Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Ma vie avec John F. Donovan
(Titre original : The Death & Life of
John F. Donovan) est un film canadien, co-écrit, co-produit et dirigé par Xavier Dolan. Il s’agit du premier film
du réalisateur québécois tourné en anglais. Le film traite de thèmes comme la
célébrité, le harcèlement médiatique des acteurs, les relations filiales, et l’homosexualité.
Le film est sorti en 2018 au Canada et, en France, en mars 2019. Durée 2 : 03
H.
Résumé
Un jeune garçon de 11 ans, Rupert
Turner (Jacob Tremblay), entretient
pendant cinq ans une relation épistolaire avec John F. Donovan (Kit Harington), un acteur de série
télévisée à succès qu’il admire. Dix ans après sa mort à 29 ans, devenu
lui-même acteur, il est interviewé par une journaliste sur cet échange de
lettres entre un jeune admirateur et son idole.
Distribution
·Kit
Harington (VF : Damien Boisseau) : John F. Donovan
·Jacob
Tremblay (VF : Aloïs Agaësse-Mahieu) : Rupert Turner, à onze ans
·Natalie Portman (VF : Sylvie Jacob) : Sam Turner, la mère de Rupert
·Susan
Sarandon (VF : Béatrice Delfe) : Grace Donovan, la mère de John
·Kathy Bates (VF : Denise Metmer) : Barbara Haggermaker, l'agent artistique de
John
·Thandie
Newton (VF : Annie Milon) : Audrey Newhouse, la journaliste
·Ben
Schnetzer (VF : Gauthier Battoue) : Rupert Turner, à vingt-et-un ans
·Amara
Karan (VF : Elisabeth Ventura) : Mme Kureishi, la maîtresse de Rupert
·Jared
Keeso (VF : Adrien Antoine) : James « Jimmy » Donovan, le frère de John
·Chris Zylka (VF : Emmanuel Garijo) :
Will Jefford, Jr.
Mon opinion
J’avais été rebuté par les films
précédents deXavier Dolan que l’on
présente pourtant, depuis son 1er film J’ai tué ma mère (2009) comme un
réalisateur surdoué. J’hésitais à aller voir ce film, craignant des relations
pédophiles entre un homosexuel de 30 ans et un garçonnet de 11 ans. Or, il n’y
a rien d’ambigu ni de glauque dans leurs échanges. Le film s’attache surtout à
explorer la difficulté de la vie d’un acteur, son combat contre la bêtise et le
sectarisme quand on découvre l’homosexualité qu’il a toujours voulu cacher, ses
relations tendues avec sa famille (en particulier avec sa mère), sa fragilité… En
écrivant à Rupert, il le considère plus comme un ami et un confident qu’un
enfant et il se borne à lui raconter sa vie professionnelle, lui donner des
conseils, etc. Un film délicat, sensible et sincère et un magnifique jeu d’acteur
au premier rang desquels Jacob Tremblay
(découvert dans Wonder), mais aussi Kit Harington que je ne connaissais pas. J’ai beaucoup aimé ce
film.
Titanic est un film dramatique américain écrit, produit et
réalisé par James Cameron, sorti en
1997. Une nouvelle version, adaptée pour la
3D, a été diffusée en salles en avril 2012 à l’occasion du centenaire du
naufrage du paquebot.
Résumé
Le film raconte l'histoire
fictive de l’idylle de deux jeunes passagers embarqués sur le paquebot Titanic au moment de sa traversée inaugurale de
l’Atlantique en avril 1912 : Rose (KateWinslet) est une passagère de première classe promise au mariage à Cal (Billy Zane*), un homme riche qu’elle déteste et Jack (Leonardo DiCaprio), un jeune homme d’origine irlandaise qui s’embarque à la dernière
minute en troisième classe pour retourner aux États-Unis. Rose, se sentant prise au piège, est
sur le point de se suicider lorsque Jack lui sauve la vie. Séduite par la
personnalité de Jack, Rose tombe amoureuse de ce beau jeune homme sans le sou
qui représente pour elle la liberté. Malheureusement pour les deux jeunes gens,
le naufrage du navire interrompra brutalement cette idylle.
