Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Good Doctor (ou The Good Doctor) est une série
télévisée dramatique américaine développée par David Shore et Daniel Dae
Kim. Adapté d’une série sud-coréenne du même nom. En France, elle est
diffusée depuis le 28 août 2018 sur TF1 le lundi soir et reprise sur TFX le vendredi soir.
Présentation
Shaun Murphy (Freddie Highmore) est
un jeune médecin fraîchement diplômé qui est embauché au prestigieux hôpital St. Bonaventure de San Jose (Californie). Sa particularité est d'être atteint d’autisme Asperger et du syndrome
du savant. Malgré ce handicap, le directeur de l’hôpital, le Dr. Aaron Glassman, qui le connaît depuis l'enfance où il est devenu pour lui un père de substitution, l'embauche, misant sur ses incroyables facultés d'analyse et de diagnostic. Mais embaucher un autiste n'est pas du goût du conseil d'administration qui est sur le point de rejeter sa candidature d'autant que Shaun arrive en retard à sa convocation. Ceci dit, il a de bonnes raisons pour avoir été retardé puisque, lors de son arrivée à San José, il a dû sauver, par des méthodes peu orthodoxes, un garçon de huit ans
victime d’un accident dans le hall de l'aéroport.
Mon opinion sur cette série
J’aime beaucoup Freddie Highmore que je
suis depuis ses débuts. J’avais précédemment apprécié son jeu extraordinaire dans le rôle
de l’inquiétant Norman Bates (Bates Motel) et je souhaitais le
revoir dans un personnage moins glauque. Je n’ai vu que les deux premiers épisodes de
cette série qui compte deux saisons, mais je suis déjà accro, bien que les
séries médicales ne soient généralement pas mon fort. Freddie Highmoreétait l’acteur
parfait pour incarner un tel rôle.
Monsieur je-sais-tout est
une comédie dramatique française écrite et réalisée par Stéphan Archinard et François
Prévôt-Leygonie sortie en 2018. Le film est adapté du roman d'Alain Gillot, La surface de réparation (Flammarion, 2015).
Présentation
Vincent Barteau (Arnaud Ducret), un célibataire endurci
de 35 ans, a dû abandonner une carrière prometteuse de footballeur
professionnel pour devenir entraîneur d'un club de jeunes footballeurs. Après
être parti de chez ses parents à l’âge de 16 ans car son père refusait de le
voir devenir footballeur professionel, il a coupé les ponts avec eux. Sa sœur
est partie en abandonnant son fils Léonard (Max Baissette de Malglaive) à la garde de ses grands-parents,
propriétaires d'un château sur une île de la côte atlantique. Mais, lorsque
Françoise (Caroline Silhol), la mère
de Vincent, doit être hospitalisée pour une opération cardiaque, ses deux
employés espagnols, Antonio et Lidia, ne sachant que faire viennent trouver Vincent
pour lui confier la garde de Léo. Or, Vincent est sur le point de partir en
Chine pour deux ans car il a une proposition pour entraîner une équipe de jeunes
footballeurs.
Léo est un autiste Asperger de 13
ans, très renfermé sur lui-même, à part sa passion pour les échecs. Vincent, mis
devant le fait accompli, doit prendre en charge son neveu, dont jusque-là il
ignorait même l’existence et, ne sachant que faire de lui, il l’emmène avec lui
lors d’une séance d’entraînement. On se dit que rien ne sera plus étranger à l’adolescent
autiste, féru d’échecs, que le monde du football. Or Léo, qui est doté, comme
beaucoup d’autistes Asperger, d'un incroyable pouvoir de calcul, étudie la
tactique footballistique et la trajectoire des ballons, et s’avère être un gardien
de but incroyablement doué. Grâce au soutien de la jeune et jolie médecin du
club, Mathilde Saubade (Alice David)
qui, de par sa formation, comprend au premier coup d’œil quelles étaient ses potentialités,
Il progresse de manière spectaculaire, à telle enseigne que le manager du club lui
propose d’intègrer l’équipe. Mais, lorsque Léo apprend que Vincent va partir,
il se « referme dans sa bulle » et, après une crise terrible, il est
interné dans un asile psychiatrique. Vincent, qui a enfin compris le lien qui
le reliait à son neveu, fait des pieds et des mains pour l’en sortir et le
ramener avec lui et peu à peu, il se rapproche de lui et abandonne son projet
de départ pour se consacrer entièrement à Léo.
