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mercredi 4 septembre 2024

GUY film d'Alex LUTZ (FR-2018)

 

Guy est un film français réalisé et joué par Alex Lutz, sorti en 2018.

Présentation

Gauthier (Tom Dingler) est un jeune journaliste. Apprenant qu'il serait le fils illégitime de Guy Jamet (Alex Lutz), un chanteur de variétés qui a connu le succès dans les années 1960, décide de s’en rapprocher en réalisant sur lui un documentaire à l’occasion de la sortie d’un album de reprises accompagné d’une tournée de concerts.

Autour du film

La musique du film

La musique du film est composée par Vincent Blanchard et Romain Greffe. Ils ont écrit des chansons de variétés du chanteur fictif Guy Jamet incarné par Alex Lutz.

Alex Lutz fait des reprises de deux titres préexistants : Slow Dancing with the Moon (francisé en Un slow avec la lune) écrite par Mac Davis et Je reviendrai à Montréal de Robert Charlebois. On peut également entendre d'autres chansons dans le film : Boys Will Be Boys (Duncan Sisters), Never Forget Who You Are (Philippe Briand, Gabriel Saban), Don't Wake Me Up (Jonathan Feurich, Maximilian Peter Nikolaus Schunk, Steven Bashir), Deeper Blue (Joseph Gileadi), Stroboscopic (Pierre Terrasse) et Aerodynabeat (Guillaume Tetzieff, OC Banks).

Mon opinion

Très atypique et difficile à classer, ce que n’aime généralement pas le grand public, puisqu’il emprunte à plusieurs genres (comédie dramatique, faux documentaire et film musical), il ne faut pas s’étonner qu’un tel film, malgré une bonne critique des professionnels, ait été un semi-échec commercial. Malgré ses indéniables qualités, dont la moindre n’est pas le jeu excellent d’Alex Lutz et de la musique, qui ont été justement récompensés par un César du meilleur acteur, amplement mérité pour l’acteur-caméléon, et celui de la meilleure musique originale, le film n’a fait que 175 000 entrées, ce qui, comparé à des succès exceptionnels récents comme Un p’tit truc en plus d’Artus ou Le comte de Monte Cristo avec Pierre Niney (plus de 10 millions d’entrées chacun), est relativement modeste, mais meilleur que beaucoup d’autres. C’est en tout cas mieux que le précédent film d’Alex Lutz, le talent de mes amis (2015) qui n’avait que péniblement atteint les 100 000 entrées.  

Autres films avec Alex Lutz :

vendredi 10 mai 2024

LE TABLEAU VOLE - Film de Pascal BONITZER (FR-L 2024)

 


Le Tableau volé est une comédie dramatique française réalisée par Pascal Bonitzer et sortie en 2024. Le film est librement inspiré de la redécouverte dans les années 2000 du tableau d'Egon Schiele, Les tournesols, spolié par les nazis. Ecoutez ici le podcast "Art, les tournesols de Schiele, histoire d'une découverte".  

Résumé

André Masson (Alex Lutz), un commissaire-priseur parfaitement imbuvable, en particulier avec Aurore, (Louise Chevillotte), sa stagiaire, travaille au sein de la prestigieuse maison de vente d’art parisienne Scotie's. Lorsqu'il reçoit la lettre d’une avocate, Me Egerman (Nora Hamzawi), qui croit avoir identifié un tableau de prix dans la maison d'une famille dont elle a la charge à Mulhouse, il n'y croit pas une minute.

Bien que très sceptique, l’œuvre de Schiele ayant été parmi les plus plagiées, il décide cependant de faire le déplacement à Mulhouse, avec Bertina (Léa Drucker), son ex-femme, elle aussi experte en peinture, pour voir le tableau.

Face au tableau, tous leurs doutes sont balayés : il s’agit bien d’une authentique œuvre d’Egon Schiele, que tout le monde avait cru disparue. Ils évaluent la valeur du tableau à plusieurs dizaines de millions.

