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samedi 4 avril 2015

PETER PAN de P.J. Hogan (USA-2003)




Peter Pan, film américain de P. J. Hogan (2003) adapté du classique de la littérature enfantine du même nom écrit par J. M. Barrie en 1902.

Peter Pan qui, à la base, avait été écrit pour le théâtre, comme cela apparaît bien dans l'émouvant film Finding Neverland (ou Neverland) de Marc Forster avec Johnny Depp (2004), a inspiré pas moins de huit films dont le célèbre dessin animé de Walt Disney (1953).

Synopsis

Le film de J.P. Hogan est très fidèle à l'œuvre originale de J. M. Barrie. Nous sommes à l'époque victorienne, la famille Darling, composée du père, M. Darling, travaille dans une banque, sa femme et leurs trois enfants, Wendy, la fille aînée et ses deux frères John et Michael. La nurse est une chienne, Nana.

Tous les soirs, Wendy raconte à ses frères des histoires pour les endormir. Un autre garçon, Peter, se passionne pour les histoires de Wendy et vient les écouter en se plaquant à la fenêtre de la nursery car Peter ne fait pas partie de notre monde et vit dans le pays imaginaire. Un jour, il pénètre dans la chambre et y perd son ombre. Quant à la Fée Clochette (Ludivine Sagnier), qui est sa "fée attitrée", elle se fait surprendre et enfermer par mégarde dans un tiroir de commode de la chambre des enfants. Wendy aide Peter à recoudre son ombre. Pour la remercier, il veut lui apprendre à voler. Mais Wendy ne veut pas se séparer de ses frères et les voilà tous partis, à la suite de Peter, pour le pays imaginaire.
Là-bas ils retrouvent les garçons perdus, les pirates et leur chef sanguinaire, le Capitaine Crochet, les indiens, les sirènes... et le crocodile, ennemi juré du capitaine.

Mon opinion sur ce film

Le dessin animé de Walt Disney, par ailleurs très réussi, a toujours un peu éclipsé l'histoire originelle de J.M. Barrie. On a tendance à oublier que cette œuvre, qui a traversé les siècles, a une portée bien plus large qu'un simple conte pour enfants, ce qu'elle partage avec d'autres écrits comme Alice au Pays des Merveilles, Pinocchio, les Contes de Perrault ou de Grimm, etc. Le « syndrome de Peter Pan », le garçon qui ne voulait pas grandir (titre original de la pièce de J.M. Barrie) a été remarquablement étudié sous l'angle de la psychologie et de la psychanalyse par Dan Kiley. Cet aspect, parallèlement à la féérie et aux scènes d'action présentes dans le film, n'a pas été ignoré par le réalisateur. Cette dimension apporte au film une émotion qui est absente du film de Walt Disney par exemple (mais pas de Finding Neverland). Dans ce pari, le choix de Jeremy Sumpter, qui incarne Peter Pan, est parfait. Il incarne un Peter Pan gouailleur et attachant qui sait transmettre la frustration de son personnage et l'émotion qui en découle.

Mon classement   

Une belle réussite pour un film qui pourra être vu par tous les publics de 7 à 77 ans.

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mercredi 15 mai 2013

LA SCIENCE-FICTION A LE VENT EN POUPE AU CINEMA

Dune (la série)

Il n'y a jamais eu plus de films de fantastique et de science-fiction qu'actuellement. Moi qui suis un fan de ce genre depuis des années, je bois du petit lait. En effet, j'ai exercé la profession de libraire pendant plus de vingt ans et j'ai souvent eu des discussions avec mes clients à qui je recommandais un livre de science-fiction et qui ne voulaient pas en entendre parler. J'en ai souffert car, pour moi, la science-fiction et le fantastique mais aussi ce que les anglo-saxons appellent la fantasy (qui n'a pas vraiment de traduction en français), ne m'ont jamais paru être des genres littéraires de seconde zone, bien au contraire. Bien entendu, comme d'ailleurs dans tout genre littéraire, il y a des livres bien écrits et des livres mal écrits mais cela n'a rien à voir avec le genre lui-même. La science-fiction exige du lecteur une ouverture d'esprit, une curiosité, voire un engagement que ne demande pas la littérature "classique" et la plupart des gens qui refusent de lire un livre de science-fiction le font par peur de se voir confrontés à un monde qui ne correspond pas aux codes auxquels ils sont habitués. Ils en ressentent un vertige, une peur que, même les pires livres de littérature générale ne leur procurent pas. Pour la majorité des lecteurs, il est en effet beaucoup plus confortable de lire un livre qui se déroule dans le monde que nous connaissons, avec des repères, des valeurs qui leur sont familières.

C'est pourquoi je suis enchanté de la multiplication des films adaptés de nouvelles ou de romans de science-fiction ou de livres fantastiques, même si nous savons tous qu'une adaptation sera toujours en partie décevante (mais pas toujours, voir la récente adaptation de The host/Les âmes vagabondes que je trouve, personnellement, bien plus réussie que le roman initial de Stephenie Meyer).

Parmi les films récents, dont j'ai rendu compte dans ce blog, à part celui que je viens de citer, il y a :

En ce qui me concerne, j'attends impatiemment :

- Percy Jackson 2 -La mer des monstres (grâce au premier film, Percy Jackson, le voleur de foudre, j'avais découvert l'auteur, Rick Riordan, et dévoré ses livres)
- Hunger games 2 L'embrasement (dont, dès que j'avais lu le 1er tome, j'avais pensé qu'il se prêterait merveilleusement à une adaption cinématographique)
- Sans parler de La stratégie d'Ender, adapté du plus célèbre des romans d'Orson Scott Card. 
- etc.
Il en est de même avec les séries de science-fiction, toutes plus intéressantes et complexes les unes que les autres, dont j'ai parlé ici, comme :

- etc.

Que vive la science-fiction, l'imaginaire et le fantastique !