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mardi 16 novembre 2021

L'ENFANT DE PERSONNE Téléfilm de Akim ISKER (FR-2021)

 

L’enfant de personne est un téléfilm français réalisé par Akim Isker à partir du livre autobiographique Dans l’enfer des foyers, écrit par Lyes Louffok. Programmé sur France 2 le 15/11/2021. Visionnable gratuitement en replay sur France.TV.

Présentation

Retiré dès l’âge de 4 mois à sa mère biologique, schizophrène, Lyes est placé chez Emilie qui l’aime et l’élève comme son propre fils jusqu’à l’âge de 6 ans. Pour raisons professionnelles, elle doit alors déménager dans le Sud et l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) refuse qu’elle emmène avec elle l’enfant pour ne pas l’éloigner de sa mère biologique qui n’a jamais voulu l’abandonner à l’adoption. Malgré les efforts d’Agathe (Isabelle Carré), la sœur d’Emilie, qui est très attachée au petit garçon, Lyes est brutalement arraché à sa famille d’adoption et placé dans un foyer. Là, malgré l’attention que lui prodigue Myriam (Nawell Madani), Lyes ne s’adapte pas à cette vie où sont mélangés des enfants de tout âge. A partit de là, c’est la dérive : placements en familles d’accueil aux résultats désastreux, fugues, retour au foyer, comportements agressifs, re-fugues, etc. Et ce, jusqu’à ses 15 ans, où il retrouve enfin Agathe et parvient à se stabiliser.  

Mon opinion

On est pris aux tripes par la situation de ce petit garçon qu’on a privé de la plus belle partie de sa vie, sa jeunesse. Mais c’est surtout la colère que j’ai ressenti envers l’échec complet de la politique française de l’Aide Sociale à l’Enfance, entre manque de structures, de moyens, de personnels formés, inaptitude de la justice à prendre des décisions « dans l’intérêt de l’enfant » auxquelles elle est tenue… Une administration défaillante, des services sociaux inopérants, une justice sourde et aveugle, des moyens insuffisants, les institutions ont une lourde responsabilité dans ces vies d’enfants gâchées voire détruites. Le livre de Lyes est paru en 2014. Son constat est malheureusement toujours d’actualité comme il apparaît dans le débat qui a suivi le film : En 20 ans, rien ne semble avoir changé malgré les grandes déclarations des ministres successifs dont on se demande ce qu’ils attendent pour mettre un point d’arrêt à un système qui a fait la preuve de son insuffisance, voire de sa nuisance. On peut hélas dire la même chose en ce qui concerne la situation des handicapés, celui des autistes ou celui des prisons. Les solutions sont pourtant connues. Les rapports s’accumulent et prennent la poussière dans les tiroirs des ministères. Quand donc notre pays se décidera-t-il enfin à prendre à bras le corps ces problèmes qui pourrissent la vie de la société et se répercutent de génération en génération ?

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vendredi 5 novembre 2021

L'ENFANT PERDU Téléfilm dramatique de Christian FAURE (FR-1997)

 


Ce film peut être visionné gratuitement en version intégrale sur You Tube. 

L’enfant perdu est un téléfilm dramatique français de Christian Faure (1997). Scénaristes : Sylvie Simon et Jacques Nahun.

Avertissement : Plusieurs autres films, ainsi que des romans, portent le même titre. 

Résumé

Après cinq ans de captivité en Allemagne, Pierre Neuville (Robin Renucci) revient à Paris et part à la recherche son fils, disparu pendant les bombardements lors de l'exode de 1940 où sa femme Odile a été tuée.

Alors qu’on annonce le bombardement de la capitale, Odile (Julie Debazac) emmène Jean-Louis dit Loulou, 3 ans dans la maison de famille des Neuville, située à Chagny, à 180 km au sud de Paris. Elle est accompagnée de leur amie Antoinette (Annie Romand). Alors qu’ils sont presque arrivés, la colonne de réfugiés parmi laquelle leur voiture, conduite par François, leur chauffeur, peine à avancer, est mitraillée par un avion allemand. Odile est mortellement touchée et Antoinette, restant aux côtés de son amie agonisante, confie le petit garçon au chauffeur qui s’enfuie à travers champs.

