Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Winter in Wartime (Titre
original : Oorlogswinter) est un film néerlandais réalisé par Martin
Koolhoven et sorti en 2008.
Le
film peut être visionné gratuitement sur You Tube en VF sous le titre « L’enfant soldat ».
Résumé
Le film se déroule en plein hiver
dans un village des Pays-Bas lors de l’occupation allemande. Michiel van
Beusekom (Martijn Lakemeier), 13 ans, est le fils du maire. Sans
collaborer avec les Allemands, ce dernier essaie de ménager la chèvre et le
chou, ce que lui reproche son fils qui adule son oncle Ben (Yorick Van Wageningen),
qu’il croit engagé dans la Résistance.
Avant que Dirk, l’un des amis de
Michiel, soit arrêté, il lui confie un message secret pour un autre de leurs
amis résistants, Bertus, qui est abattu par les Allemands au moment où Michiel va
lui remettre le message. Michiel ouvre
alors l’enveloppe : ce sont des coordonnées d’un lieu dans la forêt. Il s’y
rend et découvre Jack (Jamie Campbell Bower) un jeune pilote de la
R.A.F. blessé dont l’avion a été abattu et qui se cache dans un trou couvert de
branchages. Il lui apporte de la nourriture et lui amène sa sœur, infirmière, pour
le soigner.
Mais, après avoir retrouvé un soldat
allemand abattu par Jack, le commandant SS, en représailles, fait arrêter des
otages, dont le père de Michiel, qui sera exécuté devant les yeux de son fils.
Dès lors, Michiel n’a plus qu’une
idée en tête, organiser l’évasion de Jack. Alors que tout est prêt, il découvre
in extremis que son oncle Ben, loin d’être un résistant, collabore avec les
Allemands et que c’est lui qui a trahi Dirk et Bertus et qu’il n’a rien fait
pour faire libérer son père. Mettant tous les éléments bout à bout il comprend
que, maintenant, il s’apprête à trahir Jack. Fou de douleur et de rage, il saute sur son vélo
et intercepte Ben juste au moment où celui-ci allait livrer l’Anglais aux
ennemis.
Mon opinion
Certes, le sujet n'est pas original et la fin ne nous surprend qu'à moitié. Il s'agit cependant d'un beau film, avec des personnages attachants, sur le difficile
passage à l’âge adulte en temps de guerre d’un jeune garçon qui voit ses
meilleurs amis, son père et le cheval qu’il adorait mourir en découvrant que
son héros vénéré était un traitre.
1917 est un drame historique américano-britannique coécrit, coproduit et réalisé par Sam Mendes,
sorti en 2020.
Présentation
Le film se déroule en avril 1917
lors de la Première Guerre mondiale sur une journée et une nuit. Les lignes de communication étant coupées,
deux jeunes caporaux, William « Will » Schofield (George MacKay)
et Tom Blake (Dean-Charles Chapman) sont envoyés en mission suicide afin
de porter un message de la part du chef d’Etat-Major, le général Erinmore (Colin
Firth) au colonel MacKenzie (Benedict Cumberbatch). Ce message donne
ordre au colonel d’annuler l’offensive qu’il s’apprête à lancer contre les
Allemands dès l’aube. En effet, ceux-ci ont fait mine de se retirer pour
prendre au piège et massacrer les 1600 soldats de l’armée britannique, parmi
lesquels se trouve Joseph Blake, le frère aîné de Tom (Richard Madden).
Les deux garçons vont devoir traverser
seuls le no man's land et les lignes ennemies pour délivrer leur message.