Mon opinion sur ce film
J’avais vu la bande annonce de ce
film lors d’une séance précédente et, on intérêt pour le syndrome d’autisme
Asperger aidant, je m’étais promis d’y aller. Je n’ai pas été déçu. C’est un
film magnifique, même si certaines situations sont un peu simplistes. Le jeune
acteur (Max Baissette de Malglaive) est
tout simplement époustouflant dans le rôle de ce jeune autiste Asperger (qui
est, pour lui, un rôle de composition) et Arnaud
Ducret, même s’il aurait dû mettre un peu moins d’excès dans son rôle de
macho intégral, pas mal non plus. Comme les autres spectateurs, pour une fois
assez nombreux, j’ai ressenti une certaine frustration lorsque le film, assez
court (1.39 H) s’est terminé car, bien que tout ait été dit, on aurait aimé une
conclusion un peu moins abrupte. Pari gagné pour les acteurs et les
réalisateurs qui ont traité avec finesse un sujet si mal pris en compte dans
notre société (en particulier en France, très mal classée au niveau mondial).
The Code est une
mini-série australienne créée par Shelley
Birse et diffusée du 21 septembre au 26 octobre 2014 sur ABC.
En France, la série a été
diffusée sur Arte – du 19 février au 5 mars 2015 – puis sur France Ô (à partir
du 25 septembre 2015). Les six épisodes de la série ont été rediffusés à la
suite dans la nuit du 31/12/2015 et le 1er janvier 2016 sur Arte.
Une saison 2, composée, comme la
1ère de 6 épisodes, a été mise en chantier par ABC en 2015 et
devrait être diffusée en 2016.
Cadre
La série se déroule en AustralIe,
en partie dans l’outback[1]
australien (dans la ville fictive de Lindara) et en partie à Canberra, en
entrecroisant plusieurs intrigues. La première partie suit l’histoire de deux
frères Ned Banks (Dan Spielman), un
journaliste en ligne accrédité auprès du gouvernement, et de son frère autiste,
atteint du syndrome d’Asperger, Jesse ‘Jessie’ Banks (Ashley Zukerman), un génie de l’informatique.
En parallèle, une deuxième
intrigue se déroule dans l’outback : deux adolescents sont victimes d’un
accident de voiture inexpliqué. La fille est tuée et le jeune garçon, qui
conduisait, est recueilli par la directrice de l’école où il est scolarisé. Bien
que couvert de sang, il n’est pas blessé mais il est en état de choc et n’a pas
le moindre souvenir de ce qu’il lui est arrivé.
A Canberra, Ned, le journaliste
en ligne, lors d’une enquête sur le comportement d’un homme politique, est mis
sur la piste du mystérieux accident des adolescents après avoir trouvé, glissé
dans le dossier de l’homme sur lequel il enquête, un morceau de papier sur
lequel est inscrit le mot « Lindara ». Intrigué, il fait des
recherches sur Internet et prend contact avec la directrice de l’école de
Lindara.
