Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Diabolique est un
téléfilm français de 2016 réalisé par Gabriel Aghion inspiré de
l’affaire de Védrines (connue sous le nom des « reclus de
Monflanquin ») où, dans les années 2000, une famille de notables bordelais,
tombée sous la coupe d’un escroc mythomane, s’est vu spolier de tous ses biens.
L'histoire est adaptée du récit du même nom co-écrit par Ghislaine de Védrine
et son mari Jean Marchand, deux des principales victimes de cette invraisemblable
affaire.
Résumé
Dans ce téléfilm, les noms et les
prénoms des protagonistes véritables ont été changés : la famille de
Védrines est devenue la famille de Lassay.
Les de Lassay sont propriétaires
d’un château de 800 m2, entouré d’un parc de plusieurs hectares et de plusieurs
autres biens qui représentent un total de 5 millions d’euros.
Au printemps 1997, la famille
apprend qu’ils ne recevront pas les subventions indispensables pour effectuer
les réparations de leur château. C'est alors qu' Hélène de Lassay (Michèle
Laroque), qui dirige une école de commerce, fait la connaissance de Thomas
Texier (en réalité Thierry Tilly), venu pour installer le parc informatique de
l’école.
Prétextant une menace imaginaire,
il convaincra les 11 membres de la famille de s’enfermer dans leur château et de
couper les ponts avec le village, leurs amis et leur famille. Puis, la menace
fictive grandissant, ils quitteront la France pour se mettre à l’abri de leurs
persécuteurs imaginaires en Angleterre.
Entre temps, Texier aura fait main
basse sur tous leurs biens et les maintiendra dans un état de sujétion proche
de la folie. Ils ne s’en sortiront que grâce au combat acharné mené par
l’ex-époux d’Hélène de Lassay, qui avait vu clair dans le jeu de Texier dès le
début.
Mon opinion
« Diabolique » est bien
le terme approprié pour qualifier l’invraisemblable piège dans lequel est
tombée une famille de notables modernes, cultivés et intelligents. On a peine à
croire qu’une telle affaire ait pu se dérouler entre 2001 et 2008 et encore le
film est-il édulcoré par rapport à la réalité, bien plus terrible que ce qui
nous est montré. Un film efficace, mené par une étonnante Michèle Laroque, à l'opposé de ses rôles de comédies légères, en psychopathe aveuglée par les boniments d’un escroc-affabulateur (Tilly fera
aussi un séjour en hôpital psychiatrique après ses dix ans de détention), avec
d’excellents seconds rôles, en particulier Anne Consigny en victime
expiatoire et le touchant Ernst Umhauer dans le rôle du jeune de
Lassay.
L'Ascension est une
comédie dramatique française réalisée par Ludovic Bernard, et sortie en 2017. Ce
film est une transposition de l'œuvre de Nadir Dendoune, Un tocard
sur le toit du monde qui, sans aucune expérience de l’alpinisme, atteignit le
sommet de l'Everest le 25 mai 2008, devenant par la même occasion le premier
franco-algérien à atteindre le toit du monde.
Présentation
Samy Diakhaté (Ahmed Sylla)
est un jeune d'origine sénégalaise de la Cité des 4000 à La Courneuve. Comme
beaucoup de ses copains, il est au chômage mais veut s'en sortir. Depuis le
collège, il est amoureux de Nadia (Alice Belaïdi), employée du
supermarché du quartier, d'origine maghrébine. Il essaye de la séduire par sa
gentillesse, mais celle-ci lui résiste, de peur de tomber sur un garçon frivole
qui la décevrait et la ferait souffrir.
