Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
Les Choses de la vie
est un film franco-italo-suisse réalisé par Claude Sautet, sorti en 1970
d’après un scénario de Jean-Loup Dabadie, lui-même inspiré du roman du « Les
choses de la vie » de Paul Guimard publié en 1967.
Résumé
Pierre (Michel Piccoli), un
architecte d'une quarantaine d'années, est victime d'un grave accident de la
route. Alors qu’il roule trop vite, il percute une bétaillère arrêtée au milieu
d'un carrefour. Éjecté du véhicule qui prend feu, grièvement blessé, il se retrouve
dans le coma : Il revoit alors sa vie en accéléré et réalise l'importance
de ces multiples petites choses de l'existence, « les choses de la vie ». Il se
souvient alors de son passé récent, notamment des deux femmes qu’il a aimées :
sa femme Catherine (Lea Massari), dont il est séparé et avec qui il a eu
un fils, Bertrand (Gérard Lartigau), et Hélène (Romy Schneider), son
amante. Sans qu’il ait conscience de sa mort imminente, son esprit est obnubilé
par une lettre qu’il a écrite sans l’envoyer. A l’hôpital, parmi les affaires
que l’on remet à Catherine, se trouve la fameuse lettre. Après l’avoir lue, celle-ci
la déchire, accomplissant sans le savoir le vœu ultime de son défunt mari.
Musique
La musique joue un grand rôle
dans le film. Ecrite par Philippe Sarde, dont ce fut la première
collaboration avec le réalisateur, c’est ce compositeur qui signera désormais
la musique de tous les films suivant de Sautet sauf pour Un cœur en hiver. La
chanson d'Hélène, thème du film, est signée Philippe Sarde, mais Claude
Sautet, qui ne l’aimait pas, ne l’a pas reprise. Elle s’est pourtant imposée
à la radio et elle est indissociable, dans le souvenir des amateurs, des Choses
de la vie.
Récompenses
Le film, considéré comme un chef
d’œuvre du cinéma français, n’a pas obtenu de prix au Festival de Cannes 1970
où il était pourtant en sélection officielle et où il fut nommé trois fois (Palme
d'Or, Grand Prix, et Prix de la mise en scène). Il a cependant obtenu le Prix
Louis Delluc 1969.
La Chambre des merveilles
est un film français réalisé par Lisa Azuelos, sorti en 2023. Ce film
est l'adaptation du premier roman de Julien Sandrel, paru en 2018 chez
Calmann-Lévy. Ce livre a aussi été adapté au théâtre et en BD.
Présentation
Thelma (Alexandra Lamy)
élève seule Louis « Loulou » (Hugo Questel), son fils de 13 an.
Elle travaille dans un entrepôt et a toujours son patron sur le dos. A part
quelques petites anicroches au collège, Louis est un bon élève.
Un jour, alors qu’elle l’amène au
collège, Louis se fait renverser alors qu’il faisait du skate-board et se
retrouve dans le coma.
Désespérée, Thelma passe tout le
temps qu’elle peut à son chevet, relayée par sa mère Odette (Muriel Robin)
jusqu’au jour où elle découvre, dans la chambre de son fils, un carnet qu’il a
illustré de dessins de manga et sur lequel il a noté une liste de « choses
à faire avant la fin du monde ».
Thelma se met en tête de réaliser
ces souhaits en espérant que, si elle y parvient, Louis se réveillera du coma.
Parmi eux, il y a celui de faire
dédicacer sa planche de skate par son auteur de manga fétiche, un Japonais,
aller nager avec des baleines, réaliser une dangereuse compétition de skate, mais
surtout rencontrer son père qu’il ne connaît pas…
Avec la complicité de sa mère
qui, pendant son absence, reste au chevet de Louis, Thelma va réaliser les
souhaits de son fils.
Mon opinion
On connaît surtout Alexandra
Lamy (bien qu’elle ait tourné dans une 40e de films) pour la
série télévisée humoristique Un gars, une fille (1999-2003), où
elle formait un couple à la scène et à la ville avec Jean Dujardin (qu’elle
appelait déjà « Loulou »). Elle a fait du chemin depuis et a pris de
la bouteille et ce film lui a donné, à mon avis, l’un de ses plus beaux rôles. Elle
y est la mère par excellence, une jeune femme un peu débordée qui, bien qu’elle
fasse tout pour comprendre et aimer son ado, passe à côté de lui, de ses attentes
et de ses désirs profonds. Il faut ce terrible accident pour qu’elle le
découvre, qu’elle découvre ses rêves et ses amis, et au fond, se révèle aussi à
elle-même. Je voudrais. Ce film est aussi une révélation pour Liza Azuelos qui
ne nous avait pas, jusque-là ébloui par ses réalisations très moyennes, comme
Lol ou Dalida… Le film doit beaucoup au choix des musiques (Bonjour Meow, London
Grammar, etc.) et des scènes magiques, comme celle où Thelma, à son retour du Portugal,
projette au plafond de la chambre de Louis les images de sa nage avec les
baleines, ou celle du survol de l’Ecosse aux îles Shetland en hélicoptère. Je dois aussi saluer la présence de Xavier Lacaille dans le rôle d'Etienne, l'éternel étudiant, que j'avais découvert en irrésistible assistant parlementaire euroéen dans la décapante série Parlement. La
fin du film, trop convenue, est un peu superfétatoire et je m’en serais volontiers passé
mais La chambre des merveilles est malgré tout un magnifique film que je n’hésiterai pas à classer
parmi les « feel good movies ».