1er épisode (Pilote) – Résumé :
Réalisation : Shawn Seet,
scénario de : Shilley Birse
L’épisode commence par les images
confuses d’un accident de voiture en pleine nuit dans l'outback, le désert australien. Le véhicule,
conduit par Clarence Boyd, un collégien élève à Lindara, qui a
« emprunté » la voiture pour faire une virée et épater sa copine
Shenya, est percuté par un camion. On voit ensuite arriver Clarence, affolé et
couvert de sang, chez son enseignante, Alex Wisham (Lucy Lawless). En état de
choc, il lui fait un récit quelque peu incohérent : après l’accident, il a
perdu conscience et, lorsqu’il s’est réveillé, la voiture et sa copine Sheyna avaient
toutes les deux disparu. Dès le matin, Alex et son ex-mari, qui est aussi le
shérif de Lindara, se rendent sur les lieux et découvrent la
voiture écrasée au fond d’un ravin avec le corps de Shenya à l'intérieur. Dans les débris du véhicule, Alex trouve
aussi un téléphone portable endommagé et le subtilise.
A Canberra, le journaliste Ned
Banks (Dan Spielman) se met en contact avec l'enseignante Alex qui l’invite à venir sur place. Elle
lui envoie la vidéo filmée avec le téléphone portable qu'elle a retrouvé sur le lieu de l'accident. Jessie, le frère de Ned (Ashley Zukerman), avec l’aide d’Hani (Adele Perovic), une geek rencontrée
lors d’une convention de fans d’informatique, parvient à décrypter la vidéo qui
a filmé les derniers instants de Shenya. Ned découvre avec stupeur que l’adolescente,
bien que grièvement blessée, était encore vivante lorsqu’on a délibérément poussé la voiture dans le vide.
Peu à peu, la mémoire revient aussi à Clarence et Ned comprend qu’il a mis la
main sur une affaire dont les implications vont bien au-delà d'un simple accident de voiture. Pendant qu’il se rend à Lindara, Jessie, qui a
piraté et nargué les serveurs gouvernementaux, se fait enlever par des hommes
des services secrets qui le mettent à l'isolement et l'interrogent brutalement sur ses motivations.
À Canberra, les autorités gouvernementales ont
pris connaissance de l’accident et tentent d’en savoir plus à propos des
personnes impliquées. Le conseiller personnel du premier ministre Ian Bradley (David Wenham) remet des
documents au chef du personnel Randall Keats (Aden Young), qui ordonne à la directrice des
communications, Sophie Walsh (Chelsie Preston Crayford), de les communiquer à son ancien petit ami, le
journaliste Ned Banks. Intrigué, celui-ci découvre le rapport de police initial
de l’accident et téléphone à Alex Wisham, à Lindara, pour en savoir plus. Bien
que, dans un premier temps, celle-ci refuse de lui parler, elle se ravise
ensuite et lui envoie la vidéo du portable qu’elle a secrètement récupéré dans
le véhicule accidenté et qui, à priori, est illisible car trop abîmée. Ned fait
appel au service de son frère, Jesse Banks pour réparer le fichier. En effet, Jesse,
autiste Asperger, est surdoué en informatique et sa grande passion est de s’introduire
dans les systèmes informatiques de l’Etat, ce qui lui a valu par le passé,
nombre d’ennuis. Il a interdiction de procéder à de nouveaux piratages et il encourt
une peine de prison pour cybercriminalité. Jesse répare la vidéo et il découvre
ce qu’elle contient (la collision initiale entre la voiture et un camion et surtout
la suite : la voiture accidentée avec à son bord la jeune fille blessée que l’on
a poussée dans le ravin). Pendant que l’employeur de Ned, le journal en ligne Password,
publie le fichier, Jesse poursuit ses explorations et arrive à identifier
plaque d’immatriculation du camion ; ces informations le mènent jusqu’à
Physanto, une société dont l’activité officielle est celle de recherches en
médecine et biotechnologie. Mais Jesse suspecte que ce n’est qu’une couverture
et que la société exerce en réalité des activités moins avouables. À l’encontre
des règles de sa conditionnelle, il pirate les serveurs de la compagnie,
téléchargeant des fichiers codés mais il est repéré par la sécurité qui
implante des logiciels espions malveillants sur son ordinateur. Au même moment,
Password subit aussi une attaque et la vidéo mise en ligne est effacée. Quant à
Ned, il reçoit un courriel anonyme l’avertissant de ne pas la reposter. Cela intrigue
au plus haut point l’équipe de journalistes qui décide qu’ils doivent envoyer
quelqu’un à Lindara pour récupérer le téléphone de Clarence avec la vidéo originale.
