservé la mauvais rôle. Bien entendu, le rôle de 'Butch" Haynes aurait été interprété par un acteur moins charismatique que Kevin Costner, la sauce aurait certainement pris bien moins facilement. La dernière scène, dans laquelle l'enfant se retourne pour embrasser son ravisseur est tout simplement bouleversante et on maudit ces salauds qui l’ont exécuté.