Beyond est une série
télévisée américaine de science-fiction créée par Adam
Nussdorf et diffusée depuis le 2 janvier 2017 sur Freeform et en simultané
au Canada sur ABC Spark. Aux États-Unis, parallèlement à sa diffusion télé,
chaque saison de la série est diffusée intégralement en vidéo à la demande
après la diffusion du premier épisode sur le service Hulu et la plateforme de
streaming de Freeform. En France, en Belgique et en Suisse, la série sera
diffusée sur Syfy France à partir du 27 février 2018. Elle reste inédite dans
les autres pays francophones. La série compte à ce jour deux saisons :
saison 1 (2017) ; saison 2 (2018). En ce qui me concerne, je les ai téléchargées sur ITune mais il faut savoir qu'à moins d'être équipé d'une Apple TV, on ne peut regarder ce type de téléchargement que sur son ordinateur, ce qui est tout de même frustrant !
Résumé
Holden Matthews (Burkeley Duffield) se réveille après
un coma de 12 ans et découvre qu’il a des super-pouvoirs qui le plongent au milieu
d’un dangereux complot. Maintenant qu’il est sorti du coma, Holden veut essayer
de comprendre ce qui lui est arrivé pendant ces 12 années d’« absence »
et comment vivre dans un monde qui a évolué sans lui. Alors qu’il essaie de s’adapter
à ces nouveaux paramètres, une femme mystérieuse du nom de Willa (Dilan Gwyn) le met en
garde contre les gens qui l’entourent. Il sera aussi aidé dans son combat par son frère cadet Luke (Jonathan Whitesell, déjà vu dans Les 100), l'étrange Charlie (Eden Brolin) et le pire ennemi de son enfance, devenu son allié, Kevin McArdle (Jordan Calloway).
J'ai regardé les deux saisons de cette série dans la foulée l'une de l'autre et je l'ai trouvée excellente. Mieux, je n'ai ressenti aucune lassitude au fur et à mesure du déroulement de l'action, bien menée, sans tous les rebondissements qui finissent généralement très vite par lasser dans les séries. J'ai malheureusement appris que les producteurs ne réaliseraient pas une 3ème saison, ce qui est vraiment dommage. C'est, hélas, très souvent le cas avec des séries prometteuses auxquelles on ne laisse pas la chance de s'installer (je pense, entre autres, à Jericho ou The lost room, pour ne citer que quelques exemples), alors que d'autres ont duré des années alors qu'elles avaient perdu, à force de rebondissements invraisemblables, et de redistribution des rôles, tout leur intérêt (par ex. Smallville, Flash, Beauty and the beast, Arrow, Falling skiesou Les 100)
Dead Zone (The Dead Zone) est une
série télévisée fantastique américano-canadienne en 80 épisodes de 42 minutes (en
6 saisons, de 2002 à 2007) créée par Michael et Shawn Piller, d'après
les personnages du roman homonyme de Stephen King. Ce roman avait précédemment
inspiré un film du même nom Dead Zone à David Cronenberg en 1983. Le rôle de
Johnny Smith y était tenu par Christopher Walken, celui de Sarah par Brooke
Adams et celui de Greg Stillson par Martin Sheen. En France, la série a été diffusée
à partir du 27 décembre 2003 dans La Trilogie du Samedi sur M6. Les 6 saisons sont disponibles en DVD.
Résumé
Alors qu’il est âgé de six ans,
le petit Johnny Smith patine sur un étang lorsqu'il est heurté par un joueur de
hockey et tombe, se cognant la tête contre la glace. À cet instant, Johnny a un
« flash » : la glace de l'étang se brise et un garçon passe au travers.
Quelques instants plus tard, la vision se réalise sous ses yeux. Heureusement,
le jeune joueur de hockey est sauvé des eaux par l'intervention de son
entraîneur et des autres joueurs.