Le film commence de nos jours: Brock Lovett est le coordinateur d'une équipe de plongeurs à la recherche d'un bijou somptueux embarqué sur le Titanic, le Cœur de l'Océan, inspiré du diamant bleu de la Couronne. Ce joyau, d'une valeur inestimable, aurait été porté par Louis XVI. Sa découverte apporterait la gloire aux plongeurs. Mais, lorsqu'ils remontent le coffre-fort censé le contenir, les plongeurs ne retrouvent que le dessin d’une jeune
femme nue portant le joyau autour du cou.
À des milliers de kilomètres de
là, une très vieille dame, Rose Calvert, voit ce dessin sur l'écran de son
téléviseur. Elle contacte Lovett et lui affirme qu'elle est la jeune fille qui
a servi de modèle à l’artiste. Elle est l'une des rares survivantes du naufrage
du Titanic encore en vie. L’équipe l’invite sur le bateau de recherches sous-marines
et Rose leur raconte son histoire d’amour avec Jack Dawson, les circonstances
de leur rencontre, le terrible naufrage et comment elle y a survécu.
Le 10 avril 1912, Rose embarque
sur le Titanic à Southampton avec sa mère, Ruth DeWitt Bukater, son fiancé,
Caledon 'Cal' Hockley (Billy Zane), et
leurs domestiques. Pendant ce temps, dans un pub du port, quatre hommes
disputent une partie de poker. Deux d'entre eux ont misé leurs billets de
troisième classe pour le Titanic, billets que remportent finalement leurs
adversaires, deux inséparables copains, Jack (DiCaprio) et Fabrizio (Danny Nucci). Ceux-ci embarquent
ainsi sur le paquebot sous le nom des perdants.
Alors que commence la traversée,
Rose se sent de plus en plus piégée par une haute société qui veut lui faire
épouser un homme qu'elle n'aime pas. Finalement, le soir du vendredi 12 avril,
après le dîner, elle tente de se suicider en sautant de la poupe du navire.
Jack, qui flânait sur le pont, se précipite à son secours et réussit à la
sauver. Lorsque Cal et d'autres passagers arrivent sur les lieux, ils croient à
un accident et, pour remercier Jack d’avoir sauvé la vie de sa fiancée, ce
dernier l'invite à dîner dans la salle à manger des première classe. Jack,
qui n’est pas dans son monde, séduit la majorité des convives, en particulier Margaret « Molly » Brown (Kathy Bates), grâce
à sa beauté, à son intelligence et à son énergie.
Le lendemain, samedi 13 avril,
Jack et Rose passent la journée ensemble sur le pont du Titanic, discutant de
leur vie. Rose envie l'indépendance de Jack et son absence d'attaches. Grâce à Molly,
qui l’a pris sous son aile, Jack fait bonne impression au dîner où la plupart
des invités se montrent amicaux, à l'exception de Ruth De Witt, la mère de
Rose, et de Cal qui essaient de le rabaisser sans y parvenir. Jack fait aussi
bonne impression sur de riches passagers, comme le milliardaire John Jacob
Astor (le propriétaire du Waldorf Astoria) et de sa jeune épouse Madeleine.
Après le repas, Jack invite Rose à une fête en troisième classe, sans savoir
qu'ils sont suivis et épiés par le valet et âme damnée de Cal, Lovejoy.
Le matin suivant, Cal fait
une violente scène à sa future épouse, lui reprochant d'avoir découché. La mère de Rose lui exprime également ses craintes : si le mariage avec Cal n'a
pas lieu, leur famille, ruinée, perdra sa place dans la société. Rose décide
donc de se sacrifier pour le bien de sa mère. Jack s'introduit frauduleusement
en première classe pour la raisonner, mais en vain : Rose refuse. Ce n'est
qu'au coucher du soleil qu'elle se décide à le rejoindre. S'étant dévêtue, elle sort du coffre le Cœur de l'Océan et le passe à son cou et elle demande à Jack, de faire un dessin d'elle. Lovejoy les surprend et les deux jeunes gens se
réfugiant dans les salles des chaudières puis dans la cale, où ils font l'amour
à l'intérieur d'une Renault 1912. Peu après être ressortis sur le pont, ils
assistent à la collision du Titanic avec un iceberg.