Un jour, par forfanterie, Samy
lui dit que, par amour pour elle, il serait prêt à gravir l’Everest. Nadia ne
le prend pas au sérieux mais Samy se prend au jeu et commence à préparer son
voyage. Sans avoir ni expérience de l'alpinisme ni même entraînement physique,
il se jette dans l'aventure mais s'aperçoit vite de ses faiblesses et du défi
colossal qu'il doit affronter. Pendant ce temps, la nouvelle s'est propagée en
banlieue et à Paris comme une traînée de poudre : toute la banlieue, radio et
presse en tête, est avec Samy pour l'encourager et observe ses exploits heure
par heure, pendant que sa mère se meurt d'angoisse de perdre son fils.
Autour du film
L'Ascension est la
première réalisation de Ludovic Bernard qui avait été premier assistant
réalisateur de Luc Besson. Ahmed Sylla, surtout connu pour ses
stand-ups en tant qu’humoriste, y joue son premier rôle au cinéma.
Le film a notamment été tourné au
Népal et dans le massif du Mont-Blanc. Pour le Népal, l'équipe a fait ses
repérages en hélicoptère en janvier 2016. La date du tournage a été décalée en
raison d'un tremblement de terre au Népal. Certains membres de l'équipe du film
sont montés à plus de 6 000 mètres d'altitude pour réaliser les images du film.
L'Ascension est par ailleurs la première fiction à avoir été tournée
au camp de base sur le versant sud de l'Everest, qui se trouve à 5 364 mètres
d'altitude.
Distinctions
En 2017, le film a été présenté en
avant-première au Festival de l’Alpe d’Huez. A l’issue de la projection, Ahmed Sylla,
Alice Belaïdi et le réalisateur Ludovic Bernard, très émus, se
sont vus décerner le Grand Prix et le Prix du public du festival de l'Alpe
d'Huez. Le film a aussi été distingué par le Prix du public au festival les
Hérault du Cinéma (Cap d’Agde).
Mon opinion
Formidable film vu à la TV (10/11/2019), d'autant plus quand on sait qu'il s'agit d'un premier film. Le tournage lui-même (en partie au Mont Blanc, en partie dans l'Himalaya) a été un exploit aussi bien pour l'équipe technique mais aussi pour les comédiens (Ahmed Sylla a perdu 7 kg pendant le tournage !) Le résultat est un film visuellement magnifique, où l'humour et la joie de vivre emportent tout sur leur passage. Brillante prestation d'Ahmed Sylla dont c'était aussi le 1er film et à "Johnny" (Umesh Tamang), le sherpa à l'optimisme rayonnant. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié que, dans le générique, les sherpas et les porteurs n'aient pas été oubliés. Dans le même esprit, vous pouvez voir :
Pour Sarah est une mini-série télévisée française de six épisodes en 52 minutes créée par Michelle
Allen, réalisée par Frédéric Berthe, diffusée en France à partir du
26 septembre 2019 sur le réseau TF1.
Il s’agit de l’adaptation d'une
série québécoise du même titre créée par la même scénariste, diffusée sur le
réseau TVA en 2015.
L'histoire est inspirée d’une
histoire vraie survenue à Justine, qui a passé trois mois dans le coma. Son
père, François Rozon, en a tiré une fiction.
Résumé
Lors d’une fête organisée par
Manu (Charlotte Lévy) en l’honneur de Cédric (Clément Rémiens) un
adolescent sportif qui doit prochainement partir en Australie, Cédric et sa
petite amie Sarah (Eden Ducourant) empruntent la voiture de sport du
beau-père de Manu et ont un grave accident sur une route isolée. On ne les
retrouve qu’au matin tous les deux dans le coma. Transportés à l’hôpital de
Perpignan, les blessures de Cédric, tout en se révélant graves, ne mettent pas
sa vie en danger, ce qui n’est pas le cas de Sarah, dont plusieurs organes
vitaux ont été touchés. Plusieurs indices relevés par la police montrent que ce
drame n'est pas aussi banal qu’il y paraît. Chargée de cette affaire,
l'enquêtrice (Aure Atika) découvre que sa propre fille était avec Sarah
et Cédric avant l'accident et qu’elle lui cache peut-être des choses.
