Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
J. K. Rowling : La Magie des mots
(Magic
Beyond Words: The J. K. Rowling Story) est un téléfilm américain
réalisé par Paul A. Kaufman etdiffusé en 2011.
Présentation
Ce film est un biopic sur une
partie de la vie de J. K. Rowling, l’auteur
de la célèbre saga Harry Potter, depuis son enfance jusqu’à la publication du
premier volume de Harry Potter et son adaptation au cinéma. Le personnage de J. K. Rowling est interprété par Poppy Montgomery.
La mère de Joanne (son véritable
prénom), Anne Volant (1945-1990), est technicienne de laboratoire et son père
Peter James Rowling (né en 1945), ingénieur en aéronautique. Durant leur
adolescence, ils habitent à Londres et se rencontrent lors d'un trajet en train
entre King's Cross et Arbroath, en Écosse, en 1964. Joanne a une sœur cadette,
Dianne (« Di »), née en 1967, qui apparaît aussi dans le film. En 1969, la
famille Rowling s'installe à Bristol. Cette maison de banlieue inspirera
inconsciemment Joanne pour imaginer une trentaine d'années plus tard la maison
du 4, Privet Drive de la famille Dursley, l’oncle et la tante d’Harry. Joanne "Jo" et sa sœur sont élevées par leur mère dans l’amour des livres.
Avec Dianne, Jo passe
beaucoup de temps à jouer au Glenwood Store de West Moors, une épicerie tenue
par Kathleen et Ernest Rowling, ses grands-parents paternels. Elles jouent
également avec les autres enfants de leur nouvelle rue, et notamment avec un
frère et une sœur dont le nom de famille est Potter. Jo écrit son premier récit complet à l’âge de six ans : il s’agit de l’histoire
d’un petit lapin nommé Rabbit, bloqué dans sa maison par la rougeole et consolé
par un bourdon géant du nom de mademoiselle Bee. Grâce à ses histoires et à son
imagination, Jo devient le leader des autres enfants de la rue.
Lorsque les sœurs Rowling et les Potter jouent aux sorciers, Jo invente les
scénarios, les sortilèges et les potions. À l'école primaire St Michael,
qu'elle fréquente dès septembre 1972, son directeur d'école, Alfred Dunn, sera plus
tard sa principale source d'inspiration pour le personnage d'Albus Dumbledore.
Jo a neuf ans lorsque ses parents décident de déménager dans un petit village anglais à la frontière avec le Pays de Galles. Leur nouvelle maison se trouve
en bordure de la forêt de Dean, et le village est dominé par les ruines d'un château dont elle s’inspirera pour le château de Poudlard. Ce dernier déménagement
coïncide avec la mort de sa grand-mère Kathleen, à l'âge de cinquante-deux ans.
Bouleversée par cet événement, Rowling choisira plus tard d'inclure l'initiale
de son prénom dans son pseudonyme : le « K » de J. K. Rowling.
La même année, les deux sœurs intègrent
l'école voisine de leur nouveau domicile, mais Jo ne s’y plaît pas du tout.
En septembre 1975, en guise d'activité parascolaire, Jo fait su scoutisme. Sa
section se divise en six groupes, portant chacun un nom en lien avec l'univers
de la fantasy (les « Fées », les « Lutins », les « Farfadets », etc.)
A cette époque Jo rédige un
court roman d'aventures évoquant sept diamants maudits et les mésaventures de
leurs possesseurs, un hommage rendu à l'écrivain Edith Nesbit, auteur réputé de
livres d’aventures pour enfants, qu'elle affectionne particulièrement.
A onze ans, Jo intègre le
collège de Wyedean à Sedbury où travaille sa mère. Elle y découvre le théâtre
de Shakespeare, avec notamment Le Roi Lear et Le Conte d'hiver, auquel elle
empruntera le prénom de son personnage, « Hermione ». En cours, elle est
impressionnée par Miss Shepherd, son enseignante d'anglais, stricte à l'humour
« mordant », qui se montre consciencieuse, féministe et passionnée par son
métier. Elle est aussi déstabilisée par l'enseignement de John Nettleship,
surnommé Stinger (« celui qui pique ») par ses élèves, son professeur de
chimie, sévère ou sarcastique. Ces deux professeurs lui inspireront les
personnages des professeurs McGonnagal et Rogue.
Alors qu’elle a 15 ans, sa mère est
diagnostiquée comme atteinte de sclérose en plaques ; son état se dégrade lentement
mais inexorablement.
Après son bac, Jo entre à l’université
d'Exeter puis va à la Sorbonne où elle obtient un diplôme en littérature
française et en philologie.
Après ses études, Jo s'installe à Clapham, au sud de Londres. Elle enchaîne les emplois
temporaires et travaille notamment au service de recherche d'Amnesty
International en tant que secrétaire bilingue. Pendant ce temps, elle entame
une vie parallèle en tant qu'écrivain, travaillant sur deux romans pour adultes
qui n'ont a priori jamais été publiés.
En 1990, elle décroche un travail
de secrétaire à la chambre de commerce de Manchester et décide de s'installer dans cette ville avec son
compagnon. C’est lors d’un voyage en train de Manchester à Londres qu’elle
imagine l’histoire d'Harry Potter.
Après avoir été licenciée de son
travail à la chambre de commerce de Manchester, elle trouve un poste de
professeur d'anglais... au Portugal. Elle y vit en collocation avec deux autres
jeunes femmes originaires, comme elle, de Grande-Bretagne. Ne travaillant qu’à
mi-temps, elle se remet à l’écriture. Sa mère décède le 30 décembre 1990, ce
qui inspirera le côté sombre de son roman, Harry étant lui-même orphelin.
En octobre 1992 Jo épouse
Jorge Arantes, un journaliste de télévision portugais et, neuf mois plus tard,
donne naissance à une fille, qu'elle prénomme « Jessica ». Mais son mariage est
un échec. Son mari est violent et Jo le quitte pour retourner au Royaume-Uni avec sa
fille et l’amorce du manuscrit d’Harry Potter. D’abord hébergée chez sa soeur à Édimbourg, Jo essaie de s’en sortir par ses propres moyens. Sans
emploi, elle vit de l’aide sociale. En pleine dépression, elle envisage même le
suicide. Sa maladie et son état d'esprit lui ont notamment inspiré les
personnages des Détraqueurs, les créatures maléfiques d’Harry Potter qui
insufflent à leurs victimes un profond sentiment de désespoir.
Elle finit par retrouver du
travail et devient professeur dans une école d’Edimbourg, ce qui l'incite à
vouloir terminer au plus vite son premier livre pour ne pas être obligée de
l'abandonner. Elle se met donc au travail et écrit jour et nuit, déterminée à
l'achever et tenter de le faire publier.
Elle achève le manuscrit d’Harry
Potter à l'école des sorciers en 1995 et envoie les premiers chapitres à un
agent, qui les lui retourne aussitôt. Un second agent, Christopher Little, se
montre intéressé mais, après le refus successif de douze éditeurs, le manuscrit est enfin retenu par Bloomsbury
Publishing qui vient de lancer une nouvelle division de livres pour enfants.
Harry Potter à l'école des sorciers est finalement publié le 26 juin 1997. Le tirage
initial n’est que de 1 000 exemplaires mais, très rapidement, le livre devient un phénomène d'édition et les tirages se succèdent. Le
succès devient international avec, en 1997, une 1ère édition francophone
puis, un an plus tard, le rachat des droits aux Etats-Unis. En 2001, c’est la
sortie du 1er film de la saga qui devait en compter sept.
Cette même
année, devenue richissime, Jo se remarie avec le médecin Neil
Michael Murray. En 2003, elle donne naissance à son fils David et en 2005, à sa
deuxième fille, Mackenzie.