Rose et Jack décident d'aller
prévenir Ruth et Cal qu'un incident s'est produit, et retournent à la cabine de
Rose, mais au moment d'entrer dans la cabine, Lovejoy glisse le bijou dans la poche de Jack, l'accusant de l'avoir volé. Jack est alors enfermé, menotté, dans le bureau du capitaine d'armes. Rose,
mise au courant de la gravité de la situation par le concepteur du navire,
Thomas Andrews, au moment de monter dans un canot avec sa mère, remonte sur le pont afin de libérer Jack. Après qu’elle ait
réussi in extremis à lui rendre sa liberté avant qu’il ne soit noyé par la montée de l'eau, tous deux réussissent
à gagner le pont des embarcations. Jack et Cal persuadent Rose de monter dans
un canot (Cal a négocié un arrangement avec un officier pour être évacué), mais
celle-ci ne peut abandonner Jack. Juste
avant cela, Cal a mis son manteau sur les épaules de Rose en oubliant que le
Cœur de l'Océan se trouvait encore dans une des poches. Mais, lorsque Cal se
rend compte que Rose a choisi de rester sur le bateau en train de couler avec
son amant, il est pris d’une rage meurtrière et il les poursuit pour les tuer. N’y parvenant pas, il
se fait passer pour le père d’une fillette et l'utilise comme prétexte pour
embarquer sur l’un des derniers canots. Pendant que le Titanic pique du nez,
Jack et Rose se réfugient sur le pont arrière. Fabrizio, l'ami avec qui Jack
avait embarqué, est tué par la chute de la première cheminée du paquebot.
Lorsque le navire sombre, les deux amants se jettent dans l'eau glacée et
trouvent pour refuge une pièce de bois flottant. Seule Rose peut s'y agripper mais Jack, plongé dans l’eau glacée jusqu’aux épaules, meurt d'épuisement. Avec une poignée de rescapés, Rose est secourue et survit. À son arrivée à New York, elle s’identifie
comme étant « Rose Dawson », et fait croire à sa famille qu’elle est morte dans
le naufrage.
De retour en 1996, Rose conclut
son histoire, expliquant que Cal, à sa connaissance, s'est suicidé pendant la
Grande Dépression. Nul ne sait ce qu'il est advenu du Cœur de l'Océan. La nuit
venue, on voit Rose quitter la cabine qu’elle occupe sur le bateau de
recherches sous-marines et s’avancer jusqu’à la poupe. Là, elle sort de sa
poche le fameux joyau qu’elle a donc conservé toute sa vie et le jette dans
l'Atlantique. Elle retourne à sa cabine où elle s’endort (à moins qu’elle ne
meure) et rêve qu’elle rejoint Jack et toutes les victimes du naufrage réunies sur
le Grand Escalier du Titanic reconstitué pour un baiser final et émouvant.
Fin alternative
Une fin alternative existe sur les
DVD "édition spéciale" et "édition collector". Elle
présente la fin du film d’un autre point de vue.
Après le retour du sous-marin,
une fête est organisée sur le bateau. Pendant que la petite-fille de Rose la
cherche, elle tombe sur Brock Lovett et ils entament une discussion. Entre
temps, Rose s'approche sur le bord du bateau avec l'intention de jeter le Cœur
de l'Océan. La petite-fille de Rose surprend cette dernière en train de monter
sur la barre de sécurité, pensant qu'elle va se suicider ou tomber. Brock et la
petite-fille de Rose se rendent compte qu’elle tient dans la main le bijou. Le
chercheur veut convaincre la vieille dame de le garder mais celle-ci refuse.
Brock lui demande alors de lui permettre de le toucher une seule fois. Elle
accepte, le met dans sa main mais Brock est tenté de le garder. Rose finit par
le convaincre de la laisser jeter le diamant par-dessus bord.
