Affichage des articles dont le libellé est film de guerre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est film de guerre. Afficher tous les articles

mardi 2 novembre 2021

WINTER IN WARTIME Film de guerre réalisé par Martin KOOLHOVEN (NL-2008)

 


Winter in Wartime (Titre original : Oorlogswinter) est un film néerlandais réalisé par Martin Koolhoven et sorti en 2008.

Le film peut être visionné gratuitement sur You Tube en VF sous le titre « L’enfant soldat ».

Résumé

Le film se déroule en plein hiver dans un village des Pays-Bas lors de l’occupation allemande. Michiel van Beusekom (Martijn Lakemeier), 13 ans, est le fils du maire. Sans collaborer avec les Allemands, ce dernier essaie de ménager la chèvre et le chou, ce que lui reproche son fils qui adule son oncle Ben (Yorick Van Wageningen), qu’il croit engagé dans la Résistance.

Avant que Dirk, l’un des amis de Michiel, soit arrêté, il lui confie un message secret pour un autre de leurs amis résistants, Bertus, qui est abattu par les Allemands au moment où Michiel va lui remettre  le message. Michiel ouvre alors l’enveloppe : ce sont des coordonnées d’un lieu dans la forêt. Il s’y rend et découvre Jack (Jamie Campbell Bower) un jeune pilote de la R.A.F. blessé dont l’avion a été abattu et qui se cache dans un trou couvert de branchages. Il lui apporte de la nourriture et lui amène sa sœur, infirmière, pour le soigner.

Mais, après avoir retrouvé un soldat allemand abattu par Jack, le commandant SS, en représailles, fait arrêter des otages, dont le père de Michiel, qui sera exécuté devant les yeux de son fils.

Dès lors, Michiel n’a plus qu’une idée en tête, organiser l’évasion de Jack. Alors que tout est prêt, il découvre in extremis que son oncle Ben, loin d’être un résistant, collabore avec les Allemands et que c’est lui qui a trahi Dirk et Bertus et qu’il n’a rien fait pour faire libérer son père. Mettant tous les éléments bout à bout il comprend que, maintenant, il s’apprête à trahir Jack. Fou de douleur et de rage, il saute sur son vélo et intercepte Ben juste au moment où celui-ci allait livrer l’Anglais aux ennemis.

Mon opinion

Certes, le sujet n'est pas original et la fin ne nous surprend qu'à moitié. Il s'agit cependant d'un beau film, avec des personnages attachants, sur le difficile passage à l’âge adulte en temps de guerre d’un jeune garçon qui voit ses meilleurs amis, son père et le cheval qu’il adorait mourir en découvrant que son héros vénéré était un traitre.

Dans le même esprit, vous pouvez voir

lundi 27 janvier 2020

1917 drame historique de Sam MENDES (USA-GB 2020)



1917 est un drame historique américano-britannique coécrit, coproduit et réalisé par Sam Mendes, sorti en 2020. 

Présentation

Le film se déroule en avril 1917 lors de la Première Guerre mondiale sur une journée et une nuit. Les lignes de communication étant coupées, deux jeunes caporaux, William « Will » Schofield (George MacKay) et Tom Blake (Dean-Charles Chapman) sont envoyés en mission suicide afin de porter un message de la part du chef d’Etat-Major, le général Erinmore (Colin Firth) au colonel MacKenzie (Benedict Cumberbatch). Ce message donne ordre au colonel d’annuler l’offensive qu’il s’apprête à lancer contre les Allemands dès l’aube. En effet, ceux-ci ont fait mine de se retirer pour prendre au piège et massacrer les 1600 soldats de l’armée britannique, parmi lesquels se trouve Joseph Blake, le frère aîné de Tom (Richard Madden).

Les deux garçons vont devoir traverser seuls le no man's land et les lignes ennemies pour délivrer leur message.

Mon opinion

On a beaucoup parlé de ce film comme d’un exploit technique à cause de la manière dont il est filmé en un seul « plan séquence » (en fait deux « plans-séquence » séparés par un long fondu au noir) : la caméra suit au plus près la progression de nos deux jeunes héros (du moins jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un) du début à la fin du film, nous entraînant dans cette course folle, éprouvante, parsemée de cadavres d’hommes et de chevaux, de fils de fer barbelés, de trous d’obus, où le répit ne dure que quelques minutes, permettant à peine aux protagonistes de reprendre leur souffle, avant une nouvelle fuite en avant. La tension ne cesse qu’à la belle scène finale où le héros s’écroule de fatigue contre le tronc d’un arbre et contemple un immense paysage vierge de tout combat. Étonnant film, au scénario sans bavure, haletant comme un thriller, superbement joué par deux jeunes acteurs remarquables dont c’est le 1er rôle important. Les Golden Globes ont couronné le réalisateur et le film. Espérons que les acteurs (en particulier George MacKay qui porte le film sur ses épaules jusqu’au dénouement final) recevront, eux aussi, les récompenses qu’ils méritent.