La La Land est un film
américain écrit et réalisé par Damien
Chazelle, sorti le 9 décembre 2016 aux États-Unis et au Canada et le 25
janvier 2017 en Belgique et en France. Ce film marque la troisième
collaboration entre Ryan Gosling et Emma Stone après Crazy, Stupid, Love
(2011) et Gangster Squad (2013). En anglais américain, l'expression « La
La Land » désigne le quartier de Hollywood à Los Angeles, ainsi qu'une
situation déconnectée de la réalité.
La La Land est aussi le titre d’une chanson du groupe Green Velvet
(2001) ; La-La Land Records est le
nom d’une société discographique spécialisée dans les bandes originales de
films fondée en 2002 ; The La la
land store est enfin un immense magasin de disques fourre-tout, qui vend des T-shirts, des posters de stars de Hollywood et de groupes de rock et une multitude d'objets
souvenirs rappelant la musique et le cinéma, situé au 7001, Hollywood Blvd. à
Los Angeles.
Damien Chazelle est un réalisateur américain, de père français. Il
a écrit le scénario de cette comédie musicale en 2010, alors qu’il n’avait que
vingt-cinq ans. Ne parvenant pas à trouver un studio susceptible de financer le
film, il décide d'abord de réaliser Whiplash, un projet moins ambitieux. Devant le
succès de ce premier film, Summit Entertainment accepte de produire La La
Land en 2015.
Présenté en ouverture de la Mostra de Venise en août 2016, le film remporte
un succès critique. Emma Stone
obtient, quant à elle, la Coupe Volpi de
la meilleure interprétation féminine. En janvier 2017, lors de la 74e
cérémonie des Golden Globes, La La
Land reçoit un record historique de sept récompenses, avant d'être distingué par quatorze nominations pour les Oscars 2017,
égalant ainsi le record historique de Ève (1950) et de Titanic(1997). Il remporte six trophées, dont ceux du Meilleur réalisateur pour Damien
Chazelle et de la Meilleure actrice pour
Emma Stone, ainsi qu'une double
consécration pour le compositeur Justin
Hurwitz (Meilleure musique et Meilleure chanson originale pour City of Stars).
Résumé
Le film se déroule de nos jours, presque entièrement
à Los Angeles. Il commence au milieu d’un embouteillage monstre sur une
autoroute dont tous ceux qui ont un peu pratiqué la capitale de la Californie ont fait les frais. La scène est tournée lorsqu'on arrive de San Francisco au nord et que l'on découvre l'immensité de Los Angeles, qui occupe toute la cuvette, au sud, dont on reconnaît Downtown hérissée de tours, dans un lointain brumeux.
Mia (Emma Stone), est serveuse au café
Warner situé au sein des studios d’Hollywood. Rêvant depuis son plus jeune âge d’être
actrice, elle enchaîne sans succès des castings plus désastreux les uns que les autres. Sebastian (Ryan Gosling) est un pianiste de jazz
éclectique dont le rêve est d’ouvrir son propre club.
Lorsque le bouchon commence
à se dissiper, Mia, qui répète son texte, ne démarre pas assez vite au gré de Sebastian
qui la double en klaxonnant. Furieuse,
elle lui fait un doigt d’honneur en l’injuriant.
Peu après, elle passe une énième audition qui se révèle infructueuse.
Le soir, Mia se rend avec ses amies à une fête organisée dans une villa sur les hauteurs de Hollywood Hills (Someone in the Crowd). Lorsqu'elle veut reprendre sa voiture pour rentrer chez elle, elle constate, dépitée, que, mal stationnée, elle a été emmenée à la fourrière.
En parallèle, on voit Sebastian renvoyé le soir de Noël du café-concert où il joue car il n'a pas respecté les ordres du patron et s'est lancé une fois de plus dans une improvisations de jazz de son cru au lieu du répertoire de Noël imposé.
Alors qu'elle entre dans le restaurant, Mia l'entend interpréter le magnifique morceau, fil rouge du film, qui lui a valu son
renvoi (Mia and Sebastian's Theme); alors qu'elle s’avance pour le féliciter, Sebastian, furieux d'avoir été viré, la bouscule, après avoir empoché les maigres pourboires qu’il a récoltés au cours de la soiré.
Plusieurs mois plus tard, Mia
croise à nouveau Sebastian dans une soirée où celui-ci joue dans un groupe des reprises de chansons des années 1980. Elle se moque de lui et de sa carrière
stagnante ; il réplique en se moquant de sa piètre carrière d'actrice. Après le
concert, ils repartent ensemble pour reprendre leurs voitures et, tout en se
plaignant d’avoir passé la soirée ensemble, ils improvisent des pas de danse en contemplant le coucher de soleil sur Mount Hollywood drive, qui conduit à Griffith Park et à l'Observatoire Griffith (A Lovely Night) - l'un des plus beaux moments du film qui en compte beaucoup.
Etant tombés amoureux malgré des débits plutôt ratés, ils s’entraînent mutuellement à
découvrir leurs passions respectives : Mia emmène Sebastian visiter les studios
d’Hollywood où elle côtoie tous les jours stars et tournages et lui confie son rêve de devenir actrice et le plaisir qu’elle a à jouer la comédie. De son côté Sebastian invite Mia, qui dit ne pas aimer le jazz, dans un club où l'on joue un jazz authentique, le Lighthouse Cafe à Hermosa Beach, et il lui
confie son rêve : ouvrir un jour son propre établissement. Au cours d’une
conversation, Mia dit à Sebastian qu’elle n’a jamais vu La Fureur de vivre, l’un
des films emblématiques de James Dean; enthousiaste, elle accepte de le voir avec lui au cinéma Rialto (Pasadena). Elle a cependant oublié la soirée au restaurant organisée par son petit ami, Greg, en l'honneur du passage de son frère à Los Angeles. La soirée
avec Greg et son frère se révélant d’un ennui mortel, Mia la quitte brusquement pour rejoindre Sebastian au cinéma où le film vient à peine de
commencer. Au moment où leurs mains se retrouvaient et où ils allaient échanger
leur premier baiser, la pellicule brûle et le film s’interrompt. Comme la scène
qu’ils s’apprêtaient à voir se déroulait au planétarium de l'Observatoire
Griffith, qui domine Hollywood, Sebastian entraîne Mia vers ce lieu mythique du récit de La Fureur de vivre
(Planetarium). Une fois sur place,
ils peuvent terminer leur baiser interrompu lors de la séance de cinéma.
Après de nouvelles auditions
ratées, Mia commence à désespérer. Mais, encouragée par Sebastian, elle se
décide à se mettre à rédiger un one-woman-show qui raconte son départ de sa ville natale, Boulder, au Nevada, pour réaliser ses rêves à LA. De son côté, Sebastian décroche un emploi
dans un club de jazz et emménage avec Mia (Summer
Montage). Il y retrouve Keith (John
Legend), un de ses vieux camarades de lycée, qui lui propose de venir jouer avec le groupe
de jazz-rock qu’il a monté. Dans un premier temps, Sebastian refuse car,
d’une part, il semble avoir un contentieux avec Keith, et d’autre part, il est
trop puriste pour aimer le style musical du groupe. Cette fois, c'est Mia qui l’encourage à faire un essai avec Keith. Ni l'un ni l'autre n'imagine alors que la conséquence de ce choix entraînera leur séparation. En effet, le
succès venant, Sebastian se prend au jeu et il accepte de partir en tournée avec son nouveau groupe,
abandonnant Mia à l'écriture de son "one-woman show".
Un soir, Mia, après avoir essayé
en vain d’avoir Sebastian au téléphone, rentre chez elle pour découvrir qu'il lui a fait la surprise de lui préparer un repas d’amoureux. D'abord heureuse,
elle déchante lorsqu'il lui apprend que le succès du groupe l’amène à prolonger
sa tournée de plusieurs mois et qu’ils vont être séparés si le succès se confirme. Sebastian reconnaît
qu’après des années de galère il a enfin, non seulement trouvé un revenu stable mais qu’en plus il
est heureux de pouvoir jouer devant des salles pleines et un public enthousiaste. Ils ont leur première
querelle d’amoureux, Mia accusant Seb d’avoir abandonné son rêve d'un jazz pur et ne pouvant
accepter d’être plus longtemps séparée de lui, elle lui demande de démissionner. Seb
lui fait remarquer que c'est elle, à l'origine, qui lui a conseillé de signer le contrat avec le groupe de Keith. La discussion s'envenime : Seb affirme qu'elle l'aimait
davantage quand il était un artiste fauché. Vexée et furieuse, Mia quitte l'appartement.