Depuis, malgré toutes ses recherches, Antoinette n’a plus jamais eu de nouvelle de François ni de Loulou.

Dès qu’il a pu se changer, Pierre part à la recherche de son fils qui a maintenant 9 ans. Ses démarches auprès du bureau de recherche des disparus ne donnant rien, il retourne sur les lieux du drame et mène sa propre enquête. Celle-ci le conduit à l’orphelinat Saint Joseph où il croit reconnaître son fils parmi les pensionnaires : comme Loulou, André (Jim Redler) est blond et aurait le même âge que lui. Malgré les réticences du directeur du pensionnat qui ne veut pas donner de faux espoirs au petit garçon, Pierre veut croire qu’il a retrouvé son fils.

Alors qu’il cherche d’anciens jouets de Loulou pour tenter de raviver les souvenirs d’André, il retrouve Rose, l’une de ses amies d’enfance.  Elle lui avoue qu’elle a toujours été amoureuse de lui. Ensemble, ils retournent à l’orphelinat. Rose a beau mettre en garde Pierre contre son emballement, il obtient du directeur de l’orphelinat qu’il autorise André à passer quelques jours avec eux. Le petit garçon est fou de joie.

En fait, Loulou a été recueilli par Adrienne (Anny Duperey), couturière dans le village, qui a caché son identité et l’appelle Jeannot (David Houri).  

Par hasard, Rose découvre le pot-aux-roses et Pierre, qui avait déjà entamé les démarches d’adoption pour André, décide de réclamer la garde de Jeannot/Loulou, faisant ainsi deux malheureux, André et Adrienne et par la même occasion rompt avec Rose au prétexte qu’elle lui aurait caché la vérité.

Mais, comprenant ce que sa décision a d’égoïste et les conséquences catastrophiques qu’elle aura sur la vie des enfants, Pierre renonce à ses droits sur Jeannot.

Mon opinion

Dommage que le scénario ne ménage pas mieux le suspense car on comprend très (trop) vite que Pierre, qui veut à tout prix croire en la survie de son fils, se trompe et que son obstination va entraîner un drame terrible. Mais, grâce à la qualité des acteurs, en particulier des enfants toujours stupéfiants de justesse (Jim Redler est remarquable), du charme de Rose (Anne Jacquemin) on est conquis par le film. 

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jeudi 1 février 2018

THIS IS US (série TV US 2016-...)


This Is Us est une série télévisée américaine créée par Dan Fogelman et diffusée depuis le 20 septembre 2016 sur le réseau NBC et en simultané sur le réseau CTV4 au Canada. En France, la série a été diffusée en version originale sous-titrée en octobre 2016 sur Canal+ Séries et dès le 24 janvier 2018 sur 6ter. Le DVD de la saison 1 est paru.

Présentation

La série est ce qu'il est convenu d'appeler une "série chorale" qui suit les enfants d’une même famille, Kevin, Kate et Randall, et celle de leurs parents, Jack et Rebecca Pearson, à des époques différentes de leurs vies[1]. Elle se déroule  entre les années 80 et de nos jours.

Kevin et Kate sont les deux membres survivants d’une fratrie de triplés conçus pendant le déroulement du Super Bowl XIV (October 1980). Après avoir perdu leur 3ème bébé, Jack et Rebecca décident d’adopter Randall, un enfant noir né le même jour que leurs propres enfants et abandonné par son père biologique devant une caserne de pompiers. On désigne généralement la fratrie sous le nom de « The Big Three ».

Les épisodes montrent alternativement des scènes du présent (2016-2018) et des flashbacks se déroulant dans les années 80, 90 et 1995-1997.

La plupart des scènes se déroulent à Pittsburgh mais aussi, lorsque les enfants sont devenus adultes, à Los Angeles et à New York.
  