Mon opinion sur cette série
J’ai commencé à regarder les
premiers épisodes de cette mini-série un peu par hasard, surtout parce que j’avais
vu que figurait, dans la distribution Clément Rémiens, l’un des héros de
la série quotidienne Demain nous appartient, sur TF1. J’ai tout d’abord
pensé qu’il s’agissait d’une série policière. Mais l’intrigue, qui, apparemment
commence comme une fête entre jeune qui a mal tourné, s’avère dépasser la
simple intrigue policière et fait davantage penser à une réalisation comme Les innocents, mettant elle aussi en scène des adolescents, que j’avais
bien appréciée. De plus, la bande originale composée par Maxime Lebidois (album "Walk alone") accompagne parfaitement les images.
Green Book : Sur les routes du
Sud est un film américain
réalisé par Peter Farrelly. Il s'agit d'un film biographique sur une tournée réalisée dans les États
du Sud en 1962 par le pianiste noir Don
Shirley et son chauffeur et garde du corps blanc Tony Vallelonga (dit Tony
Lip). Premier film du réalisateur sans son frère Bobby, il obtient de
nombreuses récompenses notamment trois Oscars dont celui du meilleur film. Sorti en France 29 janvier 2019.
Présentation
Le « Green Book » (du
nom de son auteur), qui donne son titre au film, est une sorte de guide de
voyage dans les états ségrégationnistes du Sud à destination exclusive des
Noirs, pour leur indiquer les hôtels (généralement miteux) qui leur sont
réservés et les interdits (ne pas uriner dans les toilettes réservées aux
Blancs, ne pas circuler après la tombée de la nuit, etc.) qui leur sont
appliqués.
L’action se déroule sur quelques
mois, en 1962. Tony Vallelonga (Viggo
Mortensen), videur de cabaret italo-américain, après avoir été licencié du
cabaret où il travaillait, trouve un emploi de chauffeur auprès d’un musicien
noir de renom, Don Shirley (Mahershala
Ali[1]).
Tony vit dans le Bronx au sein d’une
famille italienne unie. Il est d’un racisme primaire, allant jusqu’à jeter à la
poubelle les verres dans lesquels sa femme avait servi de la citronnade à deux
ouvriers noirs.
Se mettre au service d’un pianiste
noir d'origine jamaïcaine ne l’enchante pas mais, désormais sans travail, il n’a
pas le choix et il s’engage à lui servir de chauffeur et de garde du corps dans
la tournée organisée par la maison de disques dans les états du Sud des
États-Unis, là où l’on applique encore les « lois Jim Crow »[2].
Se produisant devant des auditeurs blancs et cultivés, Don Shirley ne s’attend pas
à être ostracisé pour sa couleur de peau par ce même public raffiné qui l’acclame
en concert.
Personnage délicat, raffiné,
précieux et solitaire, élevé dans le culte de la musique classique, d'abord
choqué par la rudesse et la grossièreté de son chauffeur, n'a pas d'autre choix
que de supporter ses mauvaises manières.
Au fur et à mesure du déroulement
du voyage, Villelonga s’avère plus humain, comprenant que son petit racisme de
blanc new-yorkais n’a rien à voir avec le racisme institutionnalisé du Sud et
il va devenir le soutien fidèle et l’ami de quelqu’un qu’au départ il
méprisait.
Mon opinion
Ce film doit beaucoup à l’étonnant
duo formé par Viggo Mortensen,
acteur d’origine danoise que l’on avait découvert dans le rôle du prince
Aragorn dans le Seigneur des anneaux, qui joue ici le rôle d’un italo-américain
mal dégrossi, face au raffiné et cultivé Mahersala
Ali qui lui apprend à écrire des lettres poétiques à sa femme restée à New
York pendant qu’eux deux affrontent le racisme et la ségrégation des états du
Sud. Magnifique film où l’humanité triomphe sur la stupidité. __________
[1] Qui a
tenu l’un des rôles principaux dans la série Les 4400.