Plus tard, après avoir terminé l’écriture
de son spectacle, Mia s’apprête à le présenter dans un théâtre qu’elle a loué
pour l’occasion. Sebastian, qui avait promis d’assister à la première, lui fait
faux-bond car il est retenu par une séance photo avec son groupe. Le spectacle
est un échec : seule une dizaine de personnes y assiste et les critiques qu'entend Mia de la part de certains spectateurs sont meurtrières. Mia craque et décide d'abandonner la carrière d'actrice. Elle quitte Los Angeles et retourne vivre chez ses parents
à Boulder City au Nevada.
Quelques jours après, on retrouve Sebastian,
seul dans l’appartement qu’ils ont habité ensemble. Il reçoit un appel d'une
directrice de casting qui a assisté au spectacle de Mia et veut lui faire une
proposition pour un premier rôle dans un film qui doit se tourner à Paris. Malgré leur brouille, Sebastian
roule jusqu'à Boulder City pour annoncer la bonne nouvelle à Mia mais celle-ci,
traumatisée par ses échecs, refuse de le suivre pour éviter une nouvelle humiliation. Il lui fixe un ultimatum : il viendra l'attendre à 8.00 H précise le lendemain matin devant chez ses parents pour la conduire au casting.
Durant
l'audition, les recruteurs demandent à Mia de leur raconter une histoire : elle
commence en parlant de sa tante, qui a vécu à Paris et lui a donné l’envie de devenir comédienne
alors qu’elle n’était qu’une petite fille. Puis, elle se lance dans une improvisation en chantant (Audition/The Fools Who Dream). Certain
que Mia a réussi son audition, Sebastian lui conseille de tenter sa
chance dans le cinéma. Ils se promettent alors de s'aimer toujours, sans savoir
de quoi le lendemain sera fait.
On les retrouve cinq ans plus tard, Mia, devenue une actrice célèbre, est désormais mariée à un autre homme avec qui
elle a une fille. Un soir, après avoir dîné au restaurant, Mia et son mari vont
boire un verre dans un club de jazz. En entrant, Mia remarque le logo du bar :
Seb's (c'était elle qui l'avait suggéré à Sebastian lorsqu'ils étaient ensemble.) Mia s'installe dans le public et regarde Sebastian jouer du piano.
Celui-ci interprète la chanson qu'il jouait lorsqu'ils s'étaient rencontrés pour la
première fois (Epilogue). Durant
cette chanson, chacun imagine ce qu'aurait pu être leur histoire si la vie ne les avait pas séparés. À la fin de la chanson, Mia se lève et part
avec son mari ; sur le seuil de la porte d'entrée, elle et Sebastian
s'adressent un dernier sourire dans lequel on ressent toute la frustration de s'être laissés dicter un avenir différent de celui dont ils avaient rêvé.
Difficultés à réaliser le film
Damien Chazelle a commencé à travailler sur son scénario alors
qu'il était étudiant à l'université d’Harvard, avec son meilleur ami et
colocataire, Justin Hurwit, le
compositeur de la bande originale du film. En 2010, peu après avoir achevé leurs études, ils
déménagent tous les deux à Los Angeles et continuent à travailler sur le
scénario, modifiant l’action initiale, qui se déroulait à Boston, pour la déplacer à Los Angeles.
D. Chazelle peine à trouver des financements : les studios sont
réticents à l'idée de produire un film musical contemporain ne comprenant que
des chansons originales, inconnues du public. En outre, il s'agit d'un film
musical de jazz - un genre que The
Hollywood Reporter a qualifié de « genre définitivement éteint » (idée plusieurs fois évoquée dans le film) - et Justin Hurwitz et lui étaient alors
jeunes et inconnus. Des amis finissent par lui présenter deux producteurs, Fred
Berger et Jordan Horowitz, qui transmettent le scénario au studio Focus
Features avec un budget estimé à environ un million de dollars. Toutefois,
celui-ci demande à D.Chazelle de
modifier plusieurs éléments : faire du personnage principal un artiste de rock
plutôt qu'un pianiste de jazz ; changer la scène d'ouverture, jugée beaucoup
trop complexe à réaliser et… trouver une autre fin au film. D. Chazelle, peu disposé à faire de si
gros sacrifices, décide d'abandonner provisoirement La La Land et s'attelle à
un nouveau projet, Whiplash,
un film au budget plus modeste.
Ce film sort en 2014 et est
bien accueilli lors de sa première projection au festival du film de Sundance. Avec ce succès d'estime, Damien Chazelle se remet alors à
espérer pouvoir réaliser le projet dont il rêve depuis des années. Un an plus tard, Whiplash
obtient la consécration avec cinq nominations à la 87e cérémonie des Oscars, dont celle
dans la catégorie du meilleur film, et près de cinquante millions de dollars de
recettes dans le monde (pour un budget initial de 3,3 millions).
Il est désormais temps de repartir à l'assaut des producteurs. En 2015, Summit Entertainment et Black Label
Media acceptent de participer au financement de La La Land et d'en assurer la distribution.
Patrick Wachsberger, du studio indépendant Lionsgate, convainc même Damien Chazelle d'augmenter le budget
de son film car les comédies musicales de qualité, selon lui, ne peuvent être
réalisées avec un budget réduit. Le tournage débute officiellement le 10 août
2015 et s'achève au bout d'un peu plus d'un mois, à la mi-septembre 2015, ce qui est un record pour un film de ce genre (certains films ont mis plusieurs mois à se faire, jusqu'à 8 pour Twilightet 10 pour Le Seigneur des Anneaux!)
Influences
Le film se nourrit de diverses
influences, bien que la principale soit la comédie musicale hollywoodienne de
l'âge d'or, à commencer, bien évidemment, par la plus célèbre d'entre elles West side story (1961).La La Land comprend ainsi de nombreuses références à des classiques tels que Broadway qui danse, Chantons
sous la pluie ou Tous en scène ou Beau
fixe sur New York, avec Gene Kelly. La photographie colorée et l'ambiance pop du
film sont quant à elles inspirées par Les Parapluies de Cherbourg (1964)
et Les Demoiselles de Rochefort (1967)* de Jacques
Demy - et notamment par ce dernier, qui comprend plus de danse et dont la
bande originale est plus proche du jazz. La sublime scène au Planétarium Griffith, poétique et
fantastique, m’a aussi rappelé Mary Poppins, lorsque les deux amoureux, en apesanteur, dansent dans les étoiles.Damien Chazelle déclare également avoir été inspiré par des films musicaux moins connus des
années 20 comme ceux dédiés à une ville (Manhatta*; L'Homme
à la caméra (1929)), qui filment respectivement New York et plusieurs
villes soviétiques [*Il ne s’agit pas d’une coquille. Plusieurs films sont
intitulés Manhattan, mais le film auquel il est fait référence s’intitule bien Manhatta (sans le "n").
Il s’agit d’un court-métrage documentaire sur Manhattan, réalisé par le
peintre Charles Sheeler et le photographe Paul Strand en 1921].
* On vient d'apprendre (26/01/2019) la mort à 86 ans du musicien français Michel Legrand, compositeur de très nombreuses musiques de film, en particulier des chefs-d'oeuvre de Jacques Demy, Les parapluies de Cherbourget Les demoiselles de Rochefort qui ont beaucoup inspiré La La Land.
