lundi 6 avril 2015

UN HIVER A CENTRAL PARK


Un hiver à Central Park (titre original : Love and other impossible pursuits) est une comédie dramatique américaine réalisée et écrite par Don Roos avec Natalie Portman, Lisa Kudrow et Scott Cohen, sorti en 2009. Le film est l'adaptation du roman éponyme de 2006 (en français Mercredi au parc), écrit par Ayelet Waldman. Le film a été projeté pour la première fois au Canada lors du Festival International du Film de Toronto le 16 septembre 2009 et il n’est sorti en France qu’en DVD grâce au succès qu'a rencontré Natalie Portman pour son interprétation dans Black Swan, primée aux Oscars 2011.

Synopsis

Récemment embauchée dans un cabinet d'avocat, Emilia Greenleaf (NataliePortman) tombe éperdument amoureuse de son patron, Jack Woolf, marié à une pédiatre très cotée, le Dr. Carolyn Stowe (interprétée par Lisa Kudrow, ex-Friends) qu'il n'aime pas. Jack et Carolyn ont un fils de neuf ans, William 'Will', joué par l'adorable Charlie Tahan, déjà vu comme petit frère de Zac Efron dans le beau film, Le secret de Charlie.  Emilia devient donc « la deuxième épouse » de Jack.

Bien qu'elle tente de faire bonne figure, Emilia est hantée par la perte du bébé de quelques mois, Isabel, qu'elle a eu avec Jack (Elle se rend responsable de sa mort car elle croit l'avoir accidentellement étouffée). Malgré tout, elle fait bonne figure et essaie de se rapprocher de Will mais celui-ci est remonté en permanence contre elle par sa mère, Carolyn, qui ne pardonne pas à Emilia de lui avoir "volé" son mari et fait tout pour la rabaisser et lui rendre la vie impossible.

Alors que, malgré les agissements de la mère, une amorce de relation de confiance commence à se nouer entre Emilia et Will, Emilia, ne pouvant davantage supporter les accusations de Carolyn, craque et quitte le domicile conjugal.

C'est Will qui convaincra sa mère de convoquer Emilia pour lui démontrer qu'elle n'est en rien responsable de la mort d'Isabel. En grande professionnelle qu'elle est, Carolyn s'exécutera pour l'amour de son fils et Emilia reviendra au domicile conjugal.

Mon opinion sur ce film

J'ai trouvé ce film assez moyen. Il se laisse cependant regarder mais il y manque quelque chose pour en faire un bon film. Il a le mérite d'aborder un sujet terrible : celui de la mort subite du nourrisson que l’on n'explique toujours pas malgré les progrès de la médecine. L’autre thème est celui de la "deuxième épouse" avec toute la difficulté qu’elle rencontre pour se faire admettre comme "maman" par un petit surdoué de neuf ans qui, malgré son intelligence, reste un enfant qui ne pardonne rien. Très belle prestation de Charlie Tahan et non moins belle réussite de Lisa Kudrow, tellement différente de la "fofolle baba-cool" qu’on avait l’habitude de la voir jouer dans la série Friends. Elle est méconnaissable dans ce rôle. On peut cependant parfois se demander si elle n'en fait pas un peu trop dans le genre "garce glaciale" mais elle se rattrape avec la magnifique scène où elle révèle à Emilia qu'elle n'est pas responsable de la mort du bébé.

BLACK SWAN de Darren Aronofsky (USA-2011)

 

Black Swan est un thriller américain réalisé par Darren Aronofsky, sorti en février 2011 en France.

