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lundi 13 avril 2015

Rupert FRIEND (Acteur britannique)




Rupert Friend dans Chéri

Rupert Friend est un acteur de cinéma britannique, né le 1er octobre 1981 dans l’Oxfordshire (comté d’Oxford).

Carrière

Après ses études secondaires, il suit des cours d'art dramatique à la Webber Douglas Academy of Dramatic Art de Londres. Il fait des débuts remarqués au cinéma, en 2004, dans Rochester, le dernier des libertins (The Libertine), l'adaptation de la pièce de théâtre homonyme de Stephen Jeffreys, où il joue le rôle de Billy Downs, le jeune ami amoureux de John Wilmot, 2e comte de Rochester, interprété par Johnny Depp. Ce rôle lui permet d'être désigné meilleur nouveau talent (Outstanding new talent) aux Satellite Awards 2005. En 2005, il joue M. Wickham dans le film Orgueil et Préjugés (Pride & Prejudice), l'adaptation du roman de Jane Austen. La même année, il interprète Ludovic Meyer, le principal rôle masculin, au côté de Joan Plowright, dans Mrs Palfrey at The Claremont.

La période 2007-2008 est prolifique pour Rupert Friend; il apparaît, en effet, au générique de six films, notamment La Dernière Légion (The Last Legion), de Doug Lefle et Medieval Pie : territoires vierges (Virgin Territory), de David Leland.

Il incarne le Prince Albert, aux côtés, entre autres, d'Emily Blunt et de Paul Bettany dans le film The Young Victoria, sur la jeunesse de la reine Victoria, de Jean-Marc Vallée, présenté le 6 février 2009 à l'European Film Market de la Berlinale 2009.

 Son rôle le plus remarqué à ce jour est celui de Chéri, où il incarne le personnage principal au côté de Michelle Pfeiffer dans le film éponyme de Stephen Frears, adapté du roman de Colette.

 Dans la vie, Rupert Friend a été le compagnon de l’actrice Keira Knightley de  2005 (où ils se sont rencontrés lors du tournage d'Orgueil et Préjugés)  au début de 2011, où ils se sont séparés.

 Filmographie

  • ·         2004 : Rochester, le dernier des libertins (The Libertine), de Laurence Dunmore (Billy Downs)
  • ·         2005 : Orgueil et Préjugés (Pride & Prejudice), de Joe Wright (M. Wickham)
  • ·         2005 : Mrs Palfrey at The Claremont, de Dan Ireland (Ludovic Meyer)
  • ·         2007 : The Moon and the Stars, de John Irvin (Renzo Daverio)
  • ·         2007 : Outlaw, de Nick Love (Sandy Mardell)
  • ·         2007 : La Dernière Légion (The Last Legion), de Doug Lefle (Demetrius)
  • ·         2007 : Medieval Pie : territoires vierges (Virgin Territory), de David Leland (Alessandro Felice)
  • ·         2008 : Jolene, de Dan Ireland (Coco Leger)
  • ·         2008 : Le Garçon au pyjama rayé, de Mark Herman (Le Lieutenant Kotler)
  • ·         2009 : Victoria : les jeunes années d'une reine (The Young Victoria), de Jean-Marc Vallée (Le Prince Albert)
  • ·         2009 : Chéri , de Stephen Frears
  • ·         2010 : Lullaby, de Benoît Philippon (Sam)
  • ·         2011 : 5 Days Of August (Etat de guerre), de Renny Harlin (Thomas Anders)
  • ·         2013 : Le Théorème Zéro (The Zero Theorem), de Terry Gilliam
  • ·         2014 : Les Poings contre les murs (Starred Up) de David Mackenzie : Oliver
  • ·         2014 : Meet Me in Montenegro d'Alex Holdridge (en)
  • ·         2015 : Hitman : Agent 47 d'Aleksander Bach : l'agent 47
  • ·         2016 : Barton & Charlie & Checco & Bill de Rupert Friend : Barton
  • ·         Date inconnue : To Write Love on Her Arms de Nathan Frankowski : David McKenna
Série télévisée

Depuis 2012, l’acteur fait partie de la distribution de la série Homeland (saison 2, 3 et 4) : il y joue le personnage de Peter Quinn. 

jeudi 1 mai 2014

UNE PROMESSE film de Patrice Leconte (FR/B 2014)



Une promesse est un film romantique franco-belge réalisé par Patrice Leconte, sorti le 16 avril 2014. Le scénario est basé sur la nouvelle Le Voyage dans le passé de Stefan Zweig.