Outre la référence au film La
Fureur de vivre, avec la scène à l'observatoire Griffith, le film fait
allusion à Magic in the Moonlight de Woody Allen (2014), où jouait déjà Emma Stone. Dans ce film, Stanley (Colin Firth) et Sophie (Emma Stone) trouvent refuge pendant
l’orage dans l’observatoire de Nice, situé au sommet du mont Gros (France).
Tout au long du film, on peut voir plusieurs fausses affiches de films hollywoodiens créés par le chef décorateur David Wasco ; l'une d'entre elles,
censée être celle d'une comédie musicale des années 1930, porte le titre du premier film réalisé par Damien Chazelle, Guy and Madeline on a Park Bench.
Pour retrouver l'esprit de ces
films, le réalisateur souhaitait que les numéros musicaux soient filmés en une
seule prise, comme l'étaient les films des années 30 avec Ginger Rogers et Fred
Astaire. Il voulait également imiter l'apparence des films en format
CinemaScope des années 1950, comme Beau fixe sur New York, et a ainsi
utilisé un équipement Panavision en format large ; le format CinemaScope
d'époque n'étant plus aujourd'hui disponible.
Les lieux de tournage
L'action du film étant située à
Los Angeles, le réalisateur a sélectionné plus de soixante lieux de tournage
différents dans la ville. Il souhaitait tourner dans des endroits du Los
Angeles « historique », à l'abandon, voire démolis. Des scènes ont ainsi été
filmées dans des lieux mythiques de Hollywood (le Château Marmont, qui apparaît souvent dans le cinéma, en particulier dans le filmde Sofia Coppola,Somewhere, des villas
de Hollywood Hills, des studios de la Warner Bros, etc.). Le film est émaillé d'autres lieux
touristiques comme les Watts Towers, Hermosa Beach ou South Pasadena. Un bon
nombre de scènes n'ont nécessité qu'une seule prise. L'une des plus belles scènes, selon moi, se déroule sur Mount Hollywood Drive, qui évoque un autre lieu mythique, Mulholland Drive, mais on est très loin de l'ambiance glauque qui a inspiré David Lynch pour son film homonyme, Mulholland Drive.
Une scène se déroule également
dans le funiculaire d'Angels Flight, construit en 1901 et fermé au public
depuis 2013 à la suite d'un déraillement. L'équipe du film a obtenu
l'autorisation exceptionnelle de l'utiliser durant une journée de tournage.
On voit aussi plusieurs fois l’Observatoire Griffith, construit en 1935, dans le style
art-déco. Cet endroit emblématique, qui domine Los Angeles et la baie de Santa
Monica, a servi de décors à de très nombreux films ou séries, La
fureur de vivre (1955), dont on voit un extrait dans La La
Land, Mannix (1967), Terminator (1984), MacGyver,
Bienvenue à Gattaca(1997), Terminator Genisys(2015), etc...
La scène d'ouverture est la
première à avoir été tournée. Elle a nécessité de bloquer l'accès à une portion
d'un échangeur autoroutier permettant la connexion entre l'Interstate 105 et
l'Interstate 110, qui conduit au centre-ville de Los Angeles (le Judge Harry
Pregerson Interchange). Il a fallu obtenir l'autorisation de mobiliser la rampe
d'accès à l'échangeur pendant deux jours, un samedi et un dimanche d'août 2015
ainsi que, une semaine avant, une partie du dimanche " afin de faire des essais
de costumes" se souvient le réalisateur. Les répétitions des chorégraphies,
supervisées par la chorégraphe Mandy Moore, ont quant à elles été effectuées
sur plusieurs parkings de Los Angeles. Plus de
cent danseurs mobilisés. Alors que la scène devait être tournée au niveau du
sol, Chazelle a finalement décidé de la filmer sur l'échangeur, à environ
trente mètres de hauteur, afin de montrer l'étendue de la ville. Le chef
décorateur David Wasco déclara qu'il craignait fortement qu'un danseur ne passe
accidentellement par-dessus la rambarde de sécurité et ne s'écrase en-dessous. Par
ailleurs, les contraintes techniques furent presque insurmontables : des coups
de vent violent menaçaient de faire tomber les grues sur les danseurs, les
chorégraphies mettaient en danger les danseurs, etc., ce
qui imposa de nombreuses modifications et une multiplication des prises. En outre, toutes les
scènes devaient être tournées au même moment de la journée dans le but
d'obtenir la même luminosité : « C'était un casse-tête technique. Bien que la scène puisse
sembler être un seul plan-séquence, elle a été tournée en trois plans : le
premier constituant les trois premières minutes, le deuxième jusqu'à quatre
minutes et quarante-cinq secondes, et enfin le troisième jusqu'à la fin de la
scène. Tandis que la scène finale a été tournée en steadicam, les deux
premières prises ont été tournée avec des grues afin de filmer entre les
voitures avec aisance.
Initialement, le réalisateur
souhaitait que la caméra passe de voiture en voiture, dans lesquelles le
spectateur entendrait différents genres musicaux sur la radio de bord. Il s'est pour cela
inspiré des ouvertures de films tels que Taxi Driver ou Fenêtre sur cour, où la
mise en scène est relativement similaire (des inconnus vaquant à leurs
occupations sans s'occuper de celles du voisin). Par ailleurs, l'ouverture musicale s'inspire également du film Aimez-moi
ce soir (Love me Tonight), comme l'a confié le réalisateur lui-même : "Aimez-moi ce soir, le
film de Rouben Mamoulian sorti en 1932, qui s'ouvre avec les sons du matin à
Paris - il y a un cordonnier et un balayeur de rue - ; ces sons créent rythmes
et cascades en nombre". La scène en elle-même est aussi inspirée du quotidien
du réalisateur, qui vit à Los Angeles : "La scène vient du fait que je vis à
Los Angeles et que je suis tout le temps dans les bouchons, à me demander si je
veux me tirer une balle ou bien danser." Je dois dire,pour y être allé, que les gigantesques bouchons des autoroutes de Los Angeles, particulièrement le matin au moment où les gens commencent leur journée, sont particulièrement impressionnants et un élément incontournable à prendre en compte pour les temps de trajet.
Les scènes de danse
La scène de danse de six minutes
(dite "de la Prius" (la voiture de Mia) sur Mount Hollywood Dr., devait être tournée durant
la brève durée de « l'heure dorée », au coucher du soleil (sunset), particulièrement spectaculaire vu depuis la colline d'Hollywood. Elle fut tournée en
huit prises, étalées sur deux jours. Lorsque Ryan Gosling et Emma Stoneparvinrent enfin à réussir la scène, "tout le monde sauta de joie", selon les
termes de cette dernière. Les deux acteurs principaux, qui ne sont pas danseurs
de comédie musicale, faisaient de nombreuses erreurs de chorégraphie, notamment
durant les numéros filmés en une seule prise. Néanmoins, Damien Chazelle s'est
montré compréhensif envers leur manque d'expérience et a validé la prise malgré
la subsistance de quelques erreurs. Par exemple, lors du tournage de la scène
de la première danse entre Mia et Sebastian, Emma Stone a trébuché contre le
dos d'un banc mais s'est rattrapée et a continué à jouer.
A la différence d'Emma Stone, qui n'est pas musicienne, Ryan Gosling, en plus d’être un acteur reconnu, est aussi bon musicien que chanteur. En 2009, il avait fait
partie du groupe les Dead Man's Bones,
accompagné de Zach Shields également à la voix et à la guitare et de Morgan
Slade, bassiste et compositeur. Le groupe sort son premier album la même année.
Bande originale
Les chansons et la bande
originale du film ont été composées et orchestrées par Justin Hurwitz, qui avait déjà travaillé avec D.Chazelle sur ses deux premiers films. Les paroles des chansons ont
été écrites par le duo de paroliers Pasek
et Paul, à l'exception de Start a
Fire, composée par John Legend (qui joue et chante dans le film),Hurwitz, Marius De Vries et Angélique
Cinelu. Afin d'interpréter les six chansons où leurs personnages
interviennent, Emma Stone et Ryan Goslingont suivi des cours de
danse et de chant. Depuis sa sortie, le 20 janvier dans l'hexagone, la bande
originale du film La la land est une des meilleurs ventes sur ITunes France
selon Le Figaro.
