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vendredi 16 octobre 2020

DIABOLIQUE Téléfilm de Gabriel AGHION (FR-2016)

Diabolique est un téléfilm français de 2016 réalisé par Gabriel Aghion inspiré de l’affaire de Védrines (connue sous le nom des « reclus de Monflanquin ») où, dans les années 2000, une famille de notables bordelais, tombée sous la coupe d’un escroc mythomane, s’est vu spolier de tous ses biens. L'histoire est adaptée du récit du même nom co-écrit par Ghislaine de Védrine et son mari Jean Marchand, deux des principales victimes de cette invraisemblable affaire.

Résumé

Dans ce téléfilm, les noms et les prénoms des protagonistes véritables ont été changés : la famille de Védrines est devenue la famille de Lassay.

Les de Lassay sont propriétaires d’un château de 800 m2, entouré d’un parc de plusieurs hectares et de plusieurs autres biens qui représentent un total de 5 millions d’euros.

Au printemps 1997, la famille apprend qu’ils ne recevront pas les subventions indispensables pour effectuer les réparations de leur château. C'est alors qu' Hélène de Lassay (Michèle Laroque), qui dirige une école de commerce, fait la connaissance de Thomas Texier (en réalité Thierry Tilly), venu pour installer le parc informatique de l’école.

Prétextant une menace imaginaire, il convaincra les 11 membres de la famille de s’enfermer dans leur château et de couper les ponts avec le village, leurs amis et leur famille. Puis, la menace fictive grandissant, ils quitteront la France pour se mettre à l’abri de leurs persécuteurs imaginaires en Angleterre.

Entre temps, Texier aura fait main basse sur tous leurs biens et les maintiendra dans un état de sujétion proche de la folie. Ils ne s’en sortiront que grâce au combat acharné mené par l’ex-époux d’Hélène de Lassay, qui avait vu clair dans le jeu de Texier dès le début.

Mon opinion

« Diabolique » est bien le terme approprié pour qualifier l’invraisemblable piège dans lequel est tombée une famille de notables modernes, cultivés et intelligents. On a peine à croire qu’une telle affaire ait pu se dérouler entre 2001 et 2008 et encore le film est-il édulcoré par rapport à la réalité, bien plus terrible que ce qui nous est montré. Un film efficace, mené par une étonnante Michèle Laroque, à l'opposé de ses rôles de comédies légères, en psychopathe aveuglée par les boniments d’un escroc-affabulateur (Tilly fera aussi un séjour en hôpital psychiatrique après ses dix ans de détention), avec d’excellents seconds rôles, en particulier Anne Consigny en victime expiatoire et le touchant Ernst Umhauer dans le rôle du jeune de Lassay. 

jeudi 9 juillet 2020

MALABAR PRINCESS comédie dramatique de Gilles LEGRAND (FR-2004)




Malabar Princess est une comédie dramatique française de Gilles Legrand sortie en 2004.

Résumé

Tom, huit ans (Jules Angelo Bigarnet) est ingérable depuis la disparition de sa mère en montagne. Son père, Pierre (Clovis Cornillac), le conduit chez son grand-père Gaspard (Jacques Villeret) qui vit au pied du Mont Blanc. Lorsque la mère de Tom a disparu, elle était à la recherche de l’épave d’un avion d’Air India, le Malabar Princess, qui s’était écrasé en percutant la montagne en 1950.  Le petit garçon, aidé par son institutrice Valentine (Michèle Laroque) n’aura de cesse de pousser les adultes à reprendre les recherches et faire la lumière sur la disparition de sa mère, révélant en même temps des secrets enfouis que certains n’ont pas intérêt à voir révélés.

Mon opinion

Vu au cinéma. Revu à la télévision.

Un magnifique film avec des acteurs prodigieux, de Clovis Cornillac à Claude Brasseur, en passant par Michèle Laroque, mais surtout Jacques Villeret, touchant en grand-père bourru, mais surtout le petit Jules Angelo Bigarnet, extraordinaire de naturel et de sincérité, comme seuls les enfants savent l’être. L’autre personnage du film, ce sont les somptueux paysages du Mont Blanc, aussi fascinants que dangereux. Le panorama ne serait pas complet sans la belle musique de René Aubry dont on n’a pas oublié la BO d’un autre film qui prenait aux tripes, La révolte des enfants (1992).      