Bien que tout d’abord réticent à l’idée de laisser son frère seul, Ned décide
de partir pour Lindara, rassuré par le fait que Jesse sera en compagnie de Hani
Parande, la jeune geek qui partage ses intérêts pour l’informatique. Ned n’a
pas plutôt quitté Camberra que Jesse est enlevé par de mystérieux ravisseurs
qui le brutalisent et le questionnent sur ses motivations.
Mon opinion sur cette série
Série très addictive, qui met en scène un journaliste d'investigation, son jeune frère autiste Asperger, surdoué en informatique, une multinationale aux activités troubles qui en rappelle d'autres (Physanto ne peut que faire penser à Monsanto !), tout cela débouchant sur une affaire d'Etat touchant les plus hautes sphères politiques de l'Australie.
La fin de la saison 1 nous avait laissé sur notre faim. Nous apprenons avec excitation qu'une saison 2 va être diffusée (où et quand ?) L'attente sera difficile.
[1]
« L’outback » désigne « l’arrière-pays », qui se situe
au-delà du « bush » australien, autrement dit, c’est un pays
quasi-désertique et extrêmement peu peuplé d’Australie.
Rain Man est un film
américain réalisé par Barry Levinson,
sorti en 1988 aux États-Unis et en France en 1989.
Résumé
Lorsque Charlie Babbitt (Tom Cruise) apprend que son défunt père
a légué presque toute sa fortune à son frère aîné dont il ignorait l’existence,
il est furieux. Il l’est encore plus lorsqu’il découvre que Raymond (« Rain
man ») est malade mental enfermé dans l'asile psychiatrique de
Cincinnati.
En réalité, Raymond est un autiste Asperger aux comportements
répétitifs. Il a l'habitude de regarder la télévision à une certaine heure
pour ne pas manquer son émission favorite, le moindre contretemps provoquant chez lui des crises d'angoisse, ce qui donne lieu à des scènes tragi-comiques. Par exemple, lors de leur périple, Raymond voulant absolument
regarder la télévision, Charlie doit s'arrêter à la première maison au bord de
la route, et, après avoir tenté de faire illusion auprès de l'occupante des
lieux avec un prétexte inventé à la hâte, il demande à ce que Raymond puisse
regarder la télévision, pour lui éviter une de ses crises. Par ailleurs, Raymond n'a pas la
moindre empathie, ce qui est l'un des signes de l'autisme. Vers la fin du film il montre cependant quelques signes d'amélioration, acceptant de partager une danse, il ne refuse plus les contacts physiques, etc.
Son vocabulaire aussi se limite à des phrases très simples; il répète inlassablement les
mêmes mots, les mêmes formules, les mêmes histoires dont il n'a qu'une
compréhension très superficielle (par exemple la formule « Qui est en première
base ? », qu'il répète en boucle, notamment dans les situations stressantes, et
dont Charlie tente vainement de lui expliquer le ressort humoristique). Comme la plupart des autistes Asperger,
Raymond développe des capacités extraordinaires dans certains domaines très spécifiques : il a une faculté de mémorisation exceptionnelle qui lui permet de retenir de longues listes (accidents d'avion par date
et par compagnie; numéros de téléphone, etc.)