Le tournage
Le cadre du film, reconstitution
fidèle du naufrage, a été mis au point avec l'aide d’historiens, Don Lynch et Ken Marschall, qui ont étudié les circonstances dans lesquelles a
coulé le Titanic. Le tournage a nécessité la construction d'une maquette quasi
grandeur nature du paquebot, des expéditions sur l'épave et de nombreux effets
spéciaux, notamment numériques. Le film a entraîné un regain d'intérêt notable
pour le véritable naufrage du Titanic qui s'est traduit par la publication ou
la réédition de nombreux ouvrages sur le sujet.
Le film est le second plus grand
succès de l'histoire du cinéma après Avatar et a égalé le record de onze
Oscars en 1998, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. En
France, ce film aura cumulé un total de près de 22 millions de spectateurs avec
les reprises (dont 20,7 millions d'entrées lors de sa première sortie en
janvier 1998), plaçant le film en tête du box-office français de tous les
temps.
Mon opinion sur ce film
Je n’avais pas vu le film lors de
sa sortie au cinéma en 1997, ni lors de la projection de sa version 3D en 2012
mais je n’ai pas pu résister lorsqu’il est repassé, récemment, à la télévision.
C’est un grand film, magnifiquement mis en scène. Seule la scène du naufrage et
le calvaire des naufragés m’a paru insupportable et aurait pu, à mon avis, être
raccourci d’une bonne demi-heure. Tout le talent de DiCaprio, que ceux qui avaient déjà vu Gilbert Grape, tourné trois
ans plus tôt, y éclate littéralement. Son duo avec Kate Winslet qui, malgré ses 21 ans au moment du tournage,
ressemble à une adolescente, restera inoubliable pour tous les cinéphiles.
Titanic est et restera l’un des meilleurs films de tous les temps.
PS , I love you by Richard LaGravenese
(2007). Ce film est l’adaptation
du best-seller de Cecelia Ahern paru en 2004 dont c’était le premier roman. Les
deux acteurs principaux sont Hilary Swank et Gerard Butler.
Synopsis
L'action se déroule à New-York et
en Irlande. Holly (Hilary Swank) et Gerry (Gerard Butler) sont mariés depuis
quelques années et vivent dans un appartement trop petit du Lower East Side à
Manhattan. Ils sont toujours terriblement amoureux l’un de l’autre mais ils se
chamaillent en permanence comme deux ados, principalement à propos de
l'exiguïté de l'appartement et de leurs revenus. Ils voudraient un enfant et
Holly, qui va avoir 30 ans, souhaite ardemment l'avoir au plus vite. Mais, très
pragmatique, elle voudrait d'abord que leur situation financière se stabilise
et leur permette de déménager pour un appartement plus grand. Comme elle travaille dans une agence immobilière avec
son amie Gina (Sharon McCarthy), elle est frustrée, car elle fait constamment
visiter des appartements qu’elle ne peut s’offrir. Gerry est un garçon un peu
immature, artiste, qui a monté, avec son copain John une entreprise de location
de voitures. On comprend que ce n'est pas son premier essai pour trouver une
situation stable et qui rapporte et, sans le lui reprocher ouvertement, Holly
le vit mal.
Le jeune couple est entouré d'un
groupe de bons copains, parmi lesquelles les inséparables amies de Holly,
Barbara (Lisa Kudrow, ex-Friends), aux alentours de la 30e, toujours à la
recherche de l'homme idéal, et Sharon, avec laquelle Holly travaille à l'agence
immobilière. Il y a aussi la mère de Holly, Patricia (Kathy Bates, toujours
remarquable) qui tient un bar-restaurant mais n'a jamais vraiment accepté le
mariage de sa fille avec Gerry, qu'elle a toujours considéré comme un
"branleur". Son barman est
Daniel (Harry Connick Jr, excellent), un garçon assez mal dans sa peau. Quant Gerry meurt d'une tumeur cérébrale,
Holly s’enferme dans son deuil et sombre dans la dépression. Quelque temps
après, à l’occasion de son 30ème anniversaire, Holly reçoit un gâteau et un
enregistrement audio avec la voix de son mari qui la pousse à reprendre le
contrôle de sa vie. Dix autres messages suivront, qui se terminent tous par
"PS, I love you") dans lesquels il amènera sa femme à reprendre pas à
pas sa vie en main et à vivre sans lui.