Distribution
  • Milo Ventimiglia (dans le rôle de Jack Pearson, le mari de Rebecca et le père biologique de Kate et  Kevin,  et père adoptif de Randall)
  • Mandy Moore (Rebecca Pearson, l'épouse de Jack et mère biologique de Kevin et Kate)
  • Sterling K. Brown (Randall adulte)
  • Lonnie Chavis (Randall enfant)
  • Niles Fitch (Randall adolescent)
  • Chrissy Metz (Kate adulte)
  • Mackenzie Hancsicsak (Kate enfant)
  • Hannah Zeile (Kate adolescente)
  • Justin Hartley (Kevin adulte)
  • Parker Bates (Kevin enfant)
  • Logan Shroyer (Kevin adolescent)
  • Susan Kelechi Watson (Beth Pearson, l’épouse de Randall adulte et la mère de Tess et d' Annie)
  • Chris Sullivan (Toby Damon, le petit-ami de Kate)
  • Ron Cephas Jones (William H. "Shakespeare" Hill, le père biologique de Randall qui l’a abandonné bébé)
  • Jon Huertas (Miguel Rivas, le meilleur ami de Jack et deuxième époux de Rebecca)
Mon opinion sur cette série

Pas toujours facile à suivre à cause de son procédé de flash-backs, cette série est en tout point remarquable car elle ose aborder, sans tabous, les problèmes du racisme et de l'obésité. L'actrice qui joue le rôle de Kate, Chrissy Metz, est réellement obèse depuis l'enfance. La série aborde la question du surpoids qui touche tant d'Américains et commence à être un véritable problème de santé publique en Europe, avec une liberté et un humour admirables. Les autres sujets (le racisme, y compris au sein de la famille, la drogue, la maladie...) sont aussi traités avec beaucoup d'intelligence. 

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[1] On trouvait un peu le même procédé - mais dans un contexte bien différent - dans la minisérie de SF Taken (Disparition), produite par Leslie Bohem et Steven Spielberg (2002), qui suivait à différentes générations, plusieurs familles victimes d’enlèvements extra-terrestres. 

mercredi 22 mars 2017

LION film de Garth DAVIS (2016)


Lion est un film américano-britannico-australien réalisé par Garth Davis, sorti en 2016. 

Résumé

Ce film est basé sur une histoire vraie, celle de Saroo Brierley, racontée dans son livre autobiographique A long way home

Lorsque le film commence, on voit Saroo (Sunny Pawar), un enfant indien pauvre de cinq ans, et son frère aîné Guddu (Abhishek Bharate), risquer leur vie en montant sur un train en marche pour y voler du charbon. Ils revendent ensuite ce charbon contre deux portions de lait qu’ils s’empressent à rapporter à leur mère. 

Les deux garçons, leur petite sœur et leur mère vivent dans une misérable maison du quartier de Ganesh Talai dans la ville de Khandwa dans l'État du Madhya Pradesh. 

Un soir, Saroo insiste pour accompagner Guddu, qu'il adule, à la gare de Khandwa. D'abord Guddu  refuse puis il cède à l'insistance de son petit frère. Pendant que Guddu explore les wagons des trains à quai à la recherche de menue monnaie ou d’objets perdus par les voyageurs,  Saroo dort sur un banc . Lorsqu’il se réveille, la gare est vide et le petit garçon s’affole. Montant dans le premier train à l’arrêt, il se met à chercher son frère. Epuisé et désespéré, il finit par s'endormir sur une banquette alors que le train démarre. Quand il se réveille enfin, le train roule à grande vitesse. Les voitures sont vides et les portières sont bloquées. Le train ne s’arrêtera que deux jours plus tard, après avoir parcouru 1600 km. Il finira par s’arrêter à Calcutta, une ville située à l’opposé du village de Saroo. Perdu dans l’immense cité, ne parlant pas le bengali (sa langue est l'hindi), il erre en compagnie d'autres enfants et, après plusieurs péripéties où il risque sa vie, il est finalement enfermé dans un asile pour enfants des rues dont on ne sait s’il s’agit d’un orphelinat ou d’une prison. Quelques mois plus tard, les autorités n’ayant pas réussi à retrouver sa famille, il est proposé à l’adoption et envoyé en Australie où il est élevé par un couple qui vit à Hobart, en Tasmanie.

