Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y traite principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
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mardi 2 juillet 2013
ODYSSEUS (3ème PARTIE) : ON TOUCHE LE FOND !
Jeudi dernier, je me suis forcé à regarder la 3ème partie d'Odysseus. En ce qui me concerne, ce sera bien la dernière (même si la série continue).
D'épisode en épisode, on tombe de Charybde en Scylla, en s'éloignant, à chaque fois un peu plus, du texte original de l'Odyssée. Que l'on prenne des libertés avec un texte, pourquoi pas, mais pas en accumulant les anachronismes, les invraisemblances, les situations ridicules et surtout si peu conformes à l'histoire de la Grèce archaïque qui, même si elle recèle encore des incertitudes, nous est assez bien connue. Le dernier épisode que j'ai vu (3ème semaine) où Ulysse revenu à Ithaque se transforme en autocrate sanguinaire, faisant exécuter toutes les esclaves troyennes (ce qui n'est pas ni dans le texte ni dans la conception qu'avaient les Grecs de l'antiquité de l'esclavage - ce serait comme saccager gratuitement ses propres biens), est totalement invraisemblable. Cette "création" d'Arte est, pour moi, un échec complet, indigne de la chaîne culturelle.
Mon classement : 1/5 Vraiment très mauvais.
vendredi 21 juin 2013
ODYSSEUS (2ème partie) : UNE FARCE TRAGIQUE !
20/06/2013
Je me suis astreint à regarder hier soir la 2ème partie d'Odysseus en espérant qu'elle rattraperait un début décevant.
Malheureusement, il n'en a rien été, bien au contraire. Dans cette 2ème partie, les scénaristes se sont encore plus éloignés du texte originel : le premier épisode montrait les prétendants ayant pris le pouvoir par la force à Ithaque, massacrant les alliés de Télémaque et de Pénélope, ripaillant et violant les servantes à qui mieux-mieux, enfermant le prince, la reine et Mentor dans des cages (!), décidés à les exécuter le lendemain matin. Entre temps, Léocrite étant allé chercher du renfort auprès de Ménélas, il revient avec la flotte de Sparte (dans l'Odyssée, c'est Télémaque qui s'en va auprès de Nestor à Pylos puis de Ménélas à Sparte). Ulysse, rejeté par la mer sur l'une des côtes d'Ithaque assiste, sans se faire reconnaître, au combat singulier qu'est forcé de livrer le jeune Télémaque contre Liodès, un guerrier éprouvé (là encore, on imagine mal qu'un père, un roi, puisse assister sans lever le petit doigt, à un combat où se joue l'avenir de son royaume.) Le massacre des prétendants, l'un des épisodes les plus glorieux (et les plus théâtraux) de l'Odyssée, est reporté à plus tard et expédié comme une énième bagarre à peine plus notable que toutes celles auxquelles se livrent les prétendants dans les épisodes précédents... Le comble du ridicule est atteint dans la scène où Ulysse demande à son fils de le laver en utilisant un strigile (les strigiles étaient utilisés par les athlètes non pour se laver mais pour ôter la poussière collée par l'huile dont on s'enduisait la peau après une compétition sportive !) Mais ce n'est qu'un exemple !
Inutile de dire que rien de tout cela n'est dans l'Odyssée. On se demande ce qui a pu passer par la tête du scénariste, Frédéric Azémar, et du réalisateur, Stéphane Giusti, pour dénaturer à ce point un texte magnifique, dont l'écriture, à la fois poétique et épique (et extrêmement moderne !) se suffit à elle-même et qui nul besoin d'être réécrit par des barbares ignorants des mœurs de la Grèce archaïque et de la déférence de son peuple envers les règles et les dieux.
En effet, avec Odysseus, si on ne dépasse pas les sommets de ridicule atteints par le mauvais remake des Rois Maudits que nous donna en 2005 Josée Dayan, on n'en est pas loin ! Je suis désolé pour les acteurs (je pense en particulier au jeune Niels Schneider/Télémaque et à la sublime Caterina Murino/Pénélope) qui méritaient mieux que cette farce tragique.
lundi 17 juin 2013
Niels SCHNEIDER (Acteur franco-canadien)
Niels Schneider, né à Paris le 18
juin 1987, est un acteur franco-canadien.