Dans un premier temps, Charlie,
sous prétexte de l’emmener faire un tour, enlève son frère dans le but de
récupérer la part d’héritage qu’il considère lui revenir. Débute alors un « road-movie »
à travers les États-Unis en direction de la Californie, au cours duquel les
deux frères apprendront à se connaître et finalement à s’aimer…
Autour du film
Le personnage de Raymond Babbitt
est inspiré de Kim Peek, atteint du « syndrome du savant », décrit
par le psychiatre américain Darold Treffert comme une maladie rare dans
laquelle les personnes avec des troubles du comportement (parmi lesquels l'autisme)
développent un ou plusieurs domaines de compétence, de capacité ou d'excellence
qui sont en contraste avec les limitations d'ensemble de l'individu.
Le film est souvent cité pour avoir
permis, en mettant en scène un personnage atteint du syndrome d'Asperger, à
populariser cette forme d'autisme auprès du grand public, notamment à travers
l'image du génie autistique.
Récompenses
Aux États-Unis, le film reçut
quatre Oscars et en Europe à la Berlinale, il reçut l'Ours d'or du meilleur
film.
Mon opinion sur ce film
L’autisme est un sujet qui me
fascine. On a reproché à ce film de ne présenter qu’une facette tronquée de ce
handicap complexe et encore mal connu : c’est la critique que lui font
plusieurs autistes français célèbres comme Daniel Tammet ou Josef Schovanec, pour
qui Raymond ne saurait être représentatif de la diversité du spectre de
l'autisme ; ils jugent en outre que le film donne une vision datée,
caricaturale et en partie inexacte du syndrome qu'il présente.
Sans vouloir contester ces affirmations,
je rappellerai cependant que ce film date de 1988 et qu’il est l’un des
premiers, sinon le premier, à aborder ce sujet, certes identifié depuis les
années 1940 mais qui ne fut clairement
diagnostiqué que vers la fin des années 1980. En outre, la France, toujours à
la remorque des pays anglo-saxons dans le domaine de la psychiatrie, n’a reconnu
l’autisme comme trouble du comportement qu’une 10e d’années plus
tard.
Alors, reprocher à une œuvre de
fiction, qui n’a aucune vocation scientifique, même si elle s’inspire de faits
réels, de ne présenter qu’une version édulcorée d’un phénomène encore mal
connu, mal diagnostiqué et encore plus mal pris en compte par la société (en
particulier en France), n’est ni justifié ni honnête.
Personnellement, je considère ce
film comme un film magnifique d’autant que le réalisateur a choisi, pour
incarner ses deux personnages principaux, deux très grands acteurs : Tom Cruise est parfait en petit vendeur
de voiture « m’as-tu vu » et flambeur, que la morale n’étouffe pas
mais qui évolue vers plus d'humanité au contact de ce frère qu’il ne connaît pas et qu’il méprise au début. Ce rapprochement progressif entre deux êtres que tout sépare, est une des grandes réussites du film et offre de très beaux moments de complicité et de tendresse.
Quant à Dustin Hoffman,
avec Tootsie,
c’est l’un de ses plus beaux rôles. Personnellement, loin de critiquer Rain
man, je n’ai aucun reproche à faire au réalisateur qui, selon moi,
aborde un problème grave et sérieux avec humour et sensibilité.
Le Monde de Nathan (titre
original : X+Y) est un film
britannique réalisé par Morgan Matthews,
sorti au cinéma en 2014.
Résumé
Lorsqu'il est choisi pour
représenter la Grande-Bretagne aux Olympiades internationales de mathématiques,
Nathan (Asa Butterfield) se lance
dans un voyage au cours duquel il fera face à des défis inattendus, tels que
comprendre la nature de l'amour.
Cette comédie dramatique, qui,
outre Asa Butterfield, a comme interprètes Rafe
Spall et Sally Hawkins, est inspirée
par le documentaire Beautiful Young Minds
du même réalisateur. Elle est centrée sur un adolescent anglais, autiste Asperger, prodige des
mathématiques.
L'avant-première du film a eu
lieu au Festival international du film de Toronto le 5 septembre 2014. La
première européenne s'est faite au Festival du film de Londres le 13 octobre
2014, et le film est sorti au Royaume-Uni le 13 mars 2015 et en France en
juillet 2015.