Dans le même esprit :  

mardi 30 janvier 2018

MEMOIRES DE NOS PERES film de guerre de Clint EASTWWOD (USA-2006)


Mémoires de nos pères[1] est un film américain réalisé par ClintEastwood et sorti en 2006. Il forme, avec le film Lettres d'Iwo Jima, du même réalisateur, qui aborde les mêmes événements du point de vue des Japonais, un diptyque. Le film est adapté du livre de James Bradley, écrit en collaboration avec Ron Powers, d’après les souvenirs de son père John « Doc » Bradley.  

Présentation

Le film se déroule pendant la prise, par les Américains, de l’île d’Iwo Jima, au large du japon (février-mars 1945).

L’île avait été fortifiée par les Japonais qui attendaient de pied ferme le débarquement des Américains et se solda par un épouvantable carnage des deux côtés (env. 40 000 morts et plus de 20 000 blessés).

Le film s’attache à suivre trois marines américains, un infirmier, John « Doc » Bradley (Ryan Philippe), René Gagnon (Jesse Bradford), et Ira Hayes (Adam Beach) qui deviendront, à leur corps défendant, des héros pour avoir planté sur le sommet de l’île, le Mont Suribachi, le drapeau américain.

En réalité, il y eut deux drapeaux, le premier, récupéré pour des raisons politiques sur ordre du secrétaire d’Etat à la Marine, le second planté au même endroit par six soldats. C’est durant l’érection de ce deuxième drapeau que fut prise la photo « Raising the Flag on Iwo Jima ». Cette photo, prise par Joe Rosenthal, fit la une des journaux et fut ensuite exploitée à outrance par les politiciens pour soutenir l’effort de guerre américain.

Le film montre la tournée à travers les États-Unis des trois soldats survivants, devenus des marionnettes entre les pattes des politiciens qui se moquent de la vérité, ne voyant en eux que le moyen pour récolter le maximum de fonds et poursuivre la guerre. Une fois celle-ci terminée, les « héros » tant adulés seront oubliés et jetés comme des kleenex. Ira, d’origine indienne, victime de racisme et totalement désespéré, finira mort de froid dans la réserve indienne où il est revenu.

Tout autant qu'un hommage aux jeunes soldats ayant combattu lors de cette terrible bataille, ce film est aussi une violente charge contre les politiciens qui ont tiré les ficelles sans prendre de risque. On pouvait donc s’attendre à ce que ce film déclenche une importante polémique aux Etats-Unis. On a aussi reproché au réalisateur d’avoir délibérément ignoré l'importance des soldats afro-américains dans la bataille d'Iwo Jima pour se focaliser uniquement sur des combattants blancs ou indiens. En effet le film ne montre aucun GI de couleur alors qu’ils furent bien entendu nombreux à y participer et que beaucoup y trouvèrent la mort. Eastwood s’en est défendu en disant qu’il avait scrupuleusement suivi le livre de James Bradley et qu’aucun soldat noir ne figurant sur la fameuse photo de Joe Rosenthal, il ne pouvait en mettre un au risque de trahir l'histoire.

Autres acteurs apparaissant dans le film
  • Ralph "Iggy" Ignatowski (Jamie Bell)
  • Hank Hansen (Paul Walker)
Mon opinion sur ce film (un film à ne pas montrer à tous publics)

J’ai voulu voir ce film que j’avais partiellement vu lorsqu’il est passé sur Arte, suivi, d’ailleurs par la 2ème partie du diptyque, Lettres d’Iwo Jima. Il m’a laissé une impression désagréable, tant en raison des scènes de massacre où rien n’est épargné au spectateur (corps mutilés et éventrés, parties de membres répartis sur le sol, têtes tranchées, etc.) que pour le traitement ignoble réservé aux trois « héros ». 