Avant de mourir, Gerry a réservé,
auprès d'une agence de voyages, un séjour en Irlande pour Holly et ses deux
amies, Denise et Sharon. En arrivant dans la maison de location, deux lettres
de Gerry les attendent. Elles leur donnent pour instruction de se rendre dans
un pub où chante William, l'ami d'enfance de Gerry. Le soir, Holly, désemparée,
passe la nuit avec lui. Pendant leur séjour, Denise annonce qu'elle est fiancée
et Sharon révèle qu'elle est enceinte, ce qui amène de nouveau Holly à se
replier sur elle-même.
De retour à New-York, Holly reçoit
une nouvelle lettre de Gerry. Il lui dit de réaliser son rêve : se lancer dans
la conception de chaussures pour femmes, qui, depuis ses études d'art, a
toujours été son projet et sa passion, et elle y réussit assez bien. Lors d’une
entrevue où elle craque dans les bras de sa mère, celle-ci sort de sa poche la
dernière lettre de Gerry, lui confessant qu’avant de mourir, il lui avait fait
promettre de lui servir de messager. Holly et sa mère repartent en Irlande pour
rendre visite aux parents de Gerry (qui n'étaient pas venus au mariage); Holly
y retrouve William et on pense qu’elle va désormais faire sa vie avec lui.
Mon jugement
Très beau film qui traite,
apparemment avec légèreté, d'un sujet difficile (la mort d'un être aimé) et des
options qui restent à celui qui survit : soit se laisser aller à la souffrance
et au désespoir, soit tourner la
page sans oublier cependant ce qu'on a
vécu avec l'être aimé.
L'idée des lettres écrites à
l'avance est originale mais c'est surtout l'humour permanent qui parcourt les
dialogues qui permet d'apprécier ce film et d'éviter le pathos. La partie
tournée en Irlande, couverte de bruyères, est magnifique ainsi que la bande
son, mêlant chants irlandais et la BO écrite par James Blunt.
Minuit à Paris (Midnight
in Paris) est une comédie américano-espagnole réalisée par Woody Allen et
sortie en salles françaises le 11 mai 2011. Le film a été présenté en tant que
film d'ouverture au Festival de Cannes 20112. En 2012, il est récompensé par
l'Oscar du meilleur scénario original.
Synopsis
Gil Pinder (Owen Wilson) beau gosse évoquant un Robert
Redford à qui on aurait fait un lavage de cerveau, et Inez (Rachel McAdams) sont
deux jeunes fiancés américains préparant leur mariage. Ils passent quelques
jours à Paris, accompagnant les parents d'Inez venus en France pour affaire.
On retrouve le schéma classique
des films de Woody Allen : une famille américaine plutôt très aisée (ce que les
Américains appellent « Upper Middle Class »), bourgeois parvenus et
superficiels qui descendent dans des hôtels de luxe et s'étourdissent en
faisant le tour des restaurants et des antiquaires ou des galeries d'art
moderne.
Les futurs jeunes mariés sont
beaux, blonds et amoureux... Inez est gentille, belle et plutôt sympathique, mais assez insipide. Gil est, à Hollywood, auteur de scenarii pour la
télévision qui marchent plutôt bien mais l'œuvre de sa vie est un roman auquel
il travaille (ou du moins auquel il voudrait bien pouvoir travailler (tous les
auteurs se reconnaîtront dans son personnage).
Il tombe sous le charme de Paris
et envisage de s'y installer, ce que ni sa fiancée, qui ne jure que par la
Californie et une villa à Malibu, ni encore moins ses futurs beaux-parents, ne
peuvent concevoir.
La rencontre inopinée avec un
autre couple américain dont le mari, Paul (Michael
Sheen l'inoubliable Tony Blair du généralissime film The Queende Stephen
Frears) est un ancien flirt d'Inez, venu à Paris pour faire une conférence à la
Sorbonne. Son pédantisme insupportable, qui fascine Inez, va contribuer à
éloigner un peu plus les jeunes fiancés.