Synopsis

Nina (Natalie Portman) fait partie de la troupe prestigieuse du New York City Ballet. Elle vit avec sa mère, une ex-danseuse, qui la pousse à être ce qu'elle n'a pu être. Thomas Leroy, le chorégraphe (Vincent Cassel), exigeant, tyrannique et pervers, la verrait bien danser le cygne blanc dans sa nouvelle chorégraphie du Lac des Cygnes car il la trouve trop sage pour danser le cygne noir dans lequel il voit mieux Lilly (Mila Kunis), une jeune danseuse délurée et ambitieuse. Nina obtient néanmoins le rôle mais c'est au détriment de sa santé mentale et de son équilibre car, peu à peu, le côté maléfique du cygne noir l'habite et elle s'identifie à lui jusqu'à commettre l'irréparable.

Mon opinion

J'avais tellement entendu de critiques positives sur ce film que, bien que je n'aie pu le voir au cinéma lors de sa sortie, j'ai acheté le DVD. Dès les premières images, ce film m'a mis mal à l'aise mais je me suis forcé à le regarder jusqu'au bout. Je connais assez le monde de la danse pour savoir qu'il est dur et peut être cruel. Mais j'ai trouvé le scénario sans finesse : on comprend, dès le début, que les choses vont mal tourner. Vincent Cassel est une caricature de chorégraphe. Quant à Natalie Portman, que généralement j'adore, je trouve qu'elle en fait elle aussi un peu trop. Tout en fait est un peu "too much" dans ce film et on sent immédiatement que la danse n'est qu'un prétexte à réaliser un thriller où le mélange des genres (fantastique, rêves éveillés ou plutôt cauchemars) finit par donner la nausée. On ressort en effet de ce film avec l'impression désagréable d'avoir fait une mauvaise traversée en bateau ou d'avoir été malmené sur les montagnes russes. Par certains côtés, la réalisation m'a rappelé Cronenberg ou Lars Von Trier, dont les films ne sont généralement pas ma tasse de thé.
Natalie Portman est remarquable et elle a certainement mérité les nombreuses récompenses qu'elle a récoltées mais, comme je le dis souvent, la plupart des acteurs ne sont pas en cause, la réussite d'un film est un tout et le réalisateur et le scénario comptent pour 90 % dans le décompte final.

samedi 4 avril 2015

JEREMY SUMPTER (Acteur américain)


Jeremy Sumpter (de son vrai nom Jeremy Robert Myron Sumpter) est un acteur et mannequin américain né le 5 février 1989 à Carmel-by-the-Sea, en Californie (États-Unis). Je l'ai découvert au cinéma, dans le rôle de Peter Pan, dans le film réalisé par P. J. Hogan en 2003. Il avait 19 ans lors de ce tournage. Il a obtenu deux récompenses pour sa prestation en tant que Peter Pan dans ce film :

- Young artist award (2004)
- Saturn Award (2004)

Carrière

Jeremy a une sœur jumelle, Jessica, une sœur plus jeune, Jennifer et un frère, Travis. D'abord mannequin depuis son plus jeune âge, Jeremy Sumpter obtint plusieurs prix (International Model Talent Association à Los Angeles : victoire dans la catégorie Best pre-teen male model (meilleur mannequin masculin de moins de 12 ans) et dans onze autres catégories. Il s’est lancé dans le métier d'acteur en 2001. Peter Pan était son 4ème film. Il a, depuis, tourné dans 13 autres films et dans une 10e de séries télévisées.

Son dernier rôle au cinéma est dans Black Storm (2014), un film catastrophe dans lequel une petite ville fictive de l’Oklahoma est dévastée par de violentes tornades.

PETER PAN de P.J. Hogan (USA-2003)




Peter Pan, film américain de P. J. Hogan (2003) adapté du classique de la littérature enfantine du même nom écrit par J. M. Barrie en 1902.

Peter Pan qui, à la base, avait été écrit pour le théâtre, comme cela apparaît bien dans l'émouvant film Finding Neverland (ou Neverland) de Marc Forster avec Johnny Depp (2004), a inspiré pas moins de huit films dont le célèbre dessin animé de Walt Disney (1953).