Arrivé à l'âge adulte, intégré à la société australienne, Saroo (DevPatel) se lance dans des études supérieures de tourisme mais, lors d’une réunion chez des étudiants indiens, des souvenirs de son enfance lui reviennent avec une violence inouïe. A partir de là, il n’a de cesse que de tenter de localiser son village d’origine et faire savoir à sa mère qu’il est toujours vivant et en bonne santé. Cette recherche, pour laquelle il s’aide du logiciel Google Earth, finit par l’obséder à tel point qu’il en perd le sommeil, abandonne ses études et se sépare de sa petite amie…

Après plusieurs années de recherche où il s’enfonce de plus en plus dans la dépression, il est sur le point d’abandonner sa quête mais le hasard lui fait retrouver le nom de son village. Ayant renoué les liens avec sa famille d’adoption et sa petite amie, il décide de repartir en Inde pour y retrouver sa mère biologique, âgée mais toujours en vie, sa sœur adolescente alors qu’il l’avait quittée bébé. Mais, lorsqu’il demande des nouvelles de son grand frère Guddu, qu’il adulait, il apprend qu’il a été fauché par un train la nuit-même où le train l’a emporté loin des siens.

Mon opinion sur ce film


Ce film pose le problème de l’adoption et de la recherche de leur identité par les enfants adoptés. J’ai d’autant plus été ému par ce cas qu’outre la misère extrême dans laquelle vivent certains enfants de par le monde, le cas de Saroo m’a rappelé celui d’enfants adoptés que je connais personnellement. Si je suis aussi allé voir ce film, c’est pour Dev Patel, un acteur anglais d’origine indienne, dont je suis l’évolution depuis que je l’avais découvert dans Skins. Jusque-là, il avait montré une énergie extraordinaire dans les rôles dans lesquels je l’avais vu, que ce soit dans Slumdog millionaire ou Indian Palace,… Il est presque méconnaissable dans celui de Saroo adulte, qui demande une intensité et une concentration démontrant une autre facette de son talent. Un mot aussi des autres acteurs : Nicole Kidman, qui joue le rôle de sa mère adoptive australienne est d’une grande justesse. Quant à Rooney Mara, dans celui de Lucy, la petite amie de Saroo, elle est aussi parfaite. Mais la palme revient au petit Sunny Pawar, le jeune acteur indien qui joue le rôle de Saroo enfant. L’énergie et la sincérité que déploie ce gamin sont impressionnantes.  Originaire de Mumbai (Bombay) en Inde, le garçon a été repéré dans une école pour enfants défavorisés et signe ici son premier rôle. A l'époque, il ne parlait pas un mot d'anglais. S'il vit toujours avec sa famille à Mumbai, une carrière d'acteur semble lui ouvrir les bras puisqu'il va tourner dans le film Love Sonia, aux côtés de Demi Moore. Souhaitons-lui de faire une aussi belle carrière que Dev Patel.      

mardi 14 février 2017

IL A DEJA TES YEUX comédie de Lucien JEAN-BAPTISTE (FR-2017)


Il a déjà tes yeux est une comédie française réalisée par Lucien Jean-Baptiste. Le film est sorti en salles en février 2017.

Résumé

Paul (Lucien Jean-Baptiste) et Salimata ‘Sali’ Aloka (Aïssa Maïga) ont fait une demande d’adoption. Après une longue attente, ils sont aux anges lorsqu'on les convoque enfin à l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance) pour leur proposer d’adopter Benjamin, âgé de 4 mois. Bien que tous les deux soient Noirs et que l'enfant soit un adorable bébé blanc aux yeux bleus, ils acceptent. L’assistante sociale chargée de leur dossier, Claire Mallet (Zabou Breitman), n'est pas enthousiaste pour ce type d'adoption mais son chef, Monsieur Vidal (Michel Jonasz) lui rétorque qu’il ne voit pas où est le problème puisqu’il est admis depuis longtemps que des couples Blancs adoptent des enfants Noirs et qu'il serait temps que des Noirs adoptent un enfant Blanc. 