Mon opinion
On a beaucoup parlé de ce film comme
d’un exploit technique à cause de la manière dont il est filmé en un seul « plan
séquence » (en fait deux « plans-séquence » séparés par un long
fondu au noir) : la caméra suit au plus près la progression de nos deux
jeunes héros (du moins jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un) du début à la fin du
film, nous entraînant dans cette course folle, éprouvante, parsemée de cadavres
d’hommes et de chevaux, de fils de fer barbelés, de trous d’obus, où le répit
ne dure que quelques minutes, permettant à peine aux protagonistes de reprendre
leur souffle, avant une nouvelle fuite en avant. La tension ne cesse qu’à la
belle scène finale où le héros s’écroule de fatigue contre le tronc d’un arbre
et contemple un immense paysage vierge de tout combat. Étonnant film, au
scénario sans bavure, haletant comme un thriller, superbement joué par deux
jeunes acteurs remarquables dont c’est le 1er rôle important. Les Golden
Globes ont couronné le réalisateur et le film. Espérons que les acteurs (en
particulier George MacKay qui porte le film sur ses épaules jusqu’au
dénouement final) recevront, eux aussi, les récompenses qu’ils méritent. Dans le même esprit :
Mémoires de nos pères[1]
est un film américain réalisé par ClintEastwood et sorti en 2006. Il forme, avec le film Lettres d'Iwo Jima, du même réalisateur, qui aborde les mêmes
événements du point de vue des Japonais, un diptyque. Le film est adapté du
livre de James Bradley, écrit en collaboration avec Ron Powers, d’après les souvenirs de son père John « Doc »
Bradley.
Présentation
Le film se déroule pendant la
prise, par les Américains, de l’île d’Iwo Jima, au large du japon
(février-mars 1945).
L’île avait été fortifiée par les
Japonais qui attendaient de pied ferme le débarquement des Américains et se
solda par un épouvantable carnage des deux côtés (env. 40 000 morts et plus de 20 000 blessés).
Le film s’attache à suivre trois marines américains, un infirmier, John « Doc »
Bradley (Ryan Philippe), René Gagnon
(Jesse Bradford), et Ira Hayes (Adam Beach) qui deviendront, à leur
corps défendant, des héros pour avoir planté sur le sommet de l’île, le Mont
Suribachi, le drapeau américain.
En réalité, il y eut deux
drapeaux, le premier, récupéré pour des raisons politiques sur ordre du
secrétaire d’Etat à la Marine, le second planté au même endroit par six soldats.
C’est durant l’érection de ce deuxième drapeau que fut prise la photo « Raising
the Flag on Iwo Jima ». Cette photo, prise par Joe Rosenthal, fit la une
des journaux et fut ensuite exploitée à outrance par les politiciens pour
soutenir l’effort de guerre américain.
Le film montre la tournée à
travers les États-Unis des trois soldats survivants, devenus des marionnettes entre
les pattes des politiciens qui se moquent de la vérité, ne voyant en eux que le moyen pour récolter le maximum de fonds et poursuivre la guerre. Une fois celle-ci terminée, les « héros »
tant adulés seront oubliés et jetés comme des kleenex. Ira, d’origine indienne, victime de racisme et totalement désespéré, finira mort de froid dans la réserve indienne où il est revenu.
Tout autant qu'un hommage aux
jeunes soldats ayant combattu lors de cette terrible bataille, ce film est
aussi une violente charge contre les politiciens qui ont tiré les ficelles sans prendre de risque. On pouvait donc s’attendre à
ce que ce film déclenche une importante polémique aux Etats-Unis. On a aussi reproché au
réalisateur d’avoir délibérément ignoré l'importance des soldats
afro-américains dans la bataille d'Iwo Jima pour se focaliser uniquement sur
des combattants blancs ou indiens. En effet le film ne montre aucun GI de
couleur alors qu’ils furent bien entendu nombreux à y participer et que
beaucoup y trouvèrent la mort. Eastwood s’en est défendu en disant qu’il avait
scrupuleusement suivi le livre de James Bradley et qu’aucun soldat noir ne
figurant sur la fameuse photo de Joe Rosenthal, il ne pouvait en mettre un au risque de trahir l'histoire.
Mon opinion sur ce film (un film à ne pas montrer à tous publics)
J’ai voulu voir ce film que j’avais
partiellement vu lorsqu’il est passé sur Arte, suivi, d’ailleurs par la 2ème
partie du diptyque, Lettres d’Iwo Jima.
Il m’a laissé une impression désagréable, tant en raison des scènes de massacre
où rien n’est épargné au spectateur (corps mutilés et éventrés, parties de membres répartis sur le sol, têtes
tranchées, etc.) que pour le traitement ignoble réservé aux trois « héros ».