Vingt ans plus tard, Johnny (Anthony Michael Hall) est
professeur de biologie au lycée de Cleaves Mills, sa ville natale, dans le
Maine. En cette fin de journée, il se rend avec sa fiancée Sarah (Nicole de Boer) à la fête
foraine. Johnny joue à la roue de la fortune et gagne plusieurs fois d'affilée. Il s'arrête de jouer juste avant que le zéro ne sorte. Mais cette joyeuse soirée se
termine mal : après avoir raccompagné Sarah chez elle, Johnny est victime d'un terrible
accident. Sa voiture est percutée par un camion qui dérape sur le verglas et il se retrouve dans le coma.
Il y restera 6 ans, partiellement paralysé. À son réveil, tout a changé, comme
le dit lui-même Johnny dans le monologue qui ouvre tous les épisodes :
« J’avais une vie parfaite
jusqu'à ce que je me retrouve dans le coma pendant six ans. Quand je me suis
réveillé, j’ai découvert que ma fiancée était mariée à un autre homme. Mon fils
ignore qui je suis. Tout a changé, y compris moi. Un seul contact et je vois
des choses, des choses qui se sont passées, des choses qui vont se passer. Vous
devriez voir ce que je vois ! »
En effet, Sarah, qui était
enceinte de lui lors de l’accident de Johnny, l’a veillé pendant un certain
temps puis, pensant qu’il ne se réveillerait pas et bien qu'elle l'aime toujours, elle s’est mariée au shérif Walter 'Walt' Bannerman (Chris Bruno) pour donner un père à son fils, qu’elle nomme Johnny « Junior » (Spencer Achtymichuk de la saison 1 à la 5 puis Connor Price, pour la saison 6).
Lorsqu’il sort du coma, Johnny
est devenu médium. Les médecins attribuent ses visions à une « zone morte » (« dead
zone » en anglais, d'où le nom de la série) précédemment inutilisée de son
cerveau, qui essaierait de compenser les dommages cérébraux survenus lors de
son accident.
Avec l'aide de Sarah, du mari de
celle-ci, le shérif Walt Bannerman, et de Bruce, son kinésithérapeute qui devient
son ami, Johnny va mettre ses capacités hors du commun au service de la
résolution d'affaires policières. Néanmoins, sa volonté d'agir pour le bien se
heurtera parfois à des obstacles, particulièrement après sa rencontre fortuite
avec Greg Stillson (Sean Patrick Flannery), candidat à la Maison-Blanche : en le touchant, Johnny a une
vision. Si Greg accède au poste suprême, l’avenir sera apocalyptique. Johnny se débat alors avec un dilemme moral : certain qu'il faut empêcher Gref de devenir président, doit-il aller jusqu'à l'éliminer pour empêcher Armaggedon ? Et
quels sont les liens de Stillson avec le Révérend Purdy (David Ogden Stiers), un homme insaisissable et manipulateur qui ne recule devant aucun compromis pour satisfaire sa soif de pouvoir
et d’argent ?
Au cours des 6 saisons, le gentil
scénario du début où, au cours des épisodes, Johnny aide la police à résoudre
des énigmes, aide à arrêter les meurtriers et innocenter les innocents, se
complexifie énormément jusqu’à nous projeter dans une vision apocalyptique de l'avenir.
Malheureusement, comme de
nombreuses autres séries, Dark zone a été interrompue brutalement avant sa
conclusion après le 13e épisode de la saison 6 improprement
intitulée Renaissance en français (titre original : Denoument, c’est-à-dire
dénouement).
Générique
Il faut aussi signaler le générique très réussi, soutenu par l'émouvante voix de Jeff Buckley interprétant New Year's Prayerque, dans les saisons 1 à 3, remplacée, pour les saisons suivantes par Dead zone epic de Blues Saraceno.
Mon opinion
J’ai aimé cette série dès les
premiers épisodes, vus dans l’excellente Trilogie
du Samedi sur M6 (hélas disparue), à tel point que j’ai acheté tous les DVD.
J’ai été très intéressé par le don de Johnny Smith qui se révèle à sa sortie du
coma et j’ai été ému par son histoire d’amour contrariée avec Sarah. Les cinq
premières saisons ont été passionnantes, bien qu’un relâchement dans la qualité
des scenarii se soit fait sentir à partir de la saison 3, mais le coup de grâce
a été donné au début de la saison 6, avec la mort de Bannerman et surtout par
le remplacement de John-Junior, interprété jusque-là par le très charismatique Spencer
Achtymichuk par le bien peu sympathique Connor Price. Personnellement, je déteste
cette incroyable désinvolture des producteurs anglo-saxons qui se permettent de
remplacer sans tambour ni trompettes un acteur par un autre.
Le fait aussi que le dernier
épisode de la saison 6 soit annoncé comme une fin, alors que ce n’en est pas
une, m’a fortement déçu comme les milliers de spectateurs dans le monde. Comme
dans le cas d’autres séries injustement interrompues, une pétition a été lancée
et elle a eu beau recueillir des milliers de signatures, elle n’a pas pour
autant convaincu les producteurs de tourner une saison 7, nous laissant tous
mécontents et frustrés.