Gil, fasciné par Paris, parcourt
la ville pour s'imprégner de son atmosphère, ce que ne peut comprendre le reste
de la famille, toute occupée à ses dîners mondains, à ses visites d'expositions
(Rodin, Monet à Giverny, etc.), à courir les antiquaires et à préparer un
mariage dont on comprend assez vite qu'il a du plomb dans l’aile.
Un soir, après une dégustation de
vins assez poussée où Paul, a discouru aussi bien sur vins que sur la
peinture ou la littérature, Gil s’éclipse pour rentrer seul à l'hôtel. Il se
perd dans la ville et, alors que sonne minuit et qu'il est assis sur les
escaliers de la butte Montmartre, une voiture des années 20 s'arrête à sa
hauteur et on l'invite à y monter : à l'intérieur se trouvent Zelda (Alison Pill) et F. Scott Fitzgerald (Tom Hiddleston).
Gil croit d'abord que l’alcool
lui joue des tours ou qu'il s'agit d'une farce mais il s'agit bien du "vrai " couple d'écrivains. Ceux-ci l'emmènent alors dans une soirée où il va successivement rencontrer le
musicien de jazz Cole Porter, puis dans un bar où il se trouve face à Ernest Hemingway (Corey Stoll) qui lui propose de faire
lire son manuscrit à Gertrude Stein (Kathy Bates)
Le matin venu, il retrouve sa
fiancée à l'hôtel et il est à dix années lumières de ses minables intérêts et
de ses ragots mondains. Ne sachant si ce qu'il a vécu la veille était dû à son
état d'ébriété ou s'il a été victime d'un rêve éveillé ou d'une hallucination, il n'ose pas raconter son aventure à sa fiancée et, le lendemain, il prend n'importe quel prétexte pour
retourner au même endroit que la veille.
A minuit tapante, la même voiture
s'arrête à son niveau et Zelda et Scott Fitzgerald l'invitent à nouveau à leurs côtés pour
l'emmener dans d'autres soirées où il rencontrera cette fois Pablo Picasso (excellent Marcial Di Fonzo Bo), T. S. Eliot,Salvador Dalí (surprenant Adrien Brody), Luis Buñuel (Adrien de Van), Man Ray, Henri Matisse,
etc. Il va tomber sous le charme d'Adriana (Marion Cotillard), alors égérie de Picasso, après avoir été celle de
Modigliani.
Mais, alors que Gil est ébloui
par l'époque dans laquelle il se trouve, Adriana, elle, ne rêve que de celle du
Paris du Maxim's de la Belle époque. Lors d'un autre voyage temporel, Adriana
restera dans ce temps qu'elle considère comme l'âge d'or, alors que Gil reviendra
à notre époque, annoncera à Inez qu'il ne l'épouse pas et restera à Paris où il
se console d'avoir perdu Adriana avec Gabrielle (Léa Seydoux), une jeune vendeuse de disques anciens de Cole Porter,
fraîche et charmante, qui, comme lui, aime Paris à minuit et sous la pluie.
Mon opinion sur ce film
Le film commence assez mal :
un enchaînement de cartes postales représentant des vues de Paris, de jour, à
la tombée du soir, sous la pluie, de nuit... C'est un peu répétitif et augure
mal du beau film qui va suivre.
Sans aller jusqu'à rejoindre
Pierre Murat qui, dans sa critique de Télérama,
présente ce film comme un chef d'œuvre
absolu, je dois dire que, pour moi, ce film a été un pur régal dont le thème,
beaucoup plus profond qu'il n'y paraît, tourne autour de l'insatisfaction,
chère à Woody Allen. Il y ajoute une touche de magie qui rend le film
infiniment émouvant par la poésie et la nostalgie qui s'en dégage.
Owen Wilson qui, malgré une
longue carrière d'acteur (son premier film en tant qu'acteur date de 1994), ne
s'était guère jusque-là illustré dans des rôles marquants, est parfait dans ce
rôle de grand gamin insatisfait de ce que lui offre la vie et qui réalise son
rêve avec une distanciation et un humour presque britannique.