Dans le même esprit, vous pouvez voir aussi : 

dimanche 11 février 2018

BRILLANTISSIME comédie de Michèle Laroque (FR-2018)




Brillantissime est une comédie française réalisée par Michèle Laroque sortie en 2018. Il s’agit de l’adaptation au cinéma de la pièce Mon brillantissime divorce.

Résumé

Le soir de Noël, tout semble sourire à Angela (Michèle Laroque) : elle vit à Nice, sans soucis d’argent, dans un bel appartement, avec son mari, sa fille adolescente, une bonne étrangère et un labrador. Une vie idéale, quoi !

Mais le soir de Noël, sa fille lui annonce qu’elle ne passera pas le réveillon avec elle et part rejoindre son petit copain musicien. Lorsqu‘à son tour son mari arrive du travail, c’est pour prendre quelques affaires et quitter définitivement le domicile conjugal. Elle ne peut non plus compter sur sa meilleure amie, l’inénarrable Rossy de Palma, qui préfère se faire une « soirée somnifères » plutôt que de passer la soirée avec elle. Quant à sa mère, jouée par Françoise Fabian, elle fait uniquement appel à elle pour venir la débarrasser d’une valise trop lourde pour être prise par la compagnie aérienne…
Angela n’a d’autre choix que de se tourner vers son psychiatre (Kad Merad), aussi mal dans sa peau qu’elle-même.

Mon opinion sur ce film

Après avoir vu plusieurs films dramatiques (Tout l’or du monde, Les heures sombres, …) je m’étais dit qu’une gentille comédie ferait une bonne parenthèse. Mais de « brillantissime », ce film n’en a que le titre et il est loin de tenir ses promesses. La situation de départ, la pléiade d’acteurs de talent (Kad Merad, Michael Youn, Marthe Villalonga, Jean Benguigui, Philippe Lacheau, Tarek Boudali…) aurait pourtant dû donner lieu à des situations hilarantes et à des dialogues décapants, mais on assiste au contraire à une succession de gags faciles et convenus dont aucun n’est vraiment drôle. Le soufflé prometteur retombe, hélas, aussi vite qu’il est monté. Le seul moment que j’ai apprécié dans ce film est lorsque Michèle Laroque monte sur scène au côté de Léa, sa fille dans la vie (Oriane Deschamps) pour remplacer au pied levé le petit ami de celle-ci qui s’est défilé et interprète avec sa propre voix la chanson La vie au ras-du-sol, spécialement composée pour le film par Alex Beaupin.     

Voyez plutôt :

- 100 % cachemire                
- 20 ans d'écart

vendredi 26 février 2016

UN FILS téléfilm d'Alain Berliner (FR-2015)


Un fils, téléfilm dramatique français d’Alain Berliner (1.36 H) avec Michèle Laroque, Philippe Lefèbvre, Maxence Perrin. Le film a été programmé le 4/11/2015 sur France 2.

Résumé

Mathilde (Michèle Laroque), mariée et mère de trois adolescents, l’aîné Florian (Maxence Perrin), Paul (Victor Meutelet) et Héloïse (Liah O’Prey), travaille au planning familial. 

Lors d’une consultation, elle reçoit une jeune fille, Léa (Roxane Bret) venue pour se faire prescrire la pilule du lendemain. D'abord réticente, l’adolescente désemparée finit par lui avouer qu’elle a été violée lors d’une fête deux jours plus tôt. 

Le monde de Mathilde s’écroule quand elle apprend que l’agresseur de Léa est Florian, âgé de 16 ans… Dans un premier temps, elle refuse de croire en sa culpabilité et elle cherche à le protéger jusqu’au moment où, confrontée aux preuves,  elle se résout à le dénoncer à la police.