Leur première surprise passée, ils veulent savoir comment ce tableau a bien pu se retrouver dans cette maison. Martin Keller (Arcadi Radeff) leur raconte que le tableau se trouvait dans la maison lorsqu’ils l’ont achetée en viager à un policier de 81 ans. Ils ouvrent alors ensemble une vieille valise dans laquelle des papiers ayant appartenu à l’ancien propriétaire montrant que le couple avait collaboré avec la Gestapo. Le tableau a donc été spolié en 1939 par les Allemands.  

Or, un tableau spolié doit obligatoirement être restitué à ses ayants-droits.

La famille Wahlberg (en réalité les descendants de Karl Grunwald) a été décimée pendant la guerre mais le collectionneur d’art a pu s’enfuir aux Etats-Unis où ses descendants ont fait souche.

André Masson se rend alors aux Etats-Unis où il convainc Bob Wahlberg, le chef de la famille, de confier la vente à la maison française pour laquelle il travaille et de rétrocéder 10 % de la vente à Martin Keller et à sa mère. Bien que n’ayant aucune obligation à le faire, Wahlberg accepte pour des raisons religieuses.

Lors de la vente à Paris, le tableau, réalise une cote qui dépasse toutes les estimations.

Mon opinion

M’intéressant beaucoup à l’art, je suis allé voir ce film pensant qu’il traitait sans complaisance du marché de l’art. André Masson et son ex-épouse, nous sont, du moins au début, dépeints comme des requins sans foi ni loi, si ce n’est celle de l’argent qu’ils peuvent estimer tirer d’une telle affaire. Mais sous l’armure, des failles se révèlent au fur et à mesure que le film avance et ils paraissent de plus en plus sympathiques. C’est grâce à eux que Martin Keller obtient l’indemnisation qu’il aurait pu ne jamais toucher, si André n’avait pas convaincu Wahlberg. J’ai trouvé d’ailleurs la scène où, après la vente, foudroyé par l’énormité de la somme qu’il va toucher, le jeune homme craque et où son avocate, dans un élan d’humanité, vient le chercher et le console, réussissant à l’amener à la famille Wahlberg qui lui réserve une magnifique ovation. Je voudrais ajouter que, si j’ai beaucoup apprécié le jeu des acteurs confirmés que sont Alex Lutz et Léa Drucker j’ai découvert avec étonnement Arcadi Radeff, un jeune acteur encore peu connu qui a pourtant déjà une carrière non négligeable derrière lui (6 longs métrages, 13 courts métrages, 14 pièces de théâtre…)  Formé en Suisse, d’où il est originaire, il a crève l'écran et m'a rappelé, par la force rentrée et la pureté qui émane de lui, le Depardieu des débuts. Sa prestation m'évoque celle d'un acteur débutant, Tom Mercier, vu dans le film Synonymes, où jouait déjà d'ailleurs Louise Chevillotte. Je lui souhaite une grande carrière.  

Je vous recommande aussi :

- La femme au tableau de Simon Curtis (2015)

- Monuments men de George Clooney (2014)

Qui traitent aussi de la récupération de tableaux spoliés par les nazis. 

mercredi 25 janvier 2023

LA GUERRE DES LULUS film de Yann SAMUELL (FR-L 2023)

 


La Guerre des Lulus est un film franco-luxembourgeois réalisé par Yann Samuell, sorti en 2023. Il s’agit de l'adaptation de la série de bande dessinée du même titre de Régis Hautière et Hardoc, publiée depuis 2013 aux éditions Casterman.

Présentation

Nous sommes en 1914. Ludwig (Léonard Fauquet à qui ses lunettes rondes donnent un petit air de HarryPotter) est confié par sa mère qui a trouvé un travail en Suisse, à un orphelinat. Avant de la laisser partir, il lui demande de terminer l’histoire qu’elle lui lisait chaque soir mais elle lui répond que, maintenant, il est assez grand pour la terminer lui-même. Le petit garçon se dépêche de terminer son livre afin de presser le retour de sa maman mais celle-ci, au lieu de revenir, lui envoie régulièrement un nouveau livre.

L’orphelinat, trop près du front, est évacué pour une autre institution située plus loin. Il s’agit d’une ancienne abbaye dirigée par l’abbé Turpin (François Damiens) et où enseigne le professeur Leutellier (Alex Lutz).

Là, Ludwig est chahuté par un groupe de grands, mené par Octave (Solal Devey) qui se moquent de son nom, Ludwig, qu’ils croient allemand.