Synopsis

L'action débute en Allemagne en 1912, se prolonge au début de la Première Guerre mondiale et se termine aux premières manifestations nazies. 

Un jeune ingénieur d’origine pauvre, fraîchement diplômé, Friedrich Zeitz (Richard Madden), est embauché dans une grande entreprise sidérurgique de la Ruhr. Peu de jours après son arrivée, alors que tout le monde a quitté les bureaux, un bruit de chute l'attire dans le bureau du patron, Herr Karl Hoffmeister (Alan Rickman). Celui-ci, malade, vient de s'effondrer, victime d'une crise cardiaque. Il lui vient en aide mais le patron lui demande de ne pas ébruiter l'affaire. A partir de cet instant, en raison de ce qui vient de se passer et qui doit rester secret, mais aussi parce qu'il a jugé ce jeune homme inconnu travailleur et compétent, le patron en fait son bras droit. Tous les jours, Zeitz se rend donc chez Herr Hoffmeister pour le tenir au courant des affaires de l'entreprise et, peu à peu, il devient son secrétaire particulier, le lien indispensable entre lui et l'entreprise.  

L’épouse du patron, Charlotte (Rebecca Hall) est une femme bien plus jeune que son mari, belle et charmante. Le jeune homme entre peu à peu dans l'intimité du couple, devenant le précepteur de leur fils, Otto, un enfant de neuf ans, et finissant par laisser son logement misérable pour habiter la demeure patricienne. 

On pourrait craindre le pire, que le garçon "bien sous tout rapport" ne trahisse la confiance du patron et du mari. Il n'en est rien. Zeitz est jeune et beau, certes, il est compétent mais il est aussi honnête et réservé. 

Bien qu'il se soit épris, dès le premier regard de Charlotte, Zeitz n'ose lui révéler ses sentiments d'une part parce qu'il n'est pas sûr de ses sentiments à elle, mais aussi parce qu'il ne veut pas rompre le merveilleux équilibre que lui a offert cette famille en l'accueillant chez elle. Il n'empêche qu'à de petites touches savamment distillées par le metteur en scène, on ressent, dans le huis-clos de la demeure, cette passion amoureuse qui couve sans pourtant jamais se traduire en gestes ou en paroles mais rythmée par les notes omniprésentes du piano dont joue Charlotte.

Mais soudain, tout se précipite et le fragile équilibre qui s'était établi est rompu : Friedrich ayant suggéré au patron de se lancer dans l'achat de mines au Mexique pour rendre son approvisionnement en matières premières plus compétitif, celui-ci décide de l'envoyer deux ans en Amérique afin qu'il y supervise les travaux. Friedrich est à la fois flatté de la confiance que lui montre Herr Hoffmeister mais il est aussi dévasté à l'idée de s'éloigner de Charlotte et d'Otto. L’annonce de son départ imminent provoque aussi chez Charlotte une réaction désespérée. Devant la séparation inéluctable, l'un et l'autre réalisent qu'ils s'aiment passionnément. Mais, par devoir envers son mari malade et par amour pour son fils, Charlotte s'interdit de céder à une passion qui les détruirait. Quant à Friedrich, quel que soit son amour pour elle, il ne peut trahir l'homme qui a fait de l'étudiant miséreux un ingénieur respecté. La veille du départ de Friedrich, Charlotte lui fait la promesse de l'attendre jusqu'à son retour.

Pendant les premiers mois, Charlotte et Friedrich s'écrivent des lettres passionnées. Mais le séjour au Mexique, qui ne devait durer que deux ans, s'éternise du fait du déclenchement de la Première Guerre mondiale. Non seulement Friedrich ne peut rentrer mais, du fait de la guerre, toute correspondance s'interrompt. L'entreprise de sidérurgie passe sous le contrôle des militaires qui la réquisitionnent pour fabriquer des canons, ce qui accélère la dégradation de l'état de santé de Karl. Charlotte se retrouve veuve. Sans son fils, placé dans un collège religieux, sans nouvelles de Friedrich, elle sombre dans la dépression. 

Six ans après, cependant, le téléphone sonne dans la grande demeure transformée en sépulcre : c'est Friedrich, revenu enfin en Allemagne. Tout à son bonheur de le revoir, Charlotte revit comme une fleur fanée à laquelle on aurait remis de l'eau fraîche. Mais la rencontre est décevante. Même s'ils n'ont, ni l'un ni l'autre pas vraiment changé physiquement, trop de temps a passé et ils sont devenus comme deux étrangers.

Mais, alors qu'ils allaient se séparer dans l'indifférence, ils s'accordent un dernier moment ensemble et les souvenirs rejaillissent, plus forts que jamais. 