[2] Lois ségrégationnistes en
vigueur jusqu’en 1964 dans les états du Sud de l'Amérique!
Vu dans le cadre des Rencontres des Cinémas d'Europe (Aubenas 17-25 novembre 2018)
Heureux comme Lazzaro (Lazzaro felice) est un film dramatique
italien écrit et réalisé par Alice
Rohrwacher, sorti en 2018. Le film est en sélection officielle au festival
de Cannes 20181 et reçoit le prix du scénario.
Présentation
On a peine à croire que ce film est inspiré d’un fait
divers réel qui a défrayé la chronique en Italie dans les années 80 : une
riche propriétaire terrienne sans scrupule exploitait les paysans de son
domaine, illettrés et coupés du monde, comme elle l’aurait fait au Moyen-âge.
Le film est censé se dérouler de
nos jours dans un hameau isolé, du nom d’Inviolata, où les paysans sont restés à
l’écart du monde et travaillent comme des serfs pour la marquise Alfonsina de
Luna. Lazzaro (Adriano Tardiolo), un jeune paysan naïf et bon est, en quelque sorte, le
souffre-douleur des paysans. Un jour, alors que la marquise et son fils Tancredi
ont décidé de passer quelques jours dans le château qui domine le domaine,
Lazzaro rencontre Tancredi. Par désœuvrement, celui-ci invente son enlèvement
et demande son aide à Lazzaro : ils deviennent ainsi amis. Cette relation
sincère et joyeuse est une révélation pour Lazzaro ; elle lui fera traverser le
temps et le mènera à la ville, à la recherche de Tancredi.
Mon opinion sur ce film
J’avais détesté Les merveilles, l’un des précédents films de la réalisatrice et, reconnaissant
son nom, j’avais hésité à aller le voir. J’aurais raté quelque chose.
Il est difficile de classer un
tel film qui est à mi-chemin de la fable antique et du néoréalisme italien de l’après-guerre
(certaines images m’ont rappelé La strada de Fellini ou Le voleur de bicyclette
de Vittorio de Sica).
Lazzaro est incarné par un extraordinaire acteur : Adriano Tardiolo que l’on croirait tout droit sorti d’une fresque de la Renaissance. On apprend que ce jeune acteur italien de 18 ans n'avait jamais tourné avant ce film et qu'il ne se destinait pas au cinéma. Dans ce rôle difficile, où son amateurisme est un atout, il rayonne
littéralement comme aurait pu le faire un saint tel François d’Assise, auquel,
d’ailleurs, le film fait plusieurs fois référence, en particulier dans sa
relation aux loups, fil rouge du film.
Ce film est une merveille, même si
sa fin dramatique et un peu ambiguë, rompt le charme en nous ramenant brutalement
à la grisaille d’une réalité que nous aurions voulu oublier.
La Liste de Schindler (Schindler's List) est un film dramatique
et historique américain réalisé par Steven
Spielberg, sorti en 1993, avec Liam
Neeson, Ben Kingsley et Ralph Fiennes dans les rôles
principaux.
Le film, inspiré du roman
homonyme paru en 1982 de Thomas Keneally,
décrit comment Oskar Schindler, un industriel allemand, réussit pendant la
Seconde Guerre mondiale à sauver environ 1 200 Juifs promis à la mort dans le
camp de concentration de Płaszów, sans pour autant occulter les travers d'un
personnage un peu ambigu et cherchant à tirer un profit matériel de la
situation.
Le film existe en DVD (2 DVD –
durée 3.15 H avec d’intéressants bonus.