Mais c’est sans compter sur toutes les résistances que peut opposer la société aux changements. La principale des résistances vient des parents de Sali qui, bien qu'ils vivent depuis plus de 30 ans en France, restent très attachés à la tradition. Mamita (l'inénarrable Marie-Philomène Nga), la mère de Sali, finit par se laisser convaincre, mais pas son mari, Ousmane (Bass Dhem).

Alors que Mamita garde Benjamin, elle le confie à l'une de ses copines et c'est la catastrophe que l'on attendait pas. La copine qui promenait tranquillement l'enfant, est arrêtée et on la soupçonne pêle-mêle d'avoir enlevé Benjamin et d'être sans papier. Suite à ce quiproquo à la fois dû au racisme et à l'absurdité administrative, Benjamin est retiré à la famille d’adoption. L'assistante sociale qui s'était toujours opposée à l'adoption triomphe. Mais, séparé de sa famille, le bébé ne s'alimente plus et dépérit et il doit être hospitalisé. 

Les parents adoptifs, Mamita, qui est indirectement responsables des événements qui ont déclenché cette situation ubuesque, et leurs amis vont à l’hôpital, très angoissés. Après des menaces du personnel et de la police, tout le monde se rend compte qu'il s'agit d'un malentendu, et Benjamin est rendu à sa nouvelle famille, enfin accepté de tous.

Mon opinion

Certes le film est une comédie mais il pose de vrais problèmes, en premier celui du véritable parcours du combattant que rencontrent des parents désireux d’adopter, celui de l’absurdité du système administratif mais aussi celui du racisme qui n’est pas que l’apanage des Blancs envers les Noirs puisqu’ici, les évènements dramatiques qui conduisent à l'hospitalisation de Benjamin, viennent en priorité de l’attitude intransigeante d’un policier Noir qui fait du racisme "anti-Noir" ! 

Après Box 27, où elle jouait déjà le rôle d’une assistante sociale, Zabou Breitman se retrouve à nouveau dans ce rôle. Mais autant elle était sympathique bien que maladroite dans le téléfilm précédent, autant elle est antipathique dans celui-ci. On ne sait si elle est tout simplement raciste ou bêtement psychorigide, mais elle incarne à elle seule toute l’étroitesse d’esprit que l’on peut rencontrer chez certains fonctionnaires, en particulier dans un domaine où l'on devrait faire le plus preuve d’empathie . 

Heureusement tout se termine bien mais, pendant un moment, on craint le pire. Ce film pourrait être réussi sans la scène finale de la course-poursuite dans l’hôpital qui aurait pu être évitée. Quant aux acteurs, ils sont parfaits, la plus remarquable étant Marie-Philomène Nga, éblouissante de naturel. Quant aux deux acteurs les plus connus, Zabou Breitman et Vincent Elbaz, ils manquent de finesse.  
Ce film, dont le sujet profond est l’adoption et ses difficultés, m’en a rappelé un autre : 100 %Cachemire de (et avec) Valérie Lemercier qui s’était mise en tête d’adopter un enfant russe de 7 ans comme elle aurait adopté un animal domestique. Evidemment, comme on aurait pu s’en douter, les choses ne se passent pas bien, Mais, si 100 % cachemire était avant tout fait pour faire rire (mais pas que…), Il a déjà tes yeux apporte en outre une touche de tendresse et d’humanité qu’il n’y avait pas dans le film de Valérie Lemercier.   

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Demain, tout commence (2016)

vendredi 31 janvier 2014

PHILOMENA de Stephen Frears (GB-2013)


Philomena est un drame britannico-américano-français produit, coécrit et interprété par Steve Coogan et réalisé par Stephen Frears et sorti en 2013. Le film est adapté de l'histoire vraie de Philomena Lee, rapportée par le journaliste britannique Martin Sixsmith. Avec Judi Dench dans le rôle de Philomena. 