Réception
Basé sur 33 avis, le site de
critique Rotten Tomatoes annonce une note « 100 % Fresh ».
Je n’ai malheureusement pas pu
voir ce film lors de sa programmation dans les cinémas de ma ville. J’attendais
pourtant sa sortie avec d'autant plus d'impatience que le sujet me passionne et que j’adore les deux principaux interprètes :
Asa Butterfield et Sally Hawkins, l’inénarrable Poppy du
filmBe Happy.
Le Cerveau d'Hugo est un
documentaire-fiction français réalisé par Sophie Révil en 2012, portant sur
l'autisme Asperger. Il croise des témoignages d'authentiques autistes avec une
fiction retraçant la vie d'un autiste, Hugo, depuis l'enfance jusqu'à l'âge
adulte, en dépeignant les difficultés qu'il rencontre ainsi que son entourage.
Le rôle d'Hugo est tenu par l'acteur Thomas Coumans.
Le documentaire a été diffusé sur
France 2 le 27 novembre 2012 à 20 h 45 et rediffusé en mars 2014. Il prend sa place dans une évolution de
la vision portée sur l'autisme, aussi bien par les professionnels de santé que
par l'ensemble de la population, et où le rôle de causes biologiques est de
plus en plus mis en avant par la Haute Autorité de santé, au détriment d'une
approche purement psychanalytique jusque-là dominante en France.
Synopsis
Le "fil rouge" de ce docufiction est Hugo, un jeune homme (interprété dans le téléfilm, par un acteur, Thomas Coumans) atteint d'autisme Asperger, une forme d'autisme où les sujets développent, à côté d'une inaptitude à vivre "normalement", une intelligence très supérieure à la moyenne et des capacités d'apprentissage exceptionnelles. Dans le cas d'Hugo, c'est le piano mais d'autres peuvent développer des aptitudes en mathématiques, astronomie, etc.
Le film, se servant du cas d'Hugo, intègre des témoignages de parents d'enfants autistes, d'autistes et de quelques rares spécialistes qui, ayant abandonné l'approche psychanalytique qui s'est avérée catastrophique dans le cas des autistes de type Asperger, ont adopté des méthodes empiriques qui donnent de meilleurs résultats.
Ce film nous fait prendre conscience des difficultés extraordinaires que rencontrent une proportion réduite (env. 1/1000 enfants) de la population française et les terribles efforts qu'eux et leurs familles doivent faire pour s'intégrer dans une société qui, au pire les persécute, au mieux les regarde avec pitié et commisération alors qu'il faudrait peu de choses pour améliorer leur quotidien et, peut-être même, révéler des génies. Car, à travers ce téléfilm, on apprend qu 'une proportion non négligeable de personnalités étaient atteints de ce syndrome, parmi lesquels le pianiste Glenn Gould, le champion du monde d'échecs Bobby Fisher. On pense qu'Albert Einstein souffrait aussi d'une forme d'autisme, comme le mathématicien américain, prix Nobel pour sa théorie sur les jeux, John Forbes Nash. Pour ce dernier, on a pensé longtemps qu'il était atteint de schizophrénie mais certains spécialistes pensent maintenant qu'il souffrait d'une forme rare d'autisme Asperger.
Magnifique film sur la différence qui nous montre combien notre société est imperméable à la souffrance des autres alors que, dans beaucoup de cas, un léger effort de notre part permettrait de faire évoluer les choses de manière significative et positive pour chacun de nous. Un grand bravo à la réalisatrice qui a su nous parler d'un sujet difficile sans être rébarbative, un immense remerciements aux parents et aux autistes qui ont accepté de témoigner (certains avec beaucoup d'humour) et surtout au jeune acteur Thomas Coumans qui interprète avec justesse le rôle d'Hugo.