mardi 3 mars 2015

COULEUR LOCALE de Colinne Serreau (FR - 2013)




Couleur locale est un téléfilm français de Coline Serreau et Samuel Tasinaje (France 3, 2013). Avec Isabelle Nanty,
Résumé
Marianne (Isabelle Nanty) est la patronne autoritaire d’une petite entreprise de BTP dans le sud de la France. Elle est aussi adjointe au maire du village et professe sans complexe des convictions racistes et d’extrême-droite (« Toute ressemblance avec des situations avec des personnes… ») : parmi ses marottes, les ronds-points et les caméras de vidéo-surveillance qu’elle veut installer partout pour « traquer la racaille ».  
Veuve et fâchée avec sa fille Charlotte (Sarah Biasini), elle ne vit que pour son entreprise et vit dans un désert affectif total.
Un jour, elle reçoit un appel de sa fille avec qui elle n’a plus eu de relations depuis quinze ans : celle-ci lui apprend qu’elle est souffre d’une leucémie et hospitalisée sans grand espoir de guérir ; elle lui demande de s’occuper de Nicolas (Valentin Bellegarde-Chappe), son fils de 12 ans, dont sa grand-mère apprend l’existence à cette occasion.
Marianne ne peut faire autrement qu’accepter mais, lorsqu’elle voit Nicolas débarquer du train, elle a un choc : il est métis et coiffé comme Bob Marley. En outre, Nicolas est écologiste et ne mange que du bio. Tout ce que Marianne déteste.
Mais comment détester cet adolescent avide de tendresse, dont la mère va peut-être mourir ?
A son contact, Marianne change du tout au tout : lorsque Nicolas se fait agresser par deux voyous en revenant de l’école, elle se rend compte que le racisme qu’elle professe est pernicieux et elle devient une autre personne, beaucoup plus tolérante, et prend le contrepied de ce qu’elle avait défendu jusque-là : les valeurs d’entraide, de fraternité et… LE passage au bio pour les cantines de la ville.
Mon opinion sur ce film
J’avais un peu perdu de vue Coline Serreau dont j’avais adoré, en son temps, Tois hommes et un coufin, grand succès de l’année 1985, devenu culte dans le monde avec un total de près de 50 millions d’entrée à telle enseigne qu’il fit même l’objet d’un remake aux Etats-Unis.
Mais à part Romuald et Juliette, joli film sur la fraternité avec Daniel Auteuil et Firmine Richard, en 1989, je n’avais plus vu de film de Coline Serreau.
Certes, Couleur locale n’est pas du grand cinéma mais il offre une vision rafraîchissante d’une société que l’on nous présente souvent sous de sombres couleurs en nous montrant qu’à l’occasion d’un bouleversement familial, un être peut reconsidérer complètement une idéologie dans laquelle seule la solitude l’avait enfermé.  

Belle prestation d’Isabelle Nanty, qui excelle dans ce rôle complexe. On regrette d’autant plus qu’elle soit trop souvent cantonnée à des rôles secondaires de boniche ou de bouffonne hystérique. Quant au jeune Valentin, il est formidable dans le rôle de ce gamin de la ville parachuté à la campagne chez une grand-mère dont les convictions sont à l’opposé des principes inculqués par sa mère.  Son interprétation toute en finesse, sa fraîcheur, rendent très juste et crédible son interprétation de Nicolas.  

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