Il est issu d’une famille de
comédiens. Il a ses premiers contacts avec le théâtre en accompagnant son père
dans les coulisses des spectacles dirigés par ce dernier. En 1996, il arrive au
Québec où il connaît sa première expérience d'acteur en faisant des doublages.
En 2003, sa vie se trouve
bouleversée par la perte de son frère, Vadim, plus âgé de 16 mois et
comédien-vedette de la série 15/A. Malgré ce terrible coup du sort, Niels ne se désintéresse
pas de la comédie et décroche, trois mois plus tard, le rôle d’Harold dans la pièce
Harold et Maude. L’année suivante, il joue dans 15/A, la même série où jouait son frère, puis les rôles au théâtre
s’enchaînent pour lui : Le Procès de Kafka, Les sept Portes de Botho Strauss et
Mais n'te promène donc pas toute nue ! de Feydeau.
Il incarne son premier rôle au
cinéma en 2008 en interprétant le personnage de Sacha dans Tout est parfait de
Yves-Christian Fournier. Par la suite, il joue dans les films de Xavier Dolan
dont il devient un des acteurs fétiches. En 2010, il joue aux côtés de Monia
Chokri et Xavier Dolan dans le second long métrage de ce dernier, Les Amoursimaginaires. Son interprétation lui donnera une grande visibilité et lui vaudra
d'obtenir, des mains de Robert De Niro, le trophée Chopard en tant que
Révélation de l'année au festival de Cannes (2011).
En septembre 2011, il apparaît
dans le clip Adieu de Cœur de pirate.
Il joue actuellement le rôle de
Télémaque dans la série Odysseus en cours de diffusion sur Arte.
Filmographie
Cinéma
- 2007 : Le Goût du néant de Pascal Robitaille — Ami de Julien
- 2008 : Tout est parfait de Yves-Christian Fournier — Sacha
- 2009 : La neige cache l'ombre des figuiers de Samer Najari — Sacha adulte
- 2009 : J'ai tué ma mère de Xavier Dolan — Éric
- 2009 : À vos marques... party! 2 de Frédéric D'Amours — Frère d'Anna
- 2010 : Les Amours imaginaires de Xavier Dolan — Nicolas
- 2011 : The Howling Reborn de Joe Nimziki — Roland
- 2012 : L'Âge atomique d'Helena Klotz
- 2013 : Les Rencontres d'après minuit de Yann Gonzalez — Matthias
- 2013 : Désordres d'Étienne Faure —
- 2013 : Opium d'Arielle Dombasle - Maurice Sachs
- 2014 : Gemma Bovery d'Anne Fontaine - Hervé
- 2014 : Une rencontre de Lisa Azuelos - Hugo
- 2015 : L'Antiquaire de François Margolin - Klaus
- 2016 : Le Cœur régulier de Vanja d'Alcantara - Nathan
- 2016 : Diamant noir de Arthur Harari - Pier Ulmann
- 2016 : Polina de Angelin Preljocaj - Adrien
- 2017 : Dalida de Lisa Azuelos - Jen Sobiewski
- 2019 : Sibyl de Justine Triet : Gabriel
- 2020 : Revenir - de Jessica Palud
- 2010 : Virginie — Cédérick
- 2012 : Clash série en 6 épisodes de Pascal Lahmani — Raphaël
- 2012 : Un autre monde de Gabriel Aghion —
- 2013 : Odysseus de Stéphane Giusti — Télémaque
- 2018 : Ad vitam - Virgil
- 2011 : Adieu de Cœur de pirate
- 2013 : Cardiocleptomania de Logo, réalisé par Alice et Virgile
- 2016 :¨Participation au clip publicitaire pour le café Carte Noire sur la musique Ocean du groupe toulousain Kid Wise (album Innocence); le réalisateur du clip, tourné à Paris, est Luca Guadagnino.
dimanche 16 juin 2013
ODYSSEUS (Série TV Française-2013)
Odysseus est une série télévisée franco-italo-portugaise réalisée pour Arte par Stéphane Giusti, sur un scénario de Frédéric Azémar.