Je n'avais pas été, jusque-là, un grand fan de
Woody Allen mais ce film m'a fait l'apprécier malgré ses afféteries et ses
grosses ficelles dont on se serait volontiers passé (franchement, si l'apparition
de Carla Bruni dans un petit rôle insipide mais charmant est, à la rigueur supportable,
celle de Gad Elmaleh en détective égaré à la cour de Versailles est tout à fait
superflue et parfaitement ridicule !)
Saluons plutôt les magnifiques
reconstitutions des années 1920 et de la Belle-Epoque rendues surtout crédibles
par la qualité des interprètes parfaitement choisis, si ce n'est pour leur
physique, du moins pour leur jeu d'acteurs (Picasso et Dali sont
particulièrement remarquables, quant à Kathy Bates en Gertrude Stein, elle est
tout simplement époustouflante. Un pur régal et, à mon avis, le meilleur film de Woody Allen à ce jour.
Kathy Bates est née en 1948
(tiens, nous avons le même âge !) à Memphis, dans le Tennessee. Comme la
plupart des bonnes actrices, elle a commencé par une carrière théâtrale avant
de jouer son premier rôle au cinéma en 1971 dans un film de Milos Forman, Taking
Off. Elle continue cependant au théâtre jusqu'en 1980 avant de tourner
des rôles secondaires dans plusieurs films mais c'est grâce à Misery
(1990), le film tiré du roman de Sephen King où elle jouera le rôle de
la terrifiante infirmière folle Annie Wilkes qu'elle connaîtra la notoriété. Ce
rôle lui permettra de recevoir l'Oscar de la meilleure actrice. Sa carrière au
cinéma était désormais sur les rails. Parmi son imposante filmographie, citons
son rôle dans les Beignets de tomates vertes (1991), Dolores Clairbone (1995),
un autre film adapté d'un roman de Stephen King, son rôle de Molly Brown dans Titanic
de James Cameron (1997) ou encore Primary Colors (1998).
En ce qui me concerne, je l'ai surtout
appréciée dans :
Les noces rebelles (2009) où, bien
qu'elle joue un rôle secondaire (celui d'un agent immobilier), on ne remarque
qu'elle alors que les acteurs principaux sont Leonardo di Caprio et Kate
Winslet.
Chéri de Stephen Frears
(2009) où elle joue le rôle de Mme Peloux, la mère de Chéri, une horrible
harpie ambassadrice du mauvais goût face à la craquante Michelle Pfeiffer.
et surtout Minuit à Parisde Woody
Allen (2011) où elle incarne à la perfection Gertrude Stein, la grande poétesse
dramaturge et surtout collectionneuse qui découvrit les impressionnistes, les surréalistes
et les cubistes.
C'est véritablement une grande
actrice du calibre d'Helen Mirren,
de Maggie Smith ou de Judi Dench qui compensent par une
personnalité hors du commun et un immense talent un physique que l'on ne peut
qualifier d'avantageux.
Chéri est un film franco-britanico-allemand réalisé par Stephen Frears, sorti en avril 2009. Avec Michelle
Pfeiffer, Rupert FriendetKathy Bates. Le livre est l'adaptation du célèbre roman de Colette publié en 1920. Il représente la 3ème tentative d'adapter ce roman après celles de Pierre Billon (1950) et François Chatel (1962) ; c'était Jean-Claude Brialy, alors âgé de 29 ans, qui incarnait Chéri et Madeleine Robinson, qui jouait le rôle de Léa.
Synopsis
Tout le monde connaît le thème du roman de Colette. Une courtisane de près de 50 ans, Léa, devenue riche, s'éprend de Fred Peloux, dit Chéri, un jeune homme de 19 ans, fils de l'une de ses concurrentes, Mme Peloux. Ce qui, au début, n'était qu'un jeu, devient, pour l'un et l'autre des amants, un véritable drame quand Léa, consciente de la trop grande différence d'âge entre eux, provoque leur séparation. Chéri, dont on croyait qu'il n'attachait d'importance à rien, ne supportera pas d'être abandonné par celle qu'il a aimé plus que tout.