Casting

  • Rebecca Hall as Charlotte Hoffmeister
  • Alan Rickman as Karl Hoffmeister
  • Richard Madden as Friedrich Zeitz
  • Toby Murray as Otto Hoffmeister
Tournage

Le film a été tourné en grande partie en Belgique. Les scènes ferroviaires ont été tournées dans les gares de Carnières et de Binche, rebaptisée pour l'occasion « Oberhausen », et sur la ligne Binche-Clabecq.

Les scènes qui se déroulent à l'hôtel particulier des Hoffmeister ont été tournées au château de Vervoz.

Différents sites de Wallonie ont servi de cadre au tournage du film, comme la ville de Durbuy ou le château de Thieusies.

Alan Rickman (l'odieux professeur Rogue d'Harry Potter) a confié à Patrice Leconte qu'après avoir joué dans deux grosses productions américaines, il avait perdu un peu le goût de jouer. À la fin du tournage, il l'a serré dans ses bras en lui disant qu'il lui avait redonné le goût du cinéma. Patrice Leconte a alors pensé que "C'était mieux que si j'avais reçu la Légion d'honneur".

Langue

Tourné en langue anglaise, Une Promesse est doublé en langue française pour son exploitation en salles. La version française a été réalisée en Belgique mais elle est assurée par des comédiens français, notamment Julie Gayet, qui double la voix de Rebecca Hall.

Musique

La musique, écrite par Gabriel Yared, mais incorporant plusieurs pièces classiques pour piano, s'accorde bien à l'atmosphère mélancolique du film. Voilà comment le cinéaste Patrice Leconte résume la place singulière qu'occupe dans son parcours son vingt-huitième long-métrage, Une promesse. A cela s'ajoute une autre "première fois" : Une promesse est aussi le film de sa rencontre incandescente avec le compositeur Gabriel Yared, grand alchimiste du lyrisme. "Dans son écriture, j'aime passionnément sa capacité à traduire la complexité des mouvements du coeur, avec pudeur et retenue" précise Patrice Leconte. De cette collaboration en état de grâce naît une vaste partition pour orchestre de chambre, délicate et intense à la fois, fonctionnant comme la voix intérieure des personnages, comme le révélateur des sentiments qu'ils n'osent pas exprimer. L'écoute de cette bande très originale confirme une évidence : Une promesse n'est pas un point d'arrivée mais un point de départ, celle d'une fraternité créatrice appelée à se développer. C'est aussi une partition qui, dans la droite lignée de La Lune dans la caniveau, Le Patient anglais ou Le Talentueux Mr Ripley, est appelée à devenir l'un des classiques de Gabriel Yared

Mon opinion

Le nom de Patrice Leconte évoque, pour tout spectateur, la trilogie des Bronzés et quelques comédies du même acabit (Viens chez moi, j'habite chez une copine ou Ma femme s'appelle reviens), sa filmographie, qui compte 28 films, est très éclectique. Son précédent film, Le magasin des suicides (2012), adapté du livre pour enfants de Jean Teulé, était même un film d'animation.  

Moyennement reçu en France par les critiques professionnels, avec une note moyenne de 3,1/5 sur le site AlloCiné, Une promesse a en revanche obtenu un accueil largement négatif dans les pays anglophones, avec 13% seulement d'avis favorables sur le site Rotten Tomatoes et un score de 35/100 sur le site Metacritic. Je suppose que ce sont les mêmes qui ont éreinté le film de Leconte qui ont encensé The Grand Budapest Hotel, aussi "adapté" paraît-il d'une nouvelle de Zweig. Je serais bien curieux de savoir ce que Zweig aurait pensé, s'il revenait d'entre les morts, de cette pitrerie acidulée. Il y a fort à parier qu'il opterait plutôt pour Une promesse que pour le film de Wes Anderson.

J'ai personnellement beaucoup aimé ce film, à la fois esthétiquement mais aussi pour le talent avec lequel le réalisateur parvient à suggérer les sentiments, par touches légères (un geste, une ombre sur un rideau, une allusion...) comme le ferait un peintre romantique. Un seul regret : non que le film m'ait paru long, mais j'aurais volontiers supprimé certaines scènes (celle du train, celle de l'hôtel, et j'aurais écrit le mot fin sur l'avant dernier plan (la scène du kiosque où les visages s'effleurent) et non le dernier, des deux amants à contre jour. Mais ce sont des détails sans importance qui n'enlèvent rien aux qualités et au charme de ce film.