Synopsis

Le film de J.P. Hogan est très fidèle à l'œuvre originale de J. M. Barrie. Nous sommes à l'époque victorienne, la famille Darling, composée du père, M. Darling, travaille dans une banque, sa femme et leurs trois enfants, Wendy, la fille aînée et ses deux frères John et Michael. La nurse est une chienne, Nana.

Tous les soirs, Wendy raconte à ses frères des histoires pour les endormir. Un autre garçon, Peter, se passionne pour les histoires de Wendy et vient les écouter en se plaquant à la fenêtre de la nursery car Peter ne fait pas partie de notre monde et vit dans le pays imaginaire. Un jour, il pénètre dans la chambre et y perd son ombre. Quant à la Fée Clochette (Ludivine Sagnier), qui est sa "fée attitrée", elle se fait surprendre et enfermer par mégarde dans un tiroir de commode de la chambre des enfants. Wendy aide Peter à recoudre son ombre. Pour la remercier, il veut lui apprendre à voler. Mais Wendy ne veut pas se séparer de ses frères et les voilà tous partis, à la suite de Peter, pour le pays imaginaire.
Là-bas ils retrouvent les garçons perdus, les pirates et leur chef sanguinaire, le Capitaine Crochet, les indiens, les sirènes... et le crocodile, ennemi juré du capitaine.

Mon opinion sur ce film

Le dessin animé de Walt Disney, par ailleurs très réussi, a toujours un peu éclipsé l'histoire originelle de J.M. Barrie. On a tendance à oublier que cette œuvre, qui a traversé les siècles, a une portée bien plus large qu'un simple conte pour enfants, ce qu'elle partage avec d'autres écrits comme Alice au Pays des Merveilles, Pinocchio, les Contes de Perrault ou de Grimm, etc. Le « syndrome de Peter Pan », le garçon qui ne voulait pas grandir (titre original de la pièce de J.M. Barrie) a été remarquablement étudié sous l'angle de la psychologie et de la psychanalyse par Dan Kiley. Cet aspect, parallèlement à la féérie et aux scènes d'action présentes dans le film, n'a pas été ignoré par le réalisateur. Cette dimension apporte au film une émotion qui est absente du film de Walt Disney par exemple (mais pas de Finding Neverland). Dans ce pari, le choix de Jeremy Sumpter, qui incarne Peter Pan, est parfait. Il incarne un Peter Pan gouailleur et attachant qui sait transmettre la frustration de son personnage et l'émotion qui en découle.

Mon classement   

Une belle réussite pour un film qui pourra être vu par tous les publics de 7 à 77 ans.

Si vous avez aimé ce film, vous aimerez aussi :

vendredi 3 avril 2015

LES DAMES A LA LICORNE Téléfilm de Lazare Iglésis (FR-1982)


Les Dames à la licorne, roman co-écrit par René Barjavel et Olenka de Veer et publié en 1974,  a fait l’objet d’un téléfilm du même nom diffusé en deux parties en décembre 1982.

Le réalisateur de ce téléfilm était Lazare Iglésis. 

Les acteurs étaient :

- Yvan Desny dans le rôle de Sir John Greene ;
- Madeleine Robinson (Lady Augusta)
- Alexandra Stewart (Lady Harriet)   
- Manuel Bonnet (Shawn)
- Nicole Jamet (Griselda)
- Jacques Maury (Ambrose)
- Monique Vermeer (Helen)

Résumé

Le téléfilm ne reprend qu’une partie du roman, celle qui se déroule en Irlande à la fin du XIXème siècle. 
 > 1ère partie :  Sir John Greene vit dans ses terres irlandaises, en compagnie de sa femme, et de leurs cinq filles. L’aînée, Alice, annonce lors d’un repas de fête, qu’elle s’est convertie au catholicisme  et a décidé d’entrer au couvent ; Griselda, elle, est amoureuse de Shawn, le chauffeur de sa tante Lady Augusta, qui fait secrètement partie de la résistance irlandaise aux Anglais.