Présentation
À Cracovie (Pologne), durant la
Seconde Guerre mondiale, l’ordre est donné par les Allemands de parquer tous
les juifs dans le ghetto de Cracovie. Oskar Schindler (Liam Neeson), un
industriel allemand, membre du parti nazi, corrompt des membres de la Wehrmacht
et des officiers SS pour obtenir, parmi la population juive, une main d’œuvre qui
ne lui coûtera rien et relancer la production d’une usine de métal émaillé en faillite.
Pour les recruter, il engage un comptable juif, Itzhak Stern (Ben Kingsley).
Celui-ci est par ailleurs un représentant local de la communauté juive et a des
contacts parmi le marché noir et la communauté juive des affaires. Stern aide
alors Schindler à trouver des financements pour lancer son entreprise.
Schindler, qui, dans un premier temps, ne se préoccupe pas du sort des Juifs,
devient l’ami intime d’Amon Göth (Ralph
Fiennes), le commandant du camp, un sadique qui fait régner la terreur
parmi les prisonniers.
Ayant pris conscience, lors de la
liquidation du ghetto, de l’horreur et de la folie nazie, il fera tout pour
protéger le maximum de Juifs en les embauchant dans son usine, où ils sont à l’abri
des exactions de Goeth. Il fait alors inscrire leur nom sur la « liste de
Schindler » qui finira par compter 1200 noms qui échapperont ainsi à la « solution
finale ».
En 1945, lors de la fin de la
guerre, Oskar Schindler et sa femme, ruinés, quittent le pays. Schindler est
pourchassé comme membre du parti nazi et comme un profiteur de guerre. Fuyant l'avancée
de l'armée rouge, il se rend aux Américains et il obtiendra la reconnaissance
de « Juste parmi les Nations » décernée à ceux qui ont sauvé des Juifs.
Dans les scènes finales, on peut
voir la pendaison de Göth et un résumé de la vie de Schindler après la guerre.
Puis le film en noir et blanc se colorise pour montrer les Schindlerjuden (Les « Juifs
de Schindler ») accompagnés des acteurs du film venus, de nos jours, déposer
des pierres sur la tombe de Schindler située dans le cimetière chrétien de
Jérusalem. Dans la dernière scène, l'acteur Liam Neeson y dépose deux roses.
Autour du film
Dans le bonus qui suit le film,
Steven Spielberg présente l’extraordinaire travail de mémoire fait par la Shoah
Foundation, la Fondation des archives de l'histoire audiovisuelle des
survivants de la Shoah, qu’il a fondée en 1994 pour recueillir le témoignage de
52 000 rescapés (https://sfiaccess.usc.edu/).
En 2004, La Liste de Schindler est
sélectionné par la bibliothèque du Congrès pour être conservé au National Film Registry pour son «
importance culturelle, historique ou esthétique ».
La Liste de Schindler est
classé dans le Top 100 de l'American Film
Institute à la huitième position. Il est également sixième dans le
classement des meilleurs films de tous les temps sur le site de référence IMDB
avec une note de 8,9⁄10. Par ailleurs, les personnages d'Oskar Schindler et
Amon Göth sont classés parmi les « 100 Héros et Méchants » du cinéma.
Mon opinion sur ce film
J’ai ce film depuis plusieurs
années dans ma DVDthèque mais je n’avais encore jamais eu le courage de le
voir. Je m’y suis pris en trois fois, tant il est long (3.15 H et plus de 4 H
avec les bonus). Le film décrit toute l’horreur et la folie du système nazi,
appliqué à la population de Cracovie. J’avais déjà vu Le pianiste, de Roman
Polanski, que je considère comme un chef-d’œuvre. Le film de Spielberg est
bouleversant. Certaines scènes sont particulièrement difficiles à supporter.
Mais je n’ai jamais ressenti l’émotion qui m’a saisi en visionnant Le Pianiste,
en particulier la scène où l’officier SS l’oblige à jouer pour lui la Sonate de
Chopin.