Je ne reproche rien à Eastwood qui n’a fait que retranscrire les horreurs d’une guerre qui fut terriblement meurtrière et rendre compte de la manipulation dont ont été victimes ses trois personnages. Il n’est pas le seul à avoir traité du sort lamentable que les Etats-Unis font à leurs « veterans », quelle que soit la guerre à laquelle ils ont participé (2ème Guerre mondiale, Vietnam, Irak…)  comme cela apparaît dans nombre d’autres films : Né un 4 juillet, Platoon, Brothers, American Sniper, etc. En disant cela, je ne stigmatise pas seulement les Américains car je ne crois pas, hélas, que les autres pays se soient comportés de façon plus honorable avec leurs anciens combattants, même si la France s’est longtemps dotée d’un ministère ad hoc ou a créé le statut de pupilles de la Nation. Il n’y a qu’à voir celui qu’elle a réservé aux anciens harkis, aux combattants sénégalais ou autres troupes coloniales, pour ne citer qu’eux.     

Autres films dans le même esprit :




[1] Le titre original Flags of Our Fathers (Les drapeaux de nos pères) rend bien mieux compte du sujet du film que le titre français.  

vendredi 1 mai 2015

PEARL HARBOR film de Michael Bay (USA-2001)


Pearl Harbor est un film américain réalisé par Michael Bay et sorti en salles le 25 mai 2001 aux États-Unis et le 6 juin 2001 en France. Écrit par Randall Wallace et produit par Jerry Bruckheimer, il met en vedette une large distribution d'ensemble incluant BenAffleck, Josh Hartnett, Kate Beckinsale, Cuba Gooding, Jr., Tom Sizemore, Jon Voight, Colm Feore et Alec Baldwin.

Résumé

Deux amis d’enfance, Rafe McCawley (Ben Affleck) et Daniel 'Danny' Walker (Josh Hartnett), sont des pilotes doués et décident tous deux d'entrer dans la Navy. Rafe tombe amoureux d'Evelyn (Kate Bekinsale), une jeune infirmière, lors de son test pour entrer dans l'aviation. Mais leur idylle sera de courte durée car Rafe veut partir combattre. Evelyn et Danny eux se font muter à Hawaï alors que Rafe, lui, rejoint l'Angleterre pour combattre la Luftwaffe du Troisième Reich, au côté des Anglais dans les Eagle Squadrons, avec l'accord de son supérieur le Lieutenant-Colonel Doolittle. Quelques mois plus tard, l'avion de Rafe est abattu et ce dernier est porté disparu. Danny va apprendre la triste nouvelle à Evelyn. Effondrés, Evelyn et Danny partagent leur chagrin et un amour naît de leurs confidences. Evelyn tombe alors enceinte de Danny. Le jour où Evelyn apprend cette nouvelle, Rafe revient à Hawaï car il a survécu au crash de son avion et a été recueilli par un bateau de pêche français; tout à sa joie de retrouver Evelyn, il est d’abord  surpris par la gêne de celle-ci et finit par comprendre que ses deux amis l’ont trahi. Après une bagarre, ils s’enfuient ensemble pour échapper à la police militaire. Au petit matin du dimanche 7 décembre 1941, alors que les soldats dorment encore, les appareils japonais prennent par surprise les Américains, coulent la flotte amarrée dans le port de Pearl Harbor, bombardent la ville et détruisent la majeure partie des avions au sol.
Les deux amis, s’éveillent hébétés de leur cuite de la veille et se précipitent vers les avions encore épargnés sur un aérodrome de maintenance. Ils parviennent in extremis à les faire décoller et mettent en déroute les Japonais qui, surpris par une riposte à laquelle ils ne s’attendaient pas, renoncent à lancer leur troisième attaque.

Devant l’épouvantable désastre que l’armée américaine a subi, le président Roosevelt obtient l’aval du Congrès pour déclarer l'état de guerre et l'état-major américain organise une contre-attaque contre les Japonais. La majorité de leurs avions d’attaque ayant été détruite à Pearl Harbor, ils lancent l’opération Doolittle, du nom du lieutenant-colonel (qui deviendra ensuite général) James H. Doolittle : des bombardiers (B-25) allégés au maximum décolleront du porte-avion USS Hornet, envoyé dans le Pacifique au large du Japon pour bombarder Tokyo. Tout en sachant que l’opération risque d’être un échec et qu’elle a peu de chances de réussir, les deux amis se portent volontaires.