Synopsis

Philomena, une infirmière à la retraite d'origine irlandaise ayant accouché adolescente dans un couvent s'est vu retirer son petit garçon dont elle n'a plus jamais eu de nouvelles. Elle n'a jamais cessé d'y penser et le jour des 50 ans de la naissance de son fils, en 2002, elle confie pour la première fois son secret à sa fille. Avec un journaliste, Martin Sixsmith, elle part à la recherche de son fils.

Résumé


Le journaliste Martin Sixsmith, employé en tant que porte-parole d’un ministre du gouvernement Blair, vient d’être licencié. A 50 ans, il se retrouve sans aucune perspective professionnelle si ce n’est celle d’écrire un livre sur l'histoire de la Russie. Pendant ce temps, Philomena Lee confie à sa fille que, 50 ans plus tôt, elle avait accouché d'un garçon prénommé Anthony à Roscrea, un couvent tenu par des soeurs irlandaises et que cet enfant lui a été retiré contre sa volonté pour être adopté. 

Quelques jours après, lors d’une réception, la fille de Philomena rencontre Martin et l’approche pour qu’il écrive l’histoire de sa mère. Dans un premier temps, prétextant qu’il est journaliste politique et "ne fait pas dans le social", il l'éconduit. Mais, en parlant de l'affaire avec sa femme et aussi parce qu'il n'a pas d'autre projet, il accepte de rencontrer Philomena.

Lors de leur premier rendez-vous, il est séduit par cette femme simple mais entière, qui, envers et contre tout ce que lui ont fait subir les religieuses, est restée sincèrement croyante. Pressentant que l'histoire cache un lourd secret, il décide d'aider Philomena à retrouver son fils. Leur enquête les amène en Irlande où les religieuses se refusent à leur dire quoique ce soit sur Anthony. Martin est d'autant plus exaspéré par cette attitude qu'il est libre penseur et il décide de poursuivre l'enquête et convainc Philomena de venir avec lui aux Etats-Unis où il pense qu'Anthony a été adopté. Grâce aux fichiers américains de l'immigration, Martin retrouve bien la trace d'Anthony. Celui-ci, devenu Michael après son adoption, a fait une brillante carrière dans la haute administration américaine. Mais il est hélas décédé du sida et qu'il a été enterré en Irlande, dans le cimetière du couvent où il est né. Martin et Philomena, revenus en Irlande, essaient d'obtenir l'aveu que les soeurs se sont livrées pendant des années, sous couvert d'adoption, à un trafic d'enfants. Devant leur intransigeance et leur mauvaise foi, ils décident de révéler le scandale au grand jour. 

Mon opinion sur ce film

Ce film rappelle beaucoup un autre film, The Magdalene Sisters, réalisé par Peter Mullan en 2002. The Magdalene Sisters décrit le destin de jeunes filles enfermées dans de véritables maisons de correction tenues par des institutions religieuses (aussi bien catholiques que protestantes) pour les punir d'avoir "fauté". Elles y étaient soumises à des conditions de vie éprouvantes et étaint exploitées dans des buanderies. Le dernier établissement de ce genre ferma en Angleterre en 1966 mais il fallut attendre 1996 pour que ce soit aussi le cas en Irlande ! Mais là où The Magdalene Sisters adoptait une approche plutôt documentaire, Philomena adopte une démarche plus intimiste, à travers la personne de son héroïne, admirablement incarnée par la grande actrice Judi Dench. 

La mise en scène de Stephen Frears, parfaitement maîtrisée, souligne encore davantage l'émotion qui traverse tout le film. Par certains côtés, nous pensons à certaines scènes de The Queen, autre très grand film du réalisateur et, curieusement aussi, à The Ghost Writer, l'excellent film de Roman Polanski, pour l'atmosphère de secret et de mensonge toujours sous-jacent tout au long des deux heures de projection. 

Un film à ne rater sous aucun prétexte et à voir, "of course", impérativement en VO. Merci à Dasola de m'avoir indiqué ce film.