Je ne reproche rien à Eastwood qui n’a fait que retranscrire les horreurs d’une
guerre qui fut terriblement meurtrière et rendre compte de la manipulation dont ont été victimes ses trois personnages. Il n’est pas le seul à avoir
traité du sort lamentable que les Etats-Unis font à leurs « veterans »,
quelle que soit la guerre à laquelle ils ont participé (2ème Guerre
mondiale, Vietnam, Irak…) comme cela
apparaît dans nombre d’autres films : Né un 4 juillet, Platoon, Brothers,American
Sniper, etc. En disant cela, je ne stigmatise pas seulement les Américains car
je ne crois pas, hélas, que les autres pays se soient comportés de façon plus honorable avec leurs anciens
combattants, même si la France s’est longtemps dotée d’un ministère ad hoc ou a
créé le statut de pupilles de la Nation. Il n’y a qu’à voir celui qu’elle a
réservé aux anciens harkis, aux combattants sénégalais ou autres troupes coloniales, pour ne citer qu’eux.
Pearl Harbor est un film
américain réalisé par Michael Bay et
sorti en salles le 25 mai 2001 aux États-Unis et le 6 juin 2001 en France.
Écrit par Randall Wallace et produit par Jerry Bruckheimer, il met en vedette
une large distribution d'ensemble incluant BenAffleck, Josh Hartnett, Kate Beckinsale, Cuba Gooding, Jr., Tom Sizemore, Jon Voight, Colm Feore et
Alec Baldwin.
Résumé
Deux amis d’enfance, Rafe
McCawley (Ben Affleck) et Daniel
'Danny' Walker (Josh Hartnett), sont
des pilotes doués et décident tous deux d'entrer dans la Navy. Rafe tombe
amoureux d'Evelyn (Kate Bekinsale),
une jeune infirmière, lors de son test pour entrer dans l'aviation. Mais leur
idylle sera de courte durée car Rafe veut partir combattre. Evelyn et Danny eux
se font muter à Hawaï alors que Rafe, lui, rejoint l'Angleterre pour combattre
la Luftwaffe du Troisième Reich, au côté des Anglais dans les Eagle
Squadrons, avec l'accord de son supérieur le Lieutenant-Colonel Doolittle.
Quelques mois plus tard, l'avion de Rafe est abattu et ce dernier est porté
disparu. Danny va apprendre la triste nouvelle à Evelyn. Effondrés, Evelyn et
Danny partagent leur chagrin et un amour naît de leurs confidences. Evelyn
tombe alors enceinte de Danny. Le jour où Evelyn apprend cette nouvelle, Rafe
revient à Hawaï car il a survécu au crash de son avion et a été recueilli par
un bateau de pêche français; tout à sa joie de retrouver Evelyn, il est d’abord surpris par la gêne de celle-ci et finit par
comprendre que ses deux amis l’ont trahi. Après une bagarre, ils s’enfuient ensemble
pour échapper à la police militaire. Au petit matin du dimanche 7 décembre
1941, alors que les soldats dorment encore, les appareils japonais prennent par
surprise les Américains, coulent la flotte amarrée dans le port de Pearl
Harbor, bombardent la ville et détruisent la majeure partie des avions au sol.
Les deux amis, s’éveillent
hébétés de leur cuite de la veille et se précipitent vers les avions encore
épargnés sur un aérodrome de maintenance. Ils parviennent in extremis à les faire
décoller et mettent en déroute les Japonais qui, surpris par une riposte à
laquelle ils ne s’attendaient pas, renoncent à lancer leur troisième attaque.
Devant l’épouvantable désastre que
l’armée américaine a subi, le président Roosevelt obtient l’aval du Congrès
pour déclarer l'état de guerre et l'état-major américain organise une
contre-attaque contre les Japonais. La majorité de leurs avions d’attaque ayant
été détruite à Pearl Harbor, ils lancent l’opération Doolittle, du nom du
lieutenant-colonel (qui deviendra ensuite général) James H. Doolittle : des
bombardiers (B-25) allégés au maximum décolleront du porte-avion USS Hornet, envoyé
dans le Pacifique au large du Japon pour bombarder Tokyo. Tout en sachant que l’opération
risque d’être un échec et qu’elle a peu de chances de réussir, les deux amis se
portent volontaires.
Une fois leur mission accomplie,
les B-25 qui seront passés à travers les tirs de la DCA japonaise ne pourront
regagner le porte-avion et devront se poser en Chine, partiellement occupée par
les troupes japonaises. Lorsque Rafe parvient à poser son bombardier dans une
rizière, il est attaqué par les japonais et sauvé par Danny qui se crashe juste
après lui. Danny se fait tuer en s’interposant entre un soldat japonais et
Rafe, prenant ainsi les deux balles qui étaient destinées à son ami. Avant que
Danny ne meure, Rafe lui annonce qu'Evelyn est enceinte et que c'est lui le
père. Les survivants sont secourus in extremis par des soldats chinois.