Lors de la 89e
cérémonie des Oscars, le compositeur Justin
Hurwitz obtint deux récompenses : celles de la meilleure musique et de la
meilleure chanson originale pour City of
Stars.
Sortie
La première mondiale de La La
Land a eu lieu lors de la soirée d'ouverture du Festival international du film de Venise, le 31 août 2016. Le film
est également projeté lors du Festival de
Telluride, du Festival de Toronto en
septembre 2016, et de l'AFI Fest en
novembre 2016. Initialement, la sortie du film était prévue le 15 juillet 2016,
mais en mars, le distributeur a annoncé que le film connaîtrait une sortie
limitée le 2 décembre 2016 aux États-Unis, avant de sortir dans tout le pays le
16 décembre. La sortie fut à nouveau décalée au 9 décembre, où
Lionsgate diffuse le film dans cinq salles. Le distributeur étend la sortie à
deux cents salles le 16 décembre, puis à toutes les salles américaines le 25
décembre. Le 13 janvier, le film sort dans certains cinémas IMAX. La La
Land sort le 22 décembre aux Pays-Bas, le 26 décembre en Australie et
le 12 janvier 2017 au Royaume-Uni. Les sorties dans le reste du monde doivent
s'étaler tout au long du mois de janvier 2017. Le film est finalement sorti le
mercredi 25 janvier en France et en Belgique. Lors d'une conférence donnée par Justin Hurwitz à Austin (Texas) le 12
mars 2017, Lionsgate confirme la sortie du film le 11 avril en Digital et le 25 avril en Blu-Ray, DVD et avec une édition spéciale Blu-Ray 4K.
Réception critique
Après sept nominations et sept
récompenses à la cérémonie des Golden
Globes le 8 janvier 2017, La La Land connaît un succès
critique. Ce succès se poursuit à Los Angeles aux Producers Guils of AmericaAwards
2017 dans la catégorie Meilleur film. Ryan Gosling et Emma Stone remportent
tous deux les récompenses dans les catégories respectives Meilleur acteur et Meilleure
actrice aux Screen ActorsGuild Awards 2017. La Mostra de Venise et le Festival
International du Film de Toronto avaient également réservé un bon accueil
au film en août et septembre 2016. Ces derniers ont choisi de récompenser Damien Chazelle pour son travail de
réalisateur. Le film est nominé quatorze fois à la cérémonie des Oscars le 26
février 2017.
En France, l'accueil critique a
été très positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de
4,3/5.49.
[Ce texte est en grande partie emprunté à plusieurs articles de l'encyclopédie en ligne Wikipedia]
Mon opinion sur ce film
J'ai hésité à aller voir ce film sur lequel les mauvaises critiques étaient aussi nombreuses que les bonnes. J'ai fini par y aller avant qu'il ne soit plus à l'affiche et je ne le regrette pas. Certes, si ce film n'est pas exempt de certaines critiques, comme sa longueur et la confusion de la scène finale dont on ne comprend pas forcément tout lors d'un premier visionnage, je l'ai beaucoup aimé. Je ne suis pourtant pas un grand fan des comédies musicales et je dois dire que la 1e scène (qui, semble-t-il, a représenté, pour le réalisateur, un exploit technique sans précédent) ne m'a pas emballé. Heureusement, le reste du film, en particulier certaines scènes, comme celle du duo de claquettes sur Hollywood MountainDrive, celle du Planétarium, celle de l'audition de Mia ou la dernière scène, qui dégage une énorme émotion (à condition de la comprendre !!!), m'ont enchanté comme ne l'avait fait aucun film depuis de longs mois...
Mais je conçois que ce film atypique ait pu dérouter beaucoup de spectateurs. En ce qui me concerne, j'ai apprécié son originalité et, bien qu'il fasse de nombreuses allusions (on peut même parler d'hommages) à ses grands prédécesseurs dans le domaine du film musical ou de la comédie musicale, son apport d'un souffle de fraîcheur sont un de ses grands atouts par les temps qui courent.
Bref, j'ai adoré et je recommande fortement La La Land à tous les amoureux de cinéma, de jazz (dont je suis pourtant un très mauvais défenseur), et de la ville de Los Angeles qui est superbement mise en lumière par Damien Chazelle.
Je ne me tairai pas (Ich werde nicht schweigen) est un film
allemand réalisé par Esther Gronenborn, sorti en 2017, basé sur des faits
historiques. Vu sur Arte (08/09/2017)
Résumé
Les faits se déroulent en 1948 dans le nord de l'Allemagne. Une jeune veuve de guerre, Margarete Oelkers (Nadja Uhl) vit difficilement de son
travail de couturière avec ses deux fils à Oldenburg. Elle attend de toucher la pension de veuve de guerre à laquelle elle a droit. En butte aux tracasseries de l'administration, elle est prise d'une colère bien légitime lorsqu'elle est rembarrée une nouvelle fois alors qu'elle a rendez-vous. Le docteur Ahrens, l’ancien responsable de son époux mort au
front, qu'elle considérait comme pouvant l'aider, la fait abusivement interner pendant un an dans un hôpital psychiatrique
pour schizophrénie. A sa sortie, un an plus tard, après avoir subi des traitements inhumains (bains glacés, électrochocs...), Margarete décide de prouver qu’elle n’était pas malade. Elle découvre bientôt un effroyable secret
concernant l'hôpital où elle a été internée et, par la même occasion, les
raisons de son internement abusif : l’hôpital a servi de « camp d’extermination
civil » pour plus de 1500 « malades » qui y ont subi les pires traitements
et qui y ont été affamés jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le mari de Margharete,
qui connaissait ces faits, avait consigné les noms, dates et motifs de ces
décès dans un carnet qu’elle possède. La faire passer pour folle était une
manière pour le Dr. Ahrens, un notable respecté de la ville, de lui imposer
silence.
Récompensée en 2001 par
l’équivalent allemand du César du meilleur réalisateur pour
"alaska.de", son premier long métrage, la cinéaste Esther Gronenborn s’est inspirée de
faits réels pour raconter dans ce film l’histoire de sa grand-mère et aborder
une lourde page du passé de l'Allemagne hitlérienne : la politique eugéniste
mise en œuvre par les nazis et l’extermination massive des malades et des
handicapés mentaux qu'ils décidèrent. Primée à de multiples reprises au cours
de sa carrière, l'actrice Nadja Uhl
("La bande à Baader") interprète avec une conviction sans faille le
rôle de cette veuve que rien ne pourra faire taire.
Ce film est basé sur des faits
réels. Il dénonce un crime majeur mais méconnu des nazis, celui de l’extermination
de 300.000 victimes prétendument malades mentales dans des conditions abjectes
puisque les plus chanceuses étaient purement et simplement exécutées par
injection létale alors que d’autres étaient affamées jusqu’à ce que mort s’ensuive,
ce qui était le cas de « l’hôpital psychiatrique » de Wehnen à Oldenburg.
Après la guerre, la justice allemande a condamné une minorité de responsables mais
n’a aucunement inquiété la majorité de ceux-ci.
Certains, comme que le professeur
Werner Catel, un des principaux responsables de l’« euthanasie des enfants », s’est
même vu confier en 1954 une chaire de professeur de pédiatrie à Kiel. En 1964,
il continuait même à affirmer « qu'il naît chaque année presque 2000
enfants « idiots », qui en raison de leur maladie congénitale ou handicap devraient
être tués ». En 1981, l'université de Kiel écrivait dans son annonce
mortuaire que Catel « a[vait] contribué de nombreuses façons à la santé des
enfants malades » !
Pour en savoir plus on peut se
référer à l’article publié par Gerrit Hohendorf, L’extermination de malades et handicapés mentaux sous le régime
national-socialiste , Violence de masse et Résistance - Réseau de
recherche, [en ligne], publié le : 17 Novembre, 2016 - http://www.sciencespo.fr/mass-violence-war-massacre-resistance/fr/document/l-extermination-de-malades-et-handicapes-mentaux-sous-le-regime-national-socialiste,
ISSN 1961-9898.