Une fois leur mission accomplie, les B-25 qui seront passés à travers les tirs de la DCA japonaise ne pourront regagner le porte-avion et devront se poser en Chine, partiellement occupée par les troupes japonaises. Lorsque Rafe parvient à poser son bombardier dans une rizière, il est attaqué par les japonais et sauvé par Danny qui se crashe juste après lui. Danny se fait tuer en s’interposant entre un soldat japonais et Rafe, prenant ainsi les deux balles qui étaient destinées à son ami. Avant que Danny ne meure, Rafe lui annonce qu'Evelyn est enceinte et que c'est lui le père. Les survivants sont secourus in extremis par des soldats chinois.

Lors du retour de la mission, Evelyn attend Rafe et Danny sur la zone d'atterrissage. Mais seul Rafe a survécu et il sort de l'avion de rapatriement en portant le cercueil de Danny.

Le film se termine sur l'image du fils de Danny, jouant auprès de la tombe de son père sous les yeux de Rafe et d'Evelyn enlacés. Rafe emmène l'enfant faire un tour en avion et le même coucher de soleil qu'au début du film rayonne dans le ciel.

Mon opinion sur ce film


Bien que ne sois pas un grand fan des films de guerre, j’ai aimé ce film. Je suis assez bon public quand un film est bien réalisé, avec de bons acteurs et des dialogues qui tiennent la route. En outre, l’image est magnifique et la reconstitution de l’attaque sur Pearl Harbor est impressionnante. Je ne me joindrai donc pas aux commentaires négatifs des critiques qui ont éreinté le film lors de sa sortie en salles. Sur le site Rotten Tomatoes Pearl Harbor n’a en effet recueilli qu’un pourcentage de 25 % dans la catégorie All Critics, basé sur 166 commentaires et une note moyenne de 4.4/10, ainsi qu'un pourcentage de 19 % dans la catégorie Top Critics, basé sur 36 commentaires et une note moyenne de 4/10. Le site Metacritic lui a, quant à lui, attribué une moyenne de 44/100, basé sur 35 critiques. De plus, le film fut nommé six fois aux Razzie Awards, récompensant les pires films de l'année, mais n'a obtenu aucun prix. En France, le film a obtenu une note moyenne de 2.7/5 de la part d'Allociné, ce qui est à peine mieux que les pourcentages américains. Heureusement, le public n’a pas suivi ces avis négatifs et le film est devenu  Pearl Harbor est devenu un succès commercial majeur, rapportant un total de 449 220 945 $ au box-office dans le monde entier. Il a aussi remporté pas moins de 12 récompenses, parmi lesquelles l'Oscar du meilleur montage sonore. 

mardi 21 janvier 2014

GREEN ZONE de Paul Greengrass (USA-2010)


Film d'action américain écrit par Brian Helgeland,et réalisé par Paul Greengrass qui avait déjà réalisé deux épisodes de The Bourne identity (La mort dans la peau et La vengeance dans la peau) avec Matt Damon que j'apprécie beaucoup depuis son rôle face à Jude Law dans Le talentueux Mister Ripley.

Synopsis

Le film se passe lors de l'intervention américaine en Irak en 2003. Le commandant Roy Miller (MattDamon) a reçu pour mission de trouver des armes de destruction massive (A.D.M.) censées être stockées en différents endroits du pays. Après plusieurs échecs sur des sites indiqués par les agences gouvernementales comme étant des sites "sûrs", le commandant Miller commence à se poser des questions sur les informations qui leur ont été communiquées. Mis sur la piste par un agent de la CIA qui, pour une fois, a le beau rôle, Miller se rend compte que ces fameuses "informations" sont truquées et qu’elles avaient pour seul but de donner au gouvernement américain de George Bush un prétexte pour intervenir en Irak.

Mon opinion 

J'attendais beaucoup mieux de ce film bâti sur un scénario de Brian Helgeland, dont j'avais beaucoup apprécié le magnifique et totalement jouissif Chevalier avec Heath Ledger. Il est vrai que ce n'est pas ce dernier qui était aux commandes de The green zone mais Paul Greengrass dont les mises en scène des deux adaptations de la saga Bourne m'avaient relativement déçu, alors que j'avais adoré les bouquins. Ici, nous avons affaire à la même mise en scène confuse que dans ses adaptations de La mort dans la peau et La vengeance dans la peau où, à la différence des livres, le réalisateur privilégie l'action et la violence à la psychologie des personnages. Cela s'arrange un peu dans la 2ème moitié du film mais on est très loin d'un film comme Lions et agneaux, La guerre selon Charlie Wilson ou Blood diamond qui touchent aux mêmes sujets.