Certaines images m'ont évoqué deux autres films que j'aime beaucoup : Chéri de Stephen Frears et The Duchess.
   

lundi 31 mars 2014

Michelle PFEIFFER (Actrice américaine)


Michelle Pfeiffer est une actrice américaine née en 1958 en Californie. Son père Richard est d'ascendance allemande, irlandaise et néerlandaise. Sa mère est d'origine suisse et suédoise. Michelle rencontre le théâtre lors de ses études au lycée de Fountain Valley et s'oriente vers le théâtre. Elle fait ses débuts en 1979 dans une série télévisée comique, Delta house. Sa carrière commence vraiment en 1979 avec le film Falling in love again de Steven Paul. Elle a tourné à ce jour dans une 40e de films dont deux en 2011 et un, de Tim Burton, Dark shadows, qui est sorti en 2012 mais n'est hélas pas une réussite. Elle a peut-être un peu trop tourné et accepté des rôles qu'elle aurait dû refuser. Son rôle de sorcière dans Stardust, le mystère del'étoile (2007) est à ce sujet symptomatique. Mais on ne peut pas le lui reprocher. L'adaptation du roman de Neil Gaiman, dont le film est tiré, a été complètement ratée. D'autres acteurs de renom se sont laissés embarquer dans le film : De Niro, Peter O'Toole, Rupert Everett, etc. Si le film est un ratage complet, ce n'est pas de leur faute mais de celui du scénariste et surtout du réalisateur, Matthew Vaughn.

C'est une actrice qui ne m'avait pas vraiment marqué jusqu'à ce que je la voie dans le rôle de Léa (Nounoune) dans le splendide film Chéri, de Stephen Frears (2009), d'après le roman de Colette, où elle est réellement sublime. A ce sujet, je vous renvoie à ma critique dans ce blog. J'ai aussi beaucoup apprécié son jeu dans le rôle d'une avocate superexcitée qui prend la défense d'un autiste dans le très émouvant film Sam, I am Sam.

mardi 28 mai 2013

CHERI de Stephen FREARS (Film 2009)

[Post initialement publié le 3/5/2009]


Chéri est un film franco-britanico-allemand réalisé par Stephen Frears, sorti en avril 2009. Avec Michelle Pfeiffer, Rupert Friend et Kathy Bates. Le livre est l'adaptation du célèbre roman de Colette publié en 1920. Il représente la 3ème tentative d'adapter ce roman après celles de Pierre Billon (1950) et François Chatel (1962) ; c'était Jean-Claude Brialy, alors âgé de 29 ans, qui incarnait Chéri et Madeleine Robinson, qui jouait le rôle de Léa.  

Synopsis

Tout le monde connaît le thème du roman de Colette. Une courtisane de près de 50 ans, Léa, devenue riche, s'éprend de Fred Peloux, dit Chéri, un jeune homme de 19 ans, fils de l'une de ses concurrentes, Mme Peloux. Ce qui, au début, n'était qu'un jeu, devient, pour l'un et l'autre des amants, un véritable drame quand Léa, consciente de la trop grande différence d'âge entre eux, provoque leur séparation. Chéri, dont on croyait qu'il n'attachait d'importance à rien, ne supportera pas d'être abandonné par celle qu'il a aimé plus que tout. 

Mon opinion sur ce film    

Film magnifique à tout point de vue, aussi bien sur le plan esthétique (très belles prises de vues, décors et costumes somptueux), que pour le jeu d'acteurs, tout en retenue (Michelle Pfeiffer jouant le rôle de Léa, une courtisane "retirée des affaires" qui tombe éperdument amoureuse du fils de 19 ans de son "amie" et concurrente, est radieuse). Je ne connaissais pas Rupert Friend, un jeune acteur anglais de 28 ans qui joue à la perfection le rôle de Chéri. Les décors, les costumes, l'image, la musique, sont en adéquation avec l'ensemble. Certaines scènes, superbement filmées, évoquent la peinture impressionniste (une très belle scène parmi des centaines d'autres où Léa (Michelle Pfeiffer) est seule sur la terrasse du Grand Hôtel de Biarritz d'où elle contemple la baie. Une réussite absolue dans laquelle on sent la patte d'un grand metteur en scène. Kathy Bates se coule avec un talent remarquable dans le rôle de l'ignoble Mme Peloux, la mère de Chéri. 

Je dois ajouter que j'ai relu, après avoir vu le film, le livre de Colette. Je l'ai trouvé ennuyeux et dépassé et j'admire Stephen Frears d'en avoir tiré un film aussi parfaitement réussi. C'est une des rares fois où on peut affirmer que le film est plus réussi que le livre dont il est tiré.