C’est un autre groupe qui prend sa défense. Il est formé de :

- Lucien (Loup Pinard) le plus âgé, chef de la bande

- Luigi (Mathys Gros) le « gros »

- Lucas (Tom Castaing) le plus jeune

Ensemble, ils vont former le « groupe des Lulus ».

Mais le calme ne dure pas, car le front s’est rapproché et l’abbaye doit être évacuée. L’évacuation, précipitée, se fait en l’absence des Lulus, partis dans un refuge qu’ils se sont aménagés dans la forêt.

A leur retour, ils trouvent l’abbaye déserte et le village vide de ses habitants. Alors qu’ils s’apprêtent à retourner dans leur ancien dortoir, l’abbaye est détruite par une bombe et ils retournent à leur seul refuge : la cabane dans la forêt.

Là, ils rencontrent une jeune fille, Luce (Paloma Lebeaut) qu’ils intégreront avec méfiance à leur groupe des Lulus.

Plus tard, alors qu’ils auront été hébergés par Louison (Isabelle Carré), une jeune femme vivant à l’écart du village que tout le monde considère comme une sorcière, celle-ci doit les abandonner précipitamment pour reconnaître le corps de son fils, Anselme, dont les militaires sont venus lui annoncer la mort.

Ils se retrouvent encore livrés à eux-mêmes et, retournant à leur cabane, ils la trouvent occupée par un déserteur allemand, Hans (Luc Schiltz) avec lequel ils deviennent amis.

Mais les Allemands ayant envahi le village, ils doivent à nouveau fuir. Ils sautent in-extremis dans une guimbarde abandonnée que conduit Hans mais se trouvent pris au milieu des combats où ils retrouvent leur ancien professeur, M. Leutellier qui, traumatisé par ce qu’il a vécu, ne les reconnaît pas. Hans, en voulant les protéger, est blessé puis achevé par des soldats français qui voient en lui un ennemi.

Les Lulus continuent à fuir. Au cours de celle-ci, ils rencontrent Moussa, un déserteur de l’armée française (Ahmed Sylla) et Gaston (Didier Bourdon), un vieux savetier bougon qui les nourrit et les héberge jusqu’à ce qu’ils tombent à nouveau sur une patrouille. Gaston est exécuté par les Allemands mais Moussa parvient à s’enfuir avec les enfants et les emmener dans un hôpital installé dans un familistère et dirigé par le docteur Constance (Emmanuelle Grönvold). Là encore, le répit ne sera que de courte durée car les Allemands, à la recherche de Moussa, investissent l’hôpital. Moussa se sacrifie pour leur permettre de grimper dans un train dont ils croient qu’il les emmènera en Suisse.  

Mon opinion

Je ne connaissais pas la BD dont le film s’est inspiré et le titre ne m’emballait pas outre mesure. C’est la bande annonce qui m’a décidé à aller voir ce film et je ne le regrette pas. Yann Samuell avait déjà réalisé une Guerre des Boutons qui était une aimable adaptation de l’œuvre de Louis Pergaud. Mais dans ce film, il s’agit de la vraie guerre à travers laquelle cinq enfants tentent de survivre sans toutefois perdre leur âme d’enfants, de rêver, d’espérer, de jouer et de rire. 

Les rencontres successives que les enfants font avec les adultes, que ce soit avec l’abbé Turpin, avec le professeur Leutellier, avec Louison, Hans, Moussa ou Gaston, et, à la fin avec le docteur Constance, sont toutes de belles rencontres. Certaines scènes sont très dures (sur le front, au milieu des bombardements, la mort de Hans, l’arrestation de Moussa). C'est pourquoi, bien que son classement l'autorise aux enfants à partir de 8 ans, je déconseille aux parents d'y emmener des enfants trop jeunes.  .

Par certains côtés, ce film m’a rappelé Les choristes (on assiste, en particulier, à un très beau chœur d’enfants) par l’énergie et l’optimisme qui s’en dégage.

Les enfants jouent admirablement bien, d’autant plus que c’était leur premier rôle au cinéma. Une mention particulière pour le petit Tom Castaing, étonnant de naturel et de spontanéité.