Récompenses
Si le film lui-même a été multirécompensé (en particulier par trois Golden Globes et sept Oscars), il n'en a pas été de même des acteurs. Liam Neeson, dont c'est sans doute le plus grand rôle au cinéma, n'a, malgré une nomination aux Golden Globes, pas obtenu une récompense, pourtant amplement méritée, pour son jeu complexe. Seul Ralph Fiennes a obtenu un BAFTA comme "meilleur acteur dans un second rôle", ce qui est la moindre des choses pour son interprétation glaciale d'Amon Göth qui préfigure à 14 ans de distance, un autre meurtrier pyschopathe, l'effrayant Lord Voldemort dans Harry Potter. Dans le même registre, vous pouvez voir :
Titanic est un film dramatique américain écrit, produit et
réalisé par James Cameron, sorti en
1997. Une nouvelle version, adaptée pour la
3D, a été diffusée en salles en avril 2012 à l’occasion du centenaire du
naufrage du paquebot.
Résumé
Le film raconte l'histoire
fictive de l’idylle de deux jeunes passagers embarqués sur le paquebot Titanic au moment de sa traversée inaugurale de
l’Atlantique en avril 1912 : Rose (KateWinslet) est une passagère de première classe promise au mariage à Cal (Billy Zane*), un homme riche qu’elle déteste et Jack (Leonardo DiCaprio), un jeune homme d’origine irlandaise qui s’embarque à la dernière
minute en troisième classe pour retourner aux États-Unis. Rose, se sentant prise au piège, est
sur le point de se suicider lorsque Jack lui sauve la vie. Séduite par la
personnalité de Jack, Rose tombe amoureuse de ce beau jeune homme sans le sou
qui représente pour elle la liberté. Malheureusement pour les deux jeunes gens,
le naufrage du navire interrompra brutalement cette idylle.
Le film commence de nos jours: Brock Lovett est le coordinateur d'une équipe de plongeurs à la recherche d'un bijou somptueux embarqué sur le Titanic, le Cœur de l'Océan, inspiré du diamant bleu de la Couronne. Ce joyau, d'une valeur inestimable, aurait été porté par Louis XVI. Sa découverte apporterait la gloire aux plongeurs. Mais, lorsqu'ils remontent le coffre-fort censé le contenir, les plongeurs ne retrouvent que le dessin d’une jeune
femme nue portant le joyau autour du cou.
À des milliers de kilomètres de
là, une très vieille dame, Rose Calvert, voit ce dessin sur l'écran de son
téléviseur. Elle contacte Lovett et lui affirme qu'elle est la jeune fille qui
a servi de modèle à l’artiste. Elle est l'une des rares survivantes du naufrage
du Titanic encore en vie. L’équipe l’invite sur le bateau de recherches sous-marines
et Rose leur raconte son histoire d’amour avec Jack Dawson, les circonstances
de leur rencontre, le terrible naufrage et comment elle y a survécu.
Le 10 avril 1912, Rose embarque
sur le Titanic à Southampton avec sa mère, Ruth DeWitt Bukater, son fiancé,
Caledon 'Cal' Hockley (Billy Zane), et
leurs domestiques. Pendant ce temps, dans un pub du port, quatre hommes
disputent une partie de poker. Deux d'entre eux ont misé leurs billets de
troisième classe pour le Titanic, billets que remportent finalement leurs
adversaires, deux inséparables copains, Jack (DiCaprio) et Fabrizio (Danny Nucci). Ceux-ci embarquent
ainsi sur le paquebot sous le nom des perdants.
Alors que commence la traversée,
Rose se sent de plus en plus piégée par une haute société qui veut lui faire
épouser un homme qu'elle n'aime pas. Finalement, le soir du vendredi 12 avril,
après le dîner, elle tente de se suicider en sautant de la poupe du navire.