Synopsis
La série reprend l'histoire au chant XIII : Télémaque est revenu de chez Ménélas et Nestor chez qui il s'était rendu sur les conseils de la déesse Athéna pour tenter d'avoir des nouvelles sur la disparition de son père après la fin de la guerre de Troie, terminée depuis dix ans.
A Ithaque, son trône est vacant : le royaume est malmené par les princes d'Ithaque qui, sous prétexte de protéger la reine Pénélope voudraient l'épouser afin de s'accaparer les richesses du royaume. Si Télémaque a fui c'est que, trop jeune pour défendre seul le trône de son père, il se sentait menacé dans sa vie par les princes qui passent leur temps à le malmener, à festoyer dans son palais en en pillant les réserves et en en violant les servantes.
Mais, bien que Ménélas et Nestor l'aient bien accueilli et couvert de présents, il retrouve Ithaque dans le même état que lorsqu'il est parti, les prétendants se faisant chaque jour plus menaçants vis à vis du jeune prince, plus arrogants dans le palais et plus pressants vis-à-vis de la reine qui, comme subterfuge pour retarder sa promesse d'en épouser l'un ou l'autre, défait chaque nuit le travail qu'elle a fait le jour sur le linceul de Laërte, son beau-père : en effet, lorsque le travail de tissage sera terminé, elle s'est engagée à épouser l'un des prétendants.
Mon opinion sur cette série
Comme avec tous les grands classiques, on a l'impression de toujours tout connaître de l'histoire de l'Odyssée. Or, d'après les annonces que j'en avais lues, cette série avait l'ambition de "dépoussiérer" le texte antique en s'attachant à combler les zones d'ombres du texte d'Homère. Le scénario étant signé Frédéric Azémar, scénariste de l'excellente série "Un village français", je m'attendais à mieux.
Hélas, entre longueurs, invraisemblables anachronismes et erreurs grossières, dialogues ineptes (alors que les dialogues originaux sont d'une incroyable modernité !) j'ai eu du mal à rester devant mon poste jusqu'au bout de la diffusion des premiers épisodes, jeudi 13 juin 2013.
Malgré le casting des principaux protagonistes (le sympathique Niels Schneider en Télémaque, la très belle Caterina Murino en Pénélope), les seconds rôles sont interchangeables et on a du mal à s'y reconnaître entre les "prétendants", les alliés et les adversaires, tous aussi mal dégrossis les uns que les autres, du jeune prince.
J'accepte volontiers qu'on prenne des libertés avec un texte vieux de plusieurs millénaires et qu'on veuille le moderniser lorsque cela s'impose et jouer avec les "zones d'ombre" lorsqu'il y en a. Il est un fait que la civilisation mycénienne nous est obscure sur bien des points. Pourquoi pas, alors, remplacer ces incertitudes par des idées modernes. Mais il y a certaines choses que l'on sait et qui sont parfaitement claires dans le texte d'Homère. Alors pourquoi improviser ou inventer de toutes pièces des détails qui se veulent pittoresques et ne sont que des erreurs historiques ou des hypothèses hasardeuses?
A part le casting des personnages principaux, les décors, inspirés de la civilisation mycénienne, sont le seul élément avec lequel on peut être d'accord. Quant au reste... Il est peu vraisemblable que la pudique Pénélope ait été, ainsi que ses servantes, habillée de manière aussi provocante alors qu'elle était confrontée à des prétendants avinés et avides de la mettre dans leur lit : Homère la décrit tirant un voile sur son visage avant de paraître en public. Quant à Télémaque, on a du mal à croire qu'à 20 ans passés, dans un monde ainsi dominé par la guerre et la violence, il ne soit pas un guerrier accompli et se laisse ainsi tyranniser par les prétendants. Il démontrera d'ailleurs qu'il a un caractère combatif et bien trempé lorsqu'il aidera son père, après son retour, à annihiler les prétendants. Pourquoi alors en avoir fait un être aussi veule ? C'est mal connaître l'époque : s'il laissait ainsi faire les prétendants, c'est que, tant qu'on n'était pas sûr de la mort d'Ulysse, il n'était pas le maître et n'avait aucun pouvoir, pas même celui d'affréter un bateau pour se rendre à Sparte. Bien entendu, on a aussi droit aux relations homosexuelles entre hommes. On sait qu'elles faisaient partie intégrante de la civilisation grecque mais rien n'autorise l'auteur, dans le texte d'Homère, à donner à Léocrite un amant.