Mon opinion sur ce film
Difficile de formuler une opinion
sur ce film que l’on devrait presque classer comme un documentaire, même s’il s’agit
d’une fiction. J’avais beau savoir que l’âme humaine pouvait atteindre des
abîmes de noirceur, j'étais très en-dessous de la réalité. C’est pourquoi j’ai
du mal à prendre du recul pour formuler une critique. Nous savons ce que les Nazis ont fait mais, dans le cas qui est
décrit dans ce film, les responsables de ces horreurs n’étaient même pas des
nazis, mais des médecins convaincus de bien faire ! Et la société
allemande, sauf exception, ne les a même pas condamnés comme si, au fond, elle
leur donnait raison ! Je suis sidéré. C'est pourquoi, il est indispensable de voir ce film.
Emma Watson, née le 15 avril 1990 à Paris, en France, est une
actrice britannique. Elle est connue pour avoir joué le rôle d'Hermione
Granger, l'un des trois rôles principaux dans la saga HarryPotter.
Lancée par son rôle récurrent
dans la saga Harry Potter, l’actrice que s’est depuis reconvertie dans des
rôles très différents. En 2012, elle incarne une des costumières de Marilyn Monroe dans le film My Week with Marilyn de Simon
Curtis. On la retrouve également à l’affiche du Monde de Charliede Stephen Chbosky et de The
Bling Ring, réalisé par Sofia
Coppola sorti en 2013 où elle tient l’un des principaux rôles. En 2014,
elle tient le rôle d'Ila dans le péplum américain Noé réalisé par Darren Aronofsky. On peut aussi la
retrouver dans le film Regression de Alejandro Amenabar en 2015.
Biographie
Emma Charlotte Duerre Watson naît
à Paris le 15 avril 1990. Elle est la fille de Jacqueline Luesby et Chris
Watson, tous deux avocats britanniques pratiquant en France et elle passe ses
cinq premières années à Maisons-Laffitte, dans une école internationale
(Ermitage international school of France). Ses parents se séparent en 1995,
quelques années après la naissance de son frère cadet Alex Watson (né en 1992).
À la suite de ce divorce, elle déménage avec sa mère et son frère cadet dans le
comté d'Oxfordshire en Angleterre. Elle passe néanmoins les fins de semaine
dans la maison de son père à Londres. Elle parle un peu français, mais « pas
aussi bien » que durant son enfance en France.
Elle passe ses années d'école
primaire d'abord à la Lynams School, école maternelle de la Dragon School
d'Oxford, de septembre 1995 à juin 1998. Durant son enfance, elle a été soignée pour hyperactivité. Elle va ensuite à la
Dragon School, de septembre 1998 jusqu'en juin 2003. Durant son adolescence,
elle joue au hockey sur gazon dans le club d'Oxford. Après ses études à la
Dragon School, elle est inscrite à partir de 2003 à la Headington School, école
privée d'Oxford réservée aux filles. Ayant réussi ses examens du A-level en
2008, Emma fait une année sabbatique avant d'entrer à l'université Brown à
l'automne 2009 pour y faire des études de lettres. À la rentrée 2011, elle
entre à l'université d'Oxford pour continuer ses études de littérature
anglaise. En mai 2014, elle sort diplômée de l'université Brown en littérature
anglaise. En mars 2015, le magazine AskMen la désigne « Femme la plus
remarquable de l'année ». Elle figure parmi les 100 personnes les plus
influentes de l'année 2015 dans le classement de Time Magazine. En 2016, elle
prend position contre le Brexit.
Carrière
Avant Harry Potter
Avant qu'elle ne fasse partie du
casting de la série de films Harry Potter, elle a joué de petits
rôles dans des pièces scolaires, comme Arthur
: Les Jeunes Années et Le Prince Heureux. A sept ans, elle avait aussi
remporté la 1ère place au Concours de Poésie Daisy Pratt.
L’aventure Harry Potter : 1999-2011
En 1999, démarre le casting pour
le 1er film de ce qui allait devenir, avec Star Wars et Terminatorl’une des plus longues et des plus célèbres sagas du cinéma : Harry Potter à l'école des sorciers. Elle a 10 ans lorsqu’elle est contactée
par un agent de casting qui l'a découverte grâce à son professeur de théâtre.
Pour décrocher le rôle, elle passe huit auditions et est finalement
sélectionnée parmi 35 000 candidates. Les producteurs, impressionnés par son
assurance, la choisissent pour jouer Hermione Granger. Les critiques trouvent
son interprétation « admirable » (The Daily Telegraph), et IGN dit même qu'elle
a piqué la vedette à ses co-stars. Pour sa 1ère prestation, Emma Watson
a été sélectionnée pour cinq prix d’interprétation et a remporté le Young
Artist Award.
Un an plus tard, Emma Watson joue
une nouvelle fois le rôle de Hermione dans Harry Potter et la Chambre des secrets (2002),
le deuxième opus de la série. Les critiques saluent une nouvelle fois son
interprétation ainsi que celle des acteurs principaux. Le Los Angeles Times a déclaré qu'Emma Watson et ses collègues avaient
mûri par rapport au premier opus de la série. Pour cette interprétation, Emma a
reçu le Otto Award du magazine allemand Bravo.
2004 marqua la sortie du 3ème
volet de la série, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, le film qui remporta
le moins de succès de la saga mais la prestation d'Emma Watson fut tout de même saluée.
Avec la sortie, en 2005, de HarryPotter et la Coupe de feu, 4ème volet de la série, le film dépassa tous
les records précédents. Les critiques louèrent la maturité croissante d'Emma et
de ses partenaires adolescents.
Le 5ème film, HarryPotter et l'Ordre du phénix, sorti en 2007, fut un énorme succès commercial qui établit un record mondial avec 332 700 000 $
de recette pour le 1er week-end d'exploitation. Pour son rôle d’Hermione, Emma
Watson remporta le National Movie Awards
dans la catégorie Meilleure interprétation féminine. Le 9 juillet 2007, sa notoriété étant désormais reconnue, Emma Watson, Daniel Radcliffe et Rupert Grint, sont parmi les plus jeunes acteurs au monde à laisser leurs empreintes de mains et de pieds devant le célèbre théâtre chinois d'Hollywood
Bd. à Hollywood.
Bien que Harry Potter et l'Ordre du Phénix
ait été un énorme succès, les trois acteurs principaux, craignant de se faire
enfermer à vie dans le rôle des jeunes sorciers de Poudlard et de ne plus pouvoir trouver d'autres rôles à l'avenir, étaient réticents
à signer pour un nouveau film, Emma Watson étant la plus réticente des trois complices.
Elle a expliqué que la décision était importante, et que les films représentent
un engagement supplémentaire de quatre ans pour le rôle, mais elle a finalement signé.
Le sixième film de la série Harry Potter et le Prince de sang-mêlé initialement prévu pour novembre 2008 ayant été reporté d'un an, le tournage du dernier volet, Harry Potter et les Reliques de la Mort, le plus sombre de la
série, commença le 18 février 2009 et s’acheva le 12 juin 2010. L’adaptation du
livre original (plus de 1000 pages) ayant obligé les réalisateurs à envisager de le
découper en deux films, Harry Potter et les Reliques de la Mort:
Première partie n'est sorti qu'en novembre 2010 et la 2ème partie, Harry Potter et les Reliques de la Mort: Deuxième partieenjuillet 2011 en utilisant la technologie 3D. Paradoxalement, alors que les réalisateurs avaient pris des risques énormes en choisissant la solution de deux films, ce dernier opus a été encensé par le public et a représenté un succès commercial sans précédent avec 1
milliard de dollars de recettes dans le monde.