Jack, qui flânait sur le pont, se précipite à son secours et réussit à la
sauver. Lorsque Cal et d'autres passagers arrivent sur les lieux, ils croient à
un accident et, pour remercier Jack d’avoir sauvé la vie de sa fiancée, ce
dernier l'invite à dîner dans la salle à manger des première classe. Jack,
qui n’est pas dans son monde, séduit la majorité des convives, en particulier Margaret « Molly » Brown (Kathy Bates), grâce
à sa beauté, à son intelligence et à son énergie.
Le lendemain, samedi 13 avril,
Jack et Rose passent la journée ensemble sur le pont du Titanic, discutant de
leur vie. Rose envie l'indépendance de Jack et son absence d'attaches. Grâce à Molly,
qui l’a pris sous son aile, Jack fait bonne impression au dîner où la plupart
des invités se montrent amicaux, à l'exception de Ruth De Witt, la mère de
Rose, et de Cal qui essaient de le rabaisser sans y parvenir. Jack fait aussi
bonne impression sur de riches passagers, comme le milliardaire John Jacob
Astor (le propriétaire du Waldorf Astoria) et de sa jeune épouse Madeleine.
Après le repas, Jack invite Rose à une fête en troisième classe, sans savoir
qu'ils sont suivis et épiés par le valet et âme damnée de Cal, Lovejoy.
Le matin suivant, Cal fait
une violente scène à sa future épouse, lui reprochant d'avoir découché. La mère de Rose lui exprime également ses craintes : si le mariage avec Cal n'a
pas lieu, leur famille, ruinée, perdra sa place dans la société. Rose décide
donc de se sacrifier pour le bien de sa mère. Jack s'introduit frauduleusement
en première classe pour la raisonner, mais en vain : Rose refuse. Ce n'est
qu'au coucher du soleil qu'elle se décide à le rejoindre. S'étant dévêtue, elle sort du coffre le Cœur de l'Océan et le passe à son cou et elle demande à Jack, de faire un dessin d'elle. Lovejoy les surprend et les deux jeunes gens se
réfugiant dans les salles des chaudières puis dans la cale, où ils font l'amour
à l'intérieur d'une Renault 1912. Peu après être ressortis sur le pont, ils
assistent à la collision du Titanic avec un iceberg.
Rose et Jack décident d'aller
prévenir Ruth et Cal qu'un incident s'est produit, et retournent à la cabine de
Rose, mais au moment d'entrer dans la cabine, Lovejoy glisse le bijou dans la poche de Jack, l'accusant de l'avoir volé. Jack est alors enfermé, menotté, dans le bureau du capitaine d'armes. Rose,
mise au courant de la gravité de la situation par le concepteur du navire,
Thomas Andrews, au moment de monter dans un canot avec sa mère, remonte sur le pont afin de libérer Jack. Après qu’elle ait
réussi in extremis à lui rendre sa liberté avant qu’il ne soit noyé par la montée de l'eau, tous deux réussissent
à gagner le pont des embarcations. Jack et Cal persuadent Rose de monter dans
un canot (Cal a négocié un arrangement avec un officier pour être évacué), mais
celle-ci ne peut abandonner Jack. Juste
avant cela, Cal a mis son manteau sur les épaules de Rose en oubliant que le
Cœur de l'Océan se trouvait encore dans une des poches. Mais, lorsque Cal se
rend compte que Rose a choisi de rester sur le bateau en train de couler avec
son amant, il est pris d’une rage meurtrière et il les poursuit pour les tuer. N’y parvenant pas, il
se fait passer pour le père d’une fillette et l'utilise comme prétexte pour
embarquer sur l’un des derniers canots. Pendant que le Titanic pique du nez,
Jack et Rose se réfugient sur le pont arrière. Fabrizio, l'ami avec qui Jack
avait embarqué, est tué par la chute de la première cheminée du paquebot.