> 2ème partie : Shawn et Griselda vivent leur amour mais Shawn a de plus en plus de mal à supporter le secret et veut l’épouser au grand jour mais Griselda, descendante de la première licorne, refuse car elle veut rester libre et ils se séparent. Hélène et Ambrose Aungier célèbrent leur mariage. Parallèlement, les patriotes irlandais attaquent la garnison anglaise.   


A ma connaissance, malgré la qualité de sa distribution (Madeleine Robinson, immense actrice française et Alexandra Stewart) ce téléfilm n’a jamais été rediffusé. Il n'est non plus jamais ressorti ni en VHS ni en DVD. 

jeudi 2 avril 2015

LE DISCOURS D'UN ROI de Tom Hooper (GB-2010)


Le Discours d’un roi (The King’s Speech) est un drame historique britannique réalisé par Tom Hooper, sorti en 2010.

Résumé

Albert, deuxième fils du roi d'Angleterre Georges V, est affecté depuis son enfance d'un grave bégaiement. A la mort de son père, c'est son frère aîné, Edouard VIII, qui aurait normalement dû lui succéder. Mais Edouard est épris de Wallis Simpson, une américaine, roturière et deux fois divorcée. Edouard doit choisir : soit renoncer à épouser Wallis Simpson, soit renoncer au trône. On sait tous qu’il a opté pour la deuxième solution.

Ce sera donc son frère cadet, Albert qui, sous le nom de Georges VI, succèdera au roi défunt. Albert devra surmonter son handicap d'autant plus que la Grande-Bretagne est à un tournant de son histoire puisqu'au côté des Alliés, elle s’apprête à déclarer la guerre à l'Allemagne et à Hitler.

C'est grâce aux méthodes peu orthodoxes d'un autodidacte d'origine australienne, Lionel Logue, qu'Albert pourra surmonter son bégaiement et assurer son rang de monarque.

Pour ce rôle, Colin Firth, qui interprète le rôle du roi bègue et son combat contre le handicap, a obtenu l'Oscar 2011 du meilleur acteur.

Le film, quant à lui, a obtenu un nombre incalculable de nominations et de récompenses.

Mon opinion sur ce film

J'ai trouvé le début du film maladroit et lent et j'ai bien failli décrocher. Cela aurait été dommage car le film mérite vraiment d'être vu, ne serait-ce que pour la prestation exceptionnelle de Colin Firth, dont c'est sans doute le meilleur rôle d’une carrière déjà impressionnante. Mais je trouve légèrement exagérée la véritable "averse" de nominations et de récompenses que ce film a obtenues.

Par certains côtés, en particulier lorsqu'on pénètre dans l'intimité de la royauté anglaise avec ses règles compassées et passablement ridicules, le film rappelle le chef-d’œuvre, The Queen de Stephen Frears, sans toutefois en atteindre ni le degré de cruauté ni soulever l'émotion comme ce dernier. 
Mais la comparaison s'arrête là car le film traite surtout du handicap et du courage admirable qu'il a fallu à Georges VI pour l'affronter et le surmonter. 
 

La musique joue un rôle non négligeable dans le film. Elle est officiellement signée par le français, abonné aux BOF, Alexandre Desplat mais, dans la réalité, on n'entend que la musique de Beethoven (la Septième Symphonie qui accompagne le discours) et le Concerto Empereur ainsi, en plus discret qu'un remix du Concerto pour clarinette de Mozart.

mercredi 1 avril 2015

A ROYAL AFFAIR de Nicolaj Arcel (Danemark-Tchéquie 2012)


A royal affair (En Kongelig Affaere) est un film historique de Nicolaj Arcel sorti en 2012.