Autres projets et l'après Harry Potter
En 2007, Emma joue dans Ballet
Shoes, un téléfilm de la chaîne BBC, dans lequel elle tient le rôle principal. Elle prête également sa voix à la
Princesse Pea, dans l'adaptation cinématographique de La Légende de Despereaux.
En 2010, elle tourne dans le clip "Say you don't want it" du groupe One Night Only. Puis elle tient le rôle de Lucy, une des costumières deMarilyn, dans le film My Week with Marilyn, sorti fin 2011, et celui de Sam
dans Le Monde de Charlie (The Perks of Being a Wallflower), sorti en 2012.
En 2013 elle tient le rôle de
Nicki, dans le film de Sofia Coppola, The Bling Ring, qui fait l'ouverture de
la section "Un Certain Regard" du Festival de Cannes 2013. Le film est mal accueilli mais la prestation de la jeune actrice n'est.pas en cause.
En juin 2013, Emma Watson travaille de nouveau avec le producteur d'Harry Potter, David Heyman pour son
prochain film Queen of the Tearling. La même année on avance son nom dans le rôle principal du film While We're Young, qui raconte
l'histoire d'une grand-mère qui préfère passer du temps avec sa petite-fille
(Watson) que sa fille. Le film sera réalisé, comme Le Monde de Charlie, par Stephen Chbosky.
Le 15 avril 2014, elle débute le
tournage de Regression un thriller réalisé par Alejandro Amenabar, avec Ethan Hawke, Devon Bostick et David Dencik. Emma
Watson tient le rôle d'une jeune femme qui accuse son père de viol.
En janvier 2015, elle est
confirmée dans le rôle de Belle (rôle qu'elle devait déjà tenir dans une
adaptation dirigée par Guillermo del Toro en 2011) dans la nouvelle adaptation
de Disney du classique La Belle et la Bête dont le tournage est prévu en 2015
et qui sera réalisé par Bill Condon avec une sortie prévue pour 2017.
Consécration
En 2004, elle fait également partie du jury « First Light », avec Pierce Brosnan, Kenneth Branagh et Samantha Morton. Ce prix récompense de jeunes réalisateurs.
En mars 2009, elle a été classée
6e sur la liste Forbes des « Stars adolescentes les plus rentables », et
l'actrice féminine la mieux payée d'Hollywood, avec des gains estimés à 19
millions de livres sterling en février 2010.
En octobre 2013, elle a été élue Femme de l'année par le magazine GQ.
En février 2014, elle remporte le ELLE Style award de l'actrice de l'année, pour la seconde fois.
À quinze ans, Emma Watson est devenue la plus jeune actrice à apparaître en couverture du magazine Teen Vogue.
Engagements en faveur du droit des femmes
Emma Watson lutte pour l’éducation des jeunes filles à travers le monde. Elle
s’est rendue au Bangladesh et en Zambie dans ce but. En juillet 2014, elle a
été nommée ambassadrice de bonne volonté par l'ONU. En septembre 2014, elle a prononcé un discours au siège des Nations unies dans lequel elle a appellé à l’égalité des genres. Le 8 mars 2015, à l'occasion de la
journée internationale des femmes, elle a organisé, dans le cadre de la campagne
HeForShe une séance de questions réponses en interactivité avec ses fans. Cette
séance a été retransmise en direct sur sa page Facebook.
Filmographie
2001 Harry Potter à l'école des sorciers réalisé par Chris Columbus: Hermione Granger
2002 Harry Potter et la Chambre des secrets réalisat° Chris Columbus
2004 Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban réalisat° Alfonso Cuarón
2005 Harry Potter et la Coupe de feu réalisation Mike
Newell
2007 Harry Potter et l'Ordre du phénix réalisation David Yates
2007 L'École de tous les talents de Sandra Goldbacher : Pauline Fossil
2008 La Légende de Despereaux
2009 Harry Potter et le Prince de sang-mêlé réalisat° David
Yates
2010 Harry Potter et les Reliques de la Mort - Partie 1 réalisat° David Yates
2010 Harry Potter and the Forbidden
Journey réalisat°Thierry Coup
Sister Act est une
comédie et un film musical américain d'Emile Ardolino, sorti en 1992. E. Ardolino avait précédemment réalisé un autre film musical célèbre, Dirty Dancing (1987). Il ne put, hélas, pas profiter du succès de Sister Act car il mourut un an après sa sortie, en 1993.
Présentation
L’action commence dans un cabaret
le « Clair de Lune », situé à Reno dans le Nevada. Une chanteuse, Dolores
Van Cartier (Whoopi Goldberg) en est la vedette. Dolores est la compagne
du gérant du cabaret, Vince LaRocca (Harvey Keitel). Un soir, elle assiste
au meurtre d’un homme par Vince. Bravant les menaces de Vince si elle ne tient
pas sa langue, elle va le dénoncer à la police. Le lieutenant Eddie Souther (Bill
Nunn), qui recueille son témoignage, la met à l’abri jusqu’au procès, dans un
couvent de San Francisco avec la complicité de l’évêque et de la Mère
supérieure (Maggie Smith) qui, seule, connaît la vérité. Sous le nom de
Marie-Clarence, Dolores va se faire passer pour une des religieuses. On imagine
combien il sera difficile, pour Dolores, de se plier aux règles strictes du
couvent. La Mère supérieure, consciente de l’atout que représente une
chanteuse, va l’affecter à la chorale. Dolorès, sincèrement passionnée par
cette activité, va alors donner un nouvel élan à ses compagnes, au fil du temps,
en leur apprenant le gospel. L'établissement religieux invitera notamment les
sœurs à une réorchestration musicale de leurs chants et les préparera à donner un
concert de gospel devant le Pape Jean-Paul II.
Mon opinion sur ce film
Bien que le film ait près de 20
ans, il n’a pas pris une ride et on est toujours enthousiasmé par l’extraordinaire
prestation de Whoopi Goldberg et la non moins éblouissante interprétation de
Maggie Smith. Sister Act a eu un succès international mérité, à telle enseigne
qu’il a été suivi, un an plus tard, par Sister Act 2, qui, malgré les mauvaises
critiques et un succès moindre, a tout de même réalisé 100 millions de dollars
de recettes mondiales. La comédie musicale qui en a été tirée à partir de 2006
a été encore plus appréciée et a connu pas moins de 9 adaptations (la dernière,
à Montréal, en 2014). Au-delà de la comédie, qui est très réussie, le film traite
aussi de la criminalité, de la mafia et de la situation des jeunes des
quartiers défavorisés de San Francisco, où il a été tourné.
Star Wars, épisodeVII :
Le Réveilde la Force (Star Wars
Episode VII: The Force Awakens) est un film de science-fiction space-opera
américain co-écrit et réalisé par J. J.
Abrams, sorti en 2015.
C'est le septième opus de la saga Star Wars ; il fait suite à l'épisode
VI : Le Retour du Jedi sorti en 1983 (soit 32 ans plus tôt !) Il
met en scène les anciens personnages de la première trilogie, Leia Organa (Carrie Fisher), Han Solo (Harrison Ford), Luke Skywalker (Mark Hamill) et Chewbacca (Peter Mayhew), et les protagonistes
centraux de la « nouvelle génération », Rey (Daisy Ridley), Finn John
Boyega), Poe Dameron (Oscar Isaac)
et le maléfique Kylo Ren/Ben Solo (Adam
Driver).
Le Réveil de la Force est
le premier film de la troisième trilogie Star Wars planifiée et annoncée après
l'acquisition de Lucasfilm par The Walt Disney Company en octobre 2012. Le film
est produit par J. J. Abrams, son
collaborateur de longue date Bryan Burk et la présidente de Lucasfilm Kathleen
Kennedy. En plus de la réalisation et de la production, Abrams a également
co-écrit le film avec Michael Arndt
et Lawrence Kasdan, qui a co-écrit
les films de la trilogie originale L’Empire contre-attaque et Le
Retour du Jedi.