Lorsque le navire sombre, les deux amants se jettent dans l'eau glacée et
trouvent pour refuge une pièce de bois flottant. Seule Rose peut s'y agripper mais Jack, plongé dans l’eau glacée jusqu’aux épaules, meurt d'épuisement. Avec une poignée de rescapés, Rose est secourue et survit. À son arrivée à New York, elle s’identifie
comme étant « Rose Dawson », et fait croire à sa famille qu’elle est morte dans
le naufrage.
De retour en 1996, Rose conclut
son histoire, expliquant que Cal, à sa connaissance, s'est suicidé pendant la
Grande Dépression. Nul ne sait ce qu'il est advenu du Cœur de l'Océan. La nuit
venue, on voit Rose quitter la cabine qu’elle occupe sur le bateau de
recherches sous-marines et s’avancer jusqu’à la poupe. Là, elle sort de sa
poche le fameux joyau qu’elle a donc conservé toute sa vie et le jette dans
l'Atlantique. Elle retourne à sa cabine où elle s’endort (à moins qu’elle ne
meure) et rêve qu’elle rejoint Jack et toutes les victimes du naufrage réunies sur
le Grand Escalier du Titanic reconstitué pour un baiser final et émouvant.
Fin alternative
Une fin alternative existe sur les
DVD "édition spéciale" et "édition collector". Elle
présente la fin du film d’un autre point de vue.
Après le retour du sous-marin,
une fête est organisée sur le bateau. Pendant que la petite-fille de Rose la
cherche, elle tombe sur Brock Lovett et ils entament une discussion. Entre
temps, Rose s'approche sur le bord du bateau avec l'intention de jeter le Cœur
de l'Océan. La petite-fille de Rose surprend cette dernière en train de monter
sur la barre de sécurité, pensant qu'elle va se suicider ou tomber. Brock et la
petite-fille de Rose se rendent compte qu’elle tient dans la main le bijou. Le
chercheur veut convaincre la vieille dame de le garder mais celle-ci refuse.
Brock lui demande alors de lui permettre de le toucher une seule fois. Elle
accepte, le met dans sa main mais Brock est tenté de le garder. Rose finit par
le convaincre de la laisser jeter le diamant par-dessus bord.
Le tournage
Le cadre du film, reconstitution
fidèle du naufrage, a été mis au point avec l'aide d’historiens, Don Lynch et Ken Marschall, qui ont étudié les circonstances dans lesquelles a
coulé le Titanic. Le tournage a nécessité la construction d'une maquette quasi
grandeur nature du paquebot, des expéditions sur l'épave et de nombreux effets
spéciaux, notamment numériques. Le film a entraîné un regain d'intérêt notable
pour le véritable naufrage du Titanic qui s'est traduit par la publication ou
la réédition de nombreux ouvrages sur le sujet.
Le film est le second plus grand
succès de l'histoire du cinéma après Avatar et a égalé le record de onze
Oscars en 1998, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. En
France, ce film aura cumulé un total de près de 22 millions de spectateurs avec
les reprises (dont 20,7 millions d'entrées lors de sa première sortie en
janvier 1998), plaçant le film en tête du box-office français de tous les
temps.
Mon opinion sur ce film
Je n’avais pas vu le film lors de
sa sortie au cinéma en 1997, ni lors de la projection de sa version 3D en 2012
mais je n’ai pas pu résister lorsqu’il est repassé, récemment, à la télévision.
C’est un grand film, magnifiquement mis en scène. Seule la scène du naufrage et
le calvaire des naufragés m’a paru insupportable et aurait pu, à mon avis, être
raccourci d’une bonne demi-heure. Tout le talent de DiCaprio, que ceux qui avaient déjà vu Gilbert Grape, tourné trois
ans plus tôt, y éclate littéralement. Son duo avec Kate Winslet qui, malgré ses 21 ans au moment du tournage,
ressemble à une adolescente, restera inoubliable pour tous les cinéphiles.
Titanic est et restera l’un des meilleurs films de tous les temps.