Ce téléfilm tourné en 2014 marque les retrouvailles entre Michèle Laroque et le réalisateur Alain Berliner. Ce dernier lui avait offert le premier rôle du film Ma vie en rose pour lequel il a remporté le Golden Globe du meilleur film étranger à Hollywood ! C'était il y a bientôt 20 ans, en 1997. Ils se sont retrouvés pour tourner ce drame qui a permis à la comédienne de remporter le prix d'interprétation féminine au Festival de la fiction TV de la Rochelle. Elle incarne ici une mère déchirée entre l'amour qu'elle a pour son fils et le crime dont il est accusé. Ce dernier est joué par Maxence Perrin, révélé dans le rôle de Pépinot dans Les choristes (2004). 

Mon opinion

Très belle interprétation, juste et sensible, de Michèle Laroque. Maxence Perrin et Roxane Bret sont aussi remarquables.  

mercredi 17 décembre 2014

OSCAR ET LA DAME ROSE film d'Eric-Emmanuel Schmitt (B-FR 2009)

[Article entièrement rerédigé le 17/12/2014]


Oscar et la Dame rose est un film franco-belgo-canadien réalisé par Éric-Emmanuel Schmitt, auteur du roman éponyme, paru en 2002, sorti en salles le 9 décembre 2009. Le Il s'agit du deuxième film réalisé par Éric-Emmanuel Schmitt après Odette Toulemonde (2007). Le film étant une adaptation du roman, la vieille dame du livre (et de la pièce) a laissé sa place à une livreuse de pizzas.

Synopsis

Oscar (Amir Ben Abdelmoumen), un petit garçon de 10 ans, est soigné dans un hôpital pour enfants pour un cancer en phase terminale. Ni les médecins, ni ses parents n’ont le courage de lui dire la vérité sur son état.

Seule Rose (Michèle Laroque), venue livrer des pizzas, parle franchement avec lui.  

Rose est une jeune femme à qui la vie n’a pas fait de cadeaux : ex-catcheuse reconvertie, pour gagner sa vie, dans la livraison de pizzas à domicile, elle s’est créé une carapace et, dans un premier temps, elle refuse tout attendrissement. Mais Oscar, par sa gentillesse et sa joie de vivre, parvient à l’amadouer et ils deviennent les meilleurs amis du monde. Pour le distraire, elle lui propose un jeu : faire comme si chaque jour comptait désormais pour dix ans. Ainsi, en quelques jours, Oscar vivra la vie qu’il ne pourra jamais vivre. Pour qu’il se confie davantage, Rose suggère à Oscar d’écrire à Dieu. Le petit garçon confiera ainsi chaque jour ses souffrances, ses angoisses, le temps qui passe, son premier amour…

Le destin de chacun sera bouleversé par cette improbable amitié.

Mon opinion sur ce film

Le film est traité comme une comédie mais son propos, la mort programmée d’un petit garçon de dix ans, est tragique. Aurait-il fallu confier le rôle de Rose à une actrice connue pour son duo comique avec Pierre Palmade. Qu’on me comprenne bien, je n’ai rien contre Michèle Laroque mais je pense qu’un acteur ou une actrice doit être en harmonie avec le personnage qu’elle joue : or, elle n’est pas crédible dans le rôle d’une ex-catcheuse reconvertie en livreuse de pizzas. Pourquoi ne pas avoir conservé la merveilleuse vieille dame du roman, incarnée avec toute la subtilité  qu’on lui connaît par Danielle Darrieux au théâtre ?

Quel que soit le talent  de Michèle Laroque, il était présomptueux de penser qu’elle pourrait « passer » dans le rôle de Rose.

Dommage car les autres acteurs, les enfants en particulier le jeune Amir, sont, comme souvent, parfaits dans leur rôle. Une mention toute particulière aussi pour Mylène Demongeot, que j’ai retrouvée avec plaisir, même si, là non plus, elle n’est pas très crédible dans le rôle de la mère de Rose.

On se demande à quoi a pensé la direction du casting lorsqu’elle a distribué les rôles !?

Malgré tout le film est bouleversant et mérite d'être vu et, à moins d'être blindé, il vous sera difficile de retenir vos larmes... Attention cependant si vous avez des proches qui connaissent ou ont connu des situations semblables et ne pourraient supporter le difficile propos du film.