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vendredi 21 septembre 2018

LE SEPTIEME FILS film fantastique de Sergueï BODROY (GB-USA-CA 2014)




Le Septième Fils (Seventh Son) est un film de fantasy britanno-américano-canadien réalisé par Sergueï Bodrov, sorti en 2014. Ce film est inspiré de la série L'Épouvanteur (The Wardstone chronicles) de Joseph Delaney.

Résumé

Il y a bien longtemps, une force maléfique menaçait de se déchaîner et de raviver la guerre entre les puissances surnaturelles et l'humanité. Pendant plusieurs décennies, le chevalier Maître Gregory (Jeff Bridges) avait enfermé la redoutable et maléfique sorcière Mère Malkin (Julianne Moore). Mais elle s'est désormais échappée et cherche à se venger. Convoquant ses adeptes, Mère Malkin s'apprête à déverser sa colère contre un monde qui ne s'y attend pas. Seul Maître Gregory peut encore s'y opposer. Dès lors, il lui faut initier son nouvel apprenti, le septième fils d'un septième fils : Tom Ward (Ben Barnes), à combattre la pire magie noire de tous les temps - mais il doit le faire d'ici la prochaine pleine Lune de Sang. Le dernier espoir de l'humanité réside dorénavant entre les mains de Thomas Ward auquel sa mère (Olivia Williams), mi-sorcière, mi-humaine, a remis un talisman (La pierre des Ward) qui lui permettra de vaincre Mère Malkin.

Mon opinion sur ce film

J’ai vu ce film lors de son passage à la télévision. Je le classe d’emblée parmi les « navets à grand spectacle », rejoignant en cela l’opinion de la plupart des spectateurs qui lui ont donné des notes désastreuses (2,5/5 sur Allociné,  3,7/10 sur Senscritique et 30% d’opinions favorables sur Metacritic). Difficile de comprendre comment des acteurs aussi renommés que Julianne Moore, Jeff Bridges, Olivia Williams ou encore Ben Barnes puissent se laisser convaincre de tourner dans de telles âneries.

Je vous recommande plutôt :


vendredi 9 février 2018

TRUE GRIT western des frères Cohen (USA-2010)



True Grit (Le vrai courage)  est un western américain écrit et réalisé par Joel et Ethan Coen, sorti en 2010. C'est l'adaptation du roman du même nom de Charles Portis, déjà porté à l'écran en 1969 sous le titre Cent dollars pour un shérif de Henry Hathaway. C'est le plus gros succès financier de la carrière des frères Coen.

Résumé

L’action se passe en 1870, juste après la fin de la guerre de Sécession aux Etats-Unis, sur l'ultime frontière de l'Ouest américain.

Seule au monde, après la mort de son père assassiné par un bandit du nom de Chaney pour lui voler deux pièces d'or, Mattie Ross, 14 ans (Hailee Steinfeld), décide de le venger. Après son forfait, l’assassin s'est réfugié en territoire indien où il a rejoint la troupe d’autres malfrats. Pour le retrouver  Mattie, après avoir négocié tous ses biens, engage Rooster Cogburn (Jeff Bridges), un U.S. Marshal âgé et alcoolique qui a cependant une réputation d’honnêteté de de ténacité. 

Mais Chaney est aussi poursuivi par un chasseur de prime du nom de LaBoeuf (Matt Damon) car il a assassiné un sénateur dans l’état du Texas. Ayant la même cible, Cogburn et Laboeuf sont rivaux. Les trois compagnons éprouvent, au cours de cette traque, dans une nature hostile, des difficultés à s'entendre. Après une énième dispute avec Cogburn, LaBeouf quitte l’équipe mais Cogburn, alors qu’il est dans une mauvaise situation, lui sauve la vie. 

Par la suite, Mattie tombe par hasard sur Chaney et le blesse mais l'arme s'enraye et elle se retrouve à son tour prisonnière des bandits. Lors de l’a affrontement qui s’ensuit pour la libérer, Mattie tombe dans un aven où elle est mordue à la main par un serpent. Cogburn chevauche jour et nuit pour l'emmener chez un médecin afin de tenter de la sauver.

Vingt-cinq ans plus tard, Mattie, qui a été amputée du bras à la suite de la morsure du serpent, reçoit une lettre de Cogburn, désormais très âgé et qui fait partie d'un Wild West Show (spectacle itinérant sur l'Ouest américain). Cogburn lui écrit qu'il aimerait la revoir mais, quand Mattie arrive, Cogburn est déjà mort. Elle ramène le corps de Cogburn pour l'enterrer dans sa propriété, tout en se demandant ce qu'est devenu LaBoeuf, qu'elle n'a jamais revu non plus, et en méditant sur le temps qui passe.

[Cet article est largement inspiré de deux articles, celui de Wikipedia et celui d’Allociné, consacrés au film]

Mon opinion sur ce film

Je n’avais pas vu ce film lors de sa sortie au cinéma et j’ai profité de sa rediffusion sur la 4 pour le voir. Je n’avais jamais, par le passé, vu de films des frères Cohen. Certes, l’héroïne est courageuse, Jeff Bridges haut en couleur, mais l’ensemble m’a paru lent et peu convaincant, et finalement passablement raté. Je m’attendais à mieux au regard de la notoriété des réalisateurs.  

mercredi 5 novembre 2014

THE GIVER film de science-fiction (USA-2014)


The Giver est un film de science-fiction américain réalisé par Phillip Noyce et écrit par Michael Mitnick et Robert B. Weide à partir du roman du même nom de Lois Lowry publié en 1993. Le film est sorti en août 2014 aux USA et en novembre 2014 en France.