Synopsis

Le film retrace une période très courte (2 ans) de l'histoire méconnue du Danemark où le médecin allemand Johann Friedrich Struensee, pétri de l'esprit des Lumières, est appelé à la cour royale pour soigner le jeune roi Christian VII, qui souffrait de schizophrénie. Son influence sur le roi et sa jeune épouse, Caroline Mathilde, d'origine anglaise, lui permit de prendre le pas sur le conseil royal et la reine-douairière et d’imposer des réformes révolutionnaires inspirées des philosophes du XVIIIème siècle. Devenu aussi amant de la reine délaissée par son époux légitime, il lui donna une fille.
Ce film a été inspiré à son réalisateur par la lecture du livre "The visit of the royal physician" (La visite du médecin royal) de l'auteur suédois Per Olov Enquit, consacré à Friedrich Struensee. Cet ouvrage a été traduit en français et est paru sous le titre "Le médecin personnel du roi" (Actes Sud, 1999).

Malheureusement pour Struenssee et pour le Danemark, ses manières brutales et son idylle avec la reine le firent détester par la Cour qui l'accusa à tort de haute trahison et le fit exécuter, revenant sur toutes les réformes révolutionnaires qu'il avait engagées. La reine, quant à elle fut exilée à Celle, en Allemagne, et sa fille lui fut retirée et élevée à la cour. De sa retraite-prison, elle écrivit à ses enfants des lettres qui ne leur furent remises qu’à leur adolescence. Frédéric VI n'attendit pas d'être majeur et, à l'âge de 16 ans, il fit un coup d'état et, ayant déposé le conseil de régence et chassé sa grand-mère du pouvoir, il reprit toutes les réformes qu’avait voulu mettre en place son père, faisant par là-même du Danemark l'une des royautés les plus éclairées d'Europe.

Mon opinion sur ce film

C'est grâce à plusieurs critiques positives, d'amis, de blogs ou de revues que je suis allé voir ce film. Et je ne le regrette pas car c'est une réussite, aussi bien sur le plan du contenu, de l'image (superbe : les plans sont cadrés et éclairés à la manière des tableaux de maîtres flamands), des costumes, de la musique (signée de Gabriel Yared), qui souligne les images sans les écraser, comme c'est trop souvent le cas. Les acteurs eux aussi sont excellents, à commencer par le grand acteur danois Mads Mikkelsen (qui joue le rôle du médecin Struensee), la très belle Alicia Vikander (la reine Caroline-Mathilde de Hanovre), et surtout Mikkel Folsgaard qui incarne un roi Chistian VII, inquiétant et imprévisible.

Ma seule critique est que le film m'a paru un peu longuet. Peut-être est-ce dû au fait que les images sont très travaillées et que le réalisateur a pris son temps pour balayer les paysages, ceci dit, pour notre plus grand plaisir. Mais, en ce qui me concerne, j'aurais plutôt préféré qu'il raccourcisse la durée du corps du film et qu'il consacre les 15 dernières minutes à nous montrer la prise de pouvoir par Frédéric VI, le fils de Christian. Or, il se borne à une brève mention indiquant que celui-ci, à l'âge de 16 ans, a déposé la cour et pris le pouvoir et a restauré les réformes engagées par son père, les menant encore plus loin au cours de ses 55 ans de règne, faisant du Danemark l'une des monarchies les plus avancées d'Europe. Cette seule mention m'a touché et donné envie d'en savoir plus sur l'œuvre de ce monarque et sur le destin hors du commun de Johann Friedrich Struensee dont on ignore tout dans notre pays.

Dans le même esprit, vous pouvez voir :


  • Barry Lyndon de Stanley Kubrick (1975)
  • Le dernier empereur de Bernardo Bertolucci (1987)
  • Amadeus de Milos Forman (1984)
  • Shakespeare in love de John Madden (1998)
  • Adolphe de Benoît Jacquot (2002)
  • Le grand meaulnes de Jean-Daniel Verhaeghe (2006)
  • The Queen de Stephen Frears (2007)
  • The Tudors série TV de Michael Hirst (2007-2010)
  • The duchess de Saul Dibb (GB-2008)
  • Chéri de Stephen Frears (2009)
  • Le discours d'un roi de Tom Hooper (GB-2010)