Lors du retour de la mission,
Evelyn attend Rafe et Danny sur la zone d'atterrissage. Mais seul Rafe a
survécu et il sort de l'avion de rapatriement en portant le cercueil de Danny.
Le film se termine sur l'image du
fils de Danny, jouant auprès de la tombe de son père sous les yeux de Rafe et
d'Evelyn enlacés. Rafe emmène l'enfant faire un tour en avion et le même
coucher de soleil qu'au début du film rayonne dans le ciel.
Mon opinion sur ce film
Bien que ne sois pas un grand fan
des films de guerre, j’ai aimé ce film. Je suis assez bon public quand un film
est bien réalisé, avec de bons acteurs et des dialogues qui tiennent la route.
En outre, l’image est magnifique et la reconstitution de l’attaque sur Pearl
Harbor est impressionnante. Je ne me joindrai donc pas aux commentaires
négatifs des critiques qui ont éreinté le film lors de sa sortie en salles. Sur
le site Rotten Tomatoes Pearl Harbor n’a en effet recueilli qu’un pourcentage
de 25 % dans la catégorie All Critics, basé sur 166 commentaires et une note
moyenne de 4.4/10, ainsi qu'un pourcentage de 19 % dans la catégorie Top
Critics, basé sur 36 commentaires et une note moyenne de 4/10. Le site
Metacritic lui a, quant à lui, attribué une moyenne de 44/100, basé sur 35
critiques. De plus, le film fut nommé six fois aux Razzie Awards, récompensant
les pires films de l'année, mais n'a obtenu aucun prix. En France, le film a
obtenu une note moyenne de 2.7/5 de la part d'Allociné, ce qui est à peine
mieux que les pourcentages américains. Heureusement, le public n’a pas suivi
ces avis négatifs et le film est devenu Pearl Harbor est devenu un succès commercial
majeur, rapportant un total de 449 220 945 $ au box-office dans le monde
entier. Il a aussi remporté pas moins de 12 récompenses, parmi lesquelles l'Oscar
du meilleur montage sonore.
Film d'action américain écrit par Brian
Helgeland,et réalisé par Paul Greengrass qui avait déjà réalisé deux épisodes
de The Bourne identity (La mort dans la peau et La vengeance dans
la peau) avec Matt Damon que j'apprécie beaucoup depuis son rôle face à Jude
Law dans Le talentueux Mister Ripley.
Synopsis
Le film se passe lors de
l'intervention américaine en Irak en 2003. Le commandant Roy Miller (MattDamon) a reçu pour mission de trouver des armes de destruction massive (A.D.M.)
censées être stockées en différents endroits du pays. Après plusieurs échecs
sur des sites indiqués par les agences gouvernementales comme étant des sites
"sûrs", le commandant Miller commence à se poser des questions sur
les informations qui leur ont été communiquées. Mis sur la piste par un agent
de la CIA qui, pour une fois, a le beau rôle, Miller se rend compte que ces
fameuses "informations" sont truquées et qu’elles avaient pour seul
but de donner au gouvernement américain de George Bush un prétexte pour
intervenir en Irak.
Mon opinion
J'attendais beaucoup mieux de ce
film bâti sur un scénario de Brian Helgeland, dont j'avais beaucoup apprécié le magnifique et totalement jouissif Chevalier avec
Heath Ledger. Il est vrai que ce n'est pas ce dernier qui était aux commandes
de The green zone mais Paul Greengrass dont les mises en scène des
deux adaptations de la saga Bourne m'avaient relativement déçu, alors que j'avais adoré les
bouquins. Ici, nous avons affaire à la même mise en scène confuse que dans ses
adaptations de La mort dans la peau et La vengeance dans la
peau où, à la différence des livres, le réalisateur privilégie l'action
et la violence à la psychologie des personnages. Cela s'arrange un peu dans la
2ème moitié du film mais on est très loin d'un film comme Lions et
agneaux, La guerre selon Charlie Wilson ou Blood
diamond qui touchent aux mêmes sujets.