Rappel
L'univers de Star Wars se déroule dans
une galaxie théâtre d'affrontements entre les Chevaliers Jedi et les Seigneurs
noirs des Sith, personnes sensibles à la Force, un champ énergétique mystérieux
leur procurant des pouvoirs psychiques. Les Jedi maîtrisent le côté lumineux de
la Force, pouvoir bénéfique et défensif, pour maintenir la paix dans la
galaxie. Les Sith utilisent le côté obscur, pouvoir nuisible et destructeur,
pour leur usage personnel et pour dominer la galaxie.
Pour amener la paix, une
République galactique a été fondée avec pour capitale la planète Coruscant.
Mais, tout au long de son existence, elle est secouée par des sécessions et des
guerres. Le seigneur Sith Dark Sidious, masquant sa véritable identité sous les
traits du sénateur Palpatine de la planète Naboo, fomente un complot qui lui
permet de se faire élire chancelier suprême de la République, d'éliminer les
Jedi, de retourner l'un d'entre-eux, Anakin Skywalker, pour en faire son
apprenti Dark Vador, et de faire tomber la République, remplacée en 19 av. BY*
par un Empire galactique autoritaire et discriminatoire qu'il dirige.
Mais après plus de vingt années,
la brutalité du régime provoque l'apparition d'une opposition armée :
l'Alliance rebelle. Parmi eux se trouvent les jumeaux d'Anakin, Luke et Leia,
cachés dès leur naissance par les derniers maîtres Jedi. L'Alliance fête sa
première victoire lors de la bataille de Yavin (BY) (mise en scène dans Star
Wars, épisode IV : Un nouvel espoir), lorsqu'une escadrille parvient à détruire
l'arme absolue de l'Empire, l’Étoile Noire. En 3 ap. BY, l'Empire
contre-attaque en détruisant la base principale des rebelles sur la planète
Hoth.
Un an plus tard, en 4 ap. BY,
l'Empereur Palpatine supervise la construction d'une nouvelle station de combat
en orbite autour de la lune forestière Endor. Guidée par Luke Skywalker,
l'Alliance rassemble ses forces pour tenter le dernier assaut. Dans la
bataille, Dark Vador redevient le Jedi qu'il était — Anakin Skywalker — et se
sacrifie pour son fils en tuant Palpatine. C'est le début d'une nouvelle ère.
Résumé de l’épisode VII : le réveil de la force
Plus de trente ans après la
bataille d'Endor, la galaxie n'en a pas fini avec la tyrannie et l’oppression.
Les membres de la Résistance menés par l’ex-princesse Leia, devenue la générale
Leia Organa, combattent les nouveaux ennemis de la République, le Premier
Ordre. A la tête de ce nouveau régime brutal se trouvent le Leader suprême
Snoke et son apprenti, le jeune Kylo Ren, le fils qu’ont eu ensemble Han Solo
et de Leia Organa. Initialement formé par Luke Skywalker pour devenir un Jedi, il
est passé du côté obscur de la Force.
Luke Skywalker a disparu et
personne ne sait où il est, ou si seulement il est est mort ou vivant.
Lorsque le film commence, Poe
Dameron, l’un des meilleurs pilotes de la résistance, accompagné de son droïde
BB-8, arrive sur la planète Jakku pour rencontrer Lor San Tekka (Max Von Sydow) qui lui remet une carte
sur laquelle sont portées les coordonnées de l’endroit où se cache Luke. Mais les
soldats du Premier Ordre, conduits par Kylo Ren envahissent le village et le
brûlent. Avant d’être fait prisonnier et emmené sur le vaisseau amiral du
Premier Ordre, il parvient à confier la carte à BB-8 qui s’enfuit.
Un peu plus tard, BB-8 est
secouru in extremis par Rey, une jeune femme qui survit en pillant les épaves
échouées sur Jakku en en revendant les pièces.
Pendant ce temps, Poe Dameron est
torturé par Kylo Ren et finit par avouer où se trouve la carte. Il s’échappe
cependant miraculeusement des griffes du Premier Ordre grâce à l’aide d’un
stormtrooper dissident matricule FN-2187 que Poe renommera, lorsqu’ils se
seront enfuis en volant un Tie-fighter, du nom de Finn.
Ils seront abattus en arrivant
sur Jakku et Finn, rescapé, fera la connaissance de Rey et, se faisant passer à
ses yeux pour un résistant, il lui révèlera l’importance de BB-8.
Pour échapper au Premier Ordre
qui les a retrouvés sur Jakku, ils volent un vieux vaisseau abandonné qui
s’avère être le mythique Faucon Millenium de Han Solo.
Plus tard, alors qu’ils sont dans
l’espace, le Faucon Millenium est happé par un immense vaisseau conduit par Han
Solo (Harrison Ford) et Chewbacca. Ensemble, et avec l’aide de la Résistance,
ils parviendront à détruire Starkiller, la planète-arme du Premier Ordre. Mais,
lors de la dernière confrontation entre Han Solo et son fils Kylo Ren, celui-ci
le transperce de son sabre laser.
Revenus sur la base de la
Résistance, Rey, Finn et Poe (qui a survécu au crash sur Jakku) retrouvent
R2D2, resté muet depuis sa séparation d’avec Luke. Au contact de BB-8, celui-ci
se réactive et délivre la partie de carte manquante dans la mémoire du petit
droïde.
Ensemble, ils vont rechercher
Luke et Rey lui rend son sabre laser.
Mon opinion sur ce film
Bien que passablement énervé par
le battage médiatique fait par Disney autour de la sortie de ce film, je ne pouvais rater
cet événement. J’ai été bon public même si je n’ai pas joint mes applaudissements
à ceux des autres spectateurs à la fin du film. Je n’arrive pas à me souvenir
quand, pour la dernière fois, une salle de cinéma en liesse a applaudi un film ?
Etait-ce pour un Harry Potter, pour un Seigneur des Anneaux ? Je ne
sais plus… Quoiqu’il en soit, je ne cracherai pas dans la soupe et je reconnais
que j’ai apprécié, sinon le film lui-même, du moins les performances techniques. J'ai cependant beaucoup de critiques à formuler (trop de batailles,
de poursuites et de combats) et de regrets (dommage que la psychologie des
personnages ait été si peu approfondie). Les retrouvailles d’Han Solo et de l’ex-princesse
Leia (devenue générale) m’ont parues bien fades et presque ridicules… Que dire aussi de la dernière scène où Rey rend à Luke son sabre-laser ? C’est pitoyable et mieux aurait valu nous en dispenser. Heureusement que les images, filmées dans les somptueux décors naturels de Skellig Michaël en Irlande, nous font un peu oublier notre déception. Quant aux
dialogues, insipides au possible, on aurait pu espérer mieux... L'ensemble est assez décevant, non sur le plan de la réalisation ni des effets spéciaux, époustouflants, mais sur le plan du contenu, brouillon, qui ressemble hélas à ce qu'il est, et que ce qu'il est : une machine à fric mise en place pour rentabiliser les délirantes sommes payées par Disney pour s'approprier le rêve.
Où es-tu GeorgeLucas ? Sans doute que les millions de dollars empochés pour céder tes
droits à Disney t’ont-ils fait oublier que c’était toi, à l’origine, qui nous
avait tant fait rêver…
En fin de compte, le seul intérêt de ce film est de donner aux générations actuelles l'envie de se replonger dans la fabuleuse saga Star Wars commencée il y a presque 40 ans.
PS: Un dernier conseil : allez
voir ce film pendant qu’il passe encore au cinéma car, à moins que votre télé
ne soit équipée d’un super-super écran équipé de la 3D, vous n’aurez jamais
chez vous le même effet que dans une grande salle.
*BY = La bataille de Yavin. La bataille de Yavin marque le début de l'an
0 dans la chronologie de l'univers de Star Wars. Elle marque le paroxysme de
l'épisode IV - Un nouvel espoir lors duquel l’Etoile Noire est détruite et est
instaurée la Nouvelle République. Voir aussi, dans ce même blog :