Synopsis

L’action se passe dans un avenir proche (2048). Après une guerre destructrice, les humains ont créé une société qui se veut parfaite en éradiquant les notions de race, de violence, d’amour et de haine. Tous les citoyens ont eu leurs souvenirs effacés à part le Giver ("Le Passeur") qui vit dans une maison isolée au-dessus d’une falaise à la limite de la communauté. Au-delà s’étend « l’extérieur » (The Elsewhere), un no man’s land, couvert par un épais brouillard, auquel les citoyens n’ont pas accès.

A l’âge de 16 ans, les jeunes gens sont désignés pour les tâches qui correspondent le mieux à leurs capacités programmées dès leur naissance.

Fiona (Odeya Rush), Asher (Cameron Monaghan) et Jonas (Brenton Thwaites), les trois héros du film, sont trois amis d’enfance. Lors de la cérémonie de la désignation, Fiona est nommée pour travailler à la nursery, Asher pour conduire des drones qui surveillent en permanence tout ce qui se passe dans la communauté. Quant à Jonas, il doit succéder au Passeur en exercice (Jeff Bridges).
L’histoire est racontée du point de vue de Jonas qui, au contact du Passeur découvre la vérité sur l’histoire de l’humanité, sa beauté mais aussi ses horreurs (la guerre, la mort et la souffrance). Mais, comprenant que la société artificielle dans laquelle on le force à vivre est loin d’être aussi parfaite que ce qu’on veut lui faire croire, il décide de se rendre « au-delà » et de redonner leurs souvenirs à ceux de son espèce.

Critique

Je ne connaissais pas le roman original mais, voyant la bande annonce, j’ai eu envie d’aller voir ce film. La société dans laquelle il se déroule fait beaucoup penser à d’autres sociétés dystopiques déjà décrites en livres (Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley) ou au cinéma (Fahrenheit 451, Divergente, Equilibrium, etc.) : un monde qui ignore les conflits au prix de la suppression artificielle de tout ce qui fait un être humain (avec ses qualités et ses défauts). Toute utopie entraînant forcément une dystopie, on en  arrive à un système absurde et inhumain où, pour éviter la maladie et la surpopulation, on pratique l’eugénisme, tentation de tous les systèmes totalitaires quels qu’ils soient, c’est-à-dire qu’on élimine « humainement » (par injection létale) les nourrissons qui n’entrent pas dans le moule ou les personnes âgées qui s’avèreraient être un poids pour la société. Un tel système ne peut se maintenir  que si l’on a obtenu l’acceptation de tout le monde, soit par la force, soit par la suppression artificielle de tout sentiment et de toute émotion, ce qui est le cas dans The Giver.  

Pas plus qu’à moi, le nom de Phillip Noyce ne vous dira sans doute pas grand-chose. Rappelons cependant qu’il fut le réalisateur, en 1989, de l’éprouvant thriller Calme blanc avec Nicole Kidman et l’inquiétant Billy Zane. Mais, à part quelques succès commerciaux (Jeux de guerre, Danger immédiat), il n’avait plus réalisé de films majeurs.

J’ai cependant apprécié la poésie qu’il a su mettre dans ses images, son parti pris de filmer en noir et blanc (jusqu’à ce que, pour Jonas, la mémoire du passé et, par là-même, les sentiments reviennent). C’est alors, devant ces scènes de joie et de bonheur que nous voyons à travers le regard émerveillé du jeune homme, ou a contrario, devant les scènes de violence qui le bouleversent, que nous sommes, nous spectateurs, submergés par l’émotion.

Bien entendu, comme dans tout film de ce genre, on ne peut s’empêcher de remarquer les incohérences et les anachronismes (en particulier lors de la fuite de Jonas, adolescent habitué au confort d’une vie toute tracée, lorsqu’il est brusquement confronté aux éléments d’une nature sauvage). Mais nous savons que nous sommes au cinéma et que nous voyons une œuvre de fiction.
Pour autant, on reste sur notre faim mais, n’ayant pas lu le roman, je ne sais si je dois en incriminer le réalisateur ou l’auteur.  

Meryl Streep, en chef suprême des « Sages » est glaçante à souhait mais le plus beau rôle est celui tenu par Jeff Bridges qui s’impose par la densité de son jeu.

Quant aux adolescents, à commencer par le jeune acteur qui incarne Jonas, Brenton Thwaites, il s’agit d’un acteur australien, inconnu jusqu’alors, qui nous surprend agréablement par la candeur qu’il met dans un rôle auquel, sans doute du fait du scénario,  il manque un peu d’épaisseur.  

Sans connaître le roman qui a inspiré le film, comme je l’ai dit, il est difficile de jeter la pierre au réalisateur. The Giver s’inscrit dans les productions pour adolescents actuelles, comme Hunger games, Divergente, et, prochainement The maze runner (le labyrinthe). On y retrouve les mêmes ados innocents projetés, contre leur volonté, dans un monde cauchemardesque imaginé par des adultes à bout de souffle, qui se rebellent  contre une société absurde,  image à peine déformée de la nôtre.


L’œuvre originale est une tétralogie formée de vol. 1 – The Giver (Le Passeur), vol. 2 – Gathering Blue (traduit en français sous le titre L’élue, vol. 3 – The messenger (Le messager), vol. 4 – Son (Le fils), ce qui explique peut-être pourquoi ce film se termine un peu abruptement. 

The Giver aura-t-il une suite ? Si c’est le cas, les producteurs seraient bien inspirés de la confier à d’autres scénaristes qui s’attacheraient à donner aux personnages plus de densité et au spectateur plus de grain à moudre.

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