Mon opinion sur ce film
Film magnifique à tout point de vue, aussi bien sur le plan esthétique (très belles prises de vues, décors et costumes somptueux), que pour le jeu d'acteurs, tout en retenue
(Michelle Pfeiffer jouant le rôle de Léa, une courtisane "retirée des
affaires" qui tombe éperdument amoureuse du fils de 19 ans de son
"amie" et concurrente, est radieuse). Je ne connaissais pas Rupert Friend, un jeune acteur anglais de 28 ans qui joue à la perfection le rôle de
Chéri. Les décors, les costumes, l'image, la musique, sont en adéquation avec
l'ensemble. Certaines scènes, superbement filmées, évoquent la peinture impressionniste (une très
belle scène parmi des centaines d'autres où Léa (Michelle Pfeiffer) est seule
sur la terrasse du Grand Hôtel de Biarritz d'où elle contemple la baie. Une réussite absolue dans laquelle on sent la patte d'un grand metteur en scène. Kathy Bates se coule avec un talent remarquable dans le rôle de l'ignoble Mme Peloux, la mère de Chéri.
Je dois ajouter que j'ai relu, après avoir vu le film, le livre de Colette. Je l'ai trouvé ennuyeux et dépassé et j'admire Stephen Frears d'en avoir tiré un film aussi parfaitement réussi. C'est une des rares fois où on peut affirmer que le film est plus réussi que le livre dont il est tiré.
Les Noces rebelles (Revolutionary
Road) est un film américano-britannique de Sam Mendes, sorti en France le 21
janvier 2009. Ce film est l’adaptation au cinéma du roman Revolutionary Road de
Richard Yates (1960). Le roman remet notamment en question la nature du mariage et
provoqua de vives critiques et commentaires à sa sortie aux États-Unis. A son
sujet, voici ce qu’en dit son auteur : « Bon nombre de gens ont considéré
ce livre comme un pamphlet contre la banlieue, ce qui m'a beaucoup déçu. Je
l'avais voulu davantage comme une charge contre cette soif générale de
conformisme qui s'est emparée de tout le pays, contre ce désir de coller
aveuglément et désespérément à la sécurité à tout prix... Je voulais suggérer
que la route de la révolution de 1776 était devenue, dans les années 50,
quelque chose qui ressemblait beaucoup à une impasse. » (Richard Yates)
Le film
Au milieu des années 1950, April
(Kate Winslet) et Frank Wheeler (Leonardo DiCaprio) forment un jeune couple
américain qui, en apparence, a tout pour être heureux (enfants, maison,
travail...). Ils se considèrent comme bien au-dessus des conventions sociales
et de l'inertie qui règnent dans leur lotissement. S'étant pourtant promis de ne
jamais sombrer dans le conformisme de leurs voisins, ils finissent par devenir
tout ce qu'ils ne voulaient pas être : un homme coincé par son métier et dont
la désinvolture peine à cacher le manque d'assurance et une femme au foyer
morose rêvant d'une autre vie.
Mon opinion sur ce film
En ce qui me concerne, je n'ai pas été séduit par ce film. A vrai dire, je n'ai pas été ému un seul instant pour ces personnages sans volonté qui s'enferment eux-mêmes dans la cage de conformisme qu'ils se sont forgés. Je reconnais qu'il devait être difficile d'adapter un roman comme Revolutionary Road ni de rendre le mal-être de ce jeune couple épris de liberté mais pris au piège du conformisme et de la société de consommation américaine. Mais d'autres sont mieux parvenus à nous décrire l'étouffement qu'il pouvait y avoir à vivre dans une société aussi conservatrice et étriquée. Film bavard, ennuyeux, que je ne qualifierais pas de chef-d'oeuvre malgré les excellentes prestations des acteurs. Kathy Bates, qui joue le rôle de l’agent immobilier Helen Givings, est, comme dans tous les films où je l’ai vue, éblouissante. C’est vraiment une actrice de grand talent, inoubliable salope dans le rôle de Madame Peloux dans le sublime film de Stephen Frears, Chéri.