Quant à la mise en scène, du moins dans cette première partie, on est vite lassé de la répétition des festins des prétendants, des scènes d'entrainement, des bagarres, etc.
Hélas, entre longueurs, invraisemblables anachronismes et erreurs grossières, dialogues ineptes (alors que les dialogues originaux sont d'une incroyable modernité !) j'ai eu du mal à rester devant mon poste jusqu'au bout de la diffusion des premiers épisodes, jeudi 13 juin 2013.
Malgré le casting des principaux protagonistes (le sympathique Niels Schneider en Télémaque, la très belle Caterina Murino en Pénélope), les seconds rôles sont interchangeables et on a du mal à s'y reconnaître entre les "prétendants", les alliés et les adversaires, tous aussi mal dégrossis les uns que les autres, du jeune prince.
J'accepte volontiers qu'on prenne des libertés avec un texte vieux de plusieurs millénaires et qu'on veuille le moderniser lorsque cela s'impose et jouer avec les "zones d'ombre" lorsqu'il y en a. Il est un fait que la civilisation mycénienne nous est obscure sur bien des points. Pourquoi pas, alors, remplacer ces incertitudes par des idées modernes. Mais il y a certaines choses que l'on sait et qui sont parfaitement claires dans le texte d'Homère. Alors pourquoi improviser ou inventer de toutes pièces des détails qui se veulent pittoresques et ne sont que des erreurs historiques ou des hypothèses hasardeuses?
A part le casting des personnages principaux, les décors, inspirés de la civilisation mycénienne, sont le seul élément avec lequel on peut être d'accord. Quant au reste... Il est peu vraisemblable que la pudique Pénélope ait été, ainsi que ses servantes, habillée de manière aussi provocante alors qu'elle était confrontée à des prétendants avinés et avides de la mettre dans leur lit : Homère la décrit tirant un voile sur son visage avant de paraître en public. Quant à Télémaque, on a du mal à croire qu'à 20 ans passés, dans un monde ainsi dominé par la guerre et la violence, il ne soit pas un guerrier accompli et se laisse ainsi tyranniser par les prétendants. Il démontrera d'ailleurs qu'il a un caractère combatif et bien trempé lorsqu'il aidera son père, après son retour, à annihiler les prétendants. Pourquoi alors en avoir fait un être aussi veule ? C'est mal connaître l'époque : s'il laissait ainsi faire les prétendants, c'est que, tant qu'on n'était pas sûr de la mort d'Ulysse, il n'était pas le maître et n'avait aucun pouvoir, pas même celui d'affréter un bateau pour se rendre à Sparte. Bien entendu, on a aussi droit aux relations homosexuelles entre hommes. On sait qu'elles faisaient partie intégrante de la civilisation grecque mais rien n'autorise l'auteur, dans le texte d'Homère, à donner à Léocrite un amant.
Quant à la mise en scène, du moins dans cette première partie, on est vite lassé de la répétition des festins des prétendants, des scènes d'entrainement, des bagarres, etc.
Pari complètement raté pour Arte, donc. Et je le regrette car on aurait bien eu besoin d'une fiction bien faite, renouvelant le genre, pour nous racheter de l'absurde Troie de Wolfgang Petersen (2004) où Brad Pitt s'est ridiculisé avec son invraisemblable jupette, ou du à peine moins raté Alexandre d'Oliver Stone (lui aussi sorti en 2004).
Attendons cependant l'arrivée d'Ulysse, dans les prochains épisodes diffusés cette semaine, pour nous faire une opinion définitive sur cette série qui, pour l'instant, relève plutôt du mauvais péplum que de la série historique sérieuse.
Distribution
·
Alessio Boni : Ulysse
·
Caterina Murino : Pénélope
·
Bruno Todeschini : Léocrite
·
Joseph Malerba : Mentor
· Augustin Legrand : Antinoos
· Carlo Brandt : Laërte
- etc.
Mon classement : 2/5 (médiocre)
- etc.
Mon classement : 2/5 (médiocre)
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