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dimanche 25 février 2024

"Dune" de Jodorowsky | ARTE Cinema


Dune de Jodorowski – Arte

Avec ses principaux artisans, dont le cinéaste, retour sur l'adaptation grandiose, mais avortée, du célèbre roman de science-fiction de Frank Herbert par Alejandro Jodorowsky. Une ébouriffante plongée dans la contre-culture des années 1970, sortie en salles.

En 1974, le producteur français Michel Seydoux donne carte blanche au cinéaste d'origine chilienne Alejandro Jodorowsky, auquel ses extravagants films métaphysiques (El topo, La montagne sacrée) ont valu un statut d'auteur culte, pour tourner une nouvelle œuvre. "Jodo", qui ne l'a pas lu, choisit d'adapter Dune, de Frank Herbert, paru neuf ans plus tôt et déjà considéré comme un classique de la science-fiction. Convaincu, comme il l'explique ici, qu’il peut "créer quelque chose de sacré" qui "changerait le monde" à l'égal d'un "prophète", il entreprend de réunir des disciples animés de la même flamme artistique. À l'auteur de bandes dessinées Moebius, alias Jean Giraud, il confie la mise en images du film dont il rêve, plan par plan, par le biais d'un énorme story-board – son Dune doit durer "une douzaine" d'heures. À son fils Brontis, encore enfant, qui incarnera le jeune héros, il inflige un entraînement sacrificiel aux arts martiaux, "six heures par jour, sept jours sur sept", tout en persuadant les plus inabordables des stars mondiales (Orson Welles, Mick Jagger, Salvador Dalí…) de figurer au casting. Il s'entoure aussi du dessinateur britannique Chris Foss, du plasticien suisse H. R. Giger, de Dan O'Bannon, scénariste et réalisateur d'effets spéciaux américain. Enfin, les Pink Floyd et le groupe français Magma (un peu oublié depuis) acceptent de composer la bande-son. Mais le tournage ne commencera jamais : sollicitées pour boucler le budget, les majors américaines refusent, effrayées par le caractère incontrôlable du réalisateur. Puis le producteur Dino De Laurentiis rachète les droits du roman, mettant un terme définitif à ces deux années de gestation débridée. Dune sera porté à l'écran en 1984 par David Lynch.

Ferveur

Le Dune de Jodorowsky est-il "le plus grand film jamais fait, bien qu'il n'existe pas", comme l’assène le cinéaste Nicolas Winding Refn (Drive) en ouverture de ce documentaire ? Il constitue en tout cas l'un de ces mythes qui nourrissent les ferveurs cinéphiles. En étroite collaboration avec Jodorowsky lui-même, délicieux conteur partagé entre mégalomanie et autodérision, l’Américain Frank Pavich en fait revivre l'incroyable genèse. Son film virtuose, qui a récolté à travers le monde une impressionnante moisson de prix avant de sortir en salles, revisite le matériau considérable élaboré au fil de cette aventure collective. À l’exception d’O’Bannon et de Moebius, décédés en 2009 et 2012, chacun des protagonistes en fait revivre avec saveur la dimension hors norme. On découvre aussi combien ce chef-d'œuvre non avenu a irrigué, malgré tout, la science-fiction de son temps. D'abord parce qu’un lien fort s’est créé autour du "gourou" : Giger et O’Bannon se retrouveront ainsi en 1979 pour présider à l’immense succès d’Alien de Ridley Scott. Mais aussi parce que les visions de "Jodo", promenées dans tout Hollywood par le biais du fameux story-board, ont inspiré, consciemment ou non, nombre de faiseurs de cinéma.

Documentaire de Frank Pavich (France/Etats-Unis, 2013, 1h27mn)

Disponible jusqu'au 19/08/2024 sur la plateforme d'Arte. 

 


dimanche 29 janvier 2023

DUNE - 1ère partie Film de science-fiction de Denis VILLENEUVE (USA-CA 2021)

 


Je n'avais pas pu voir le cette nouvelle adaptation de Dune lors de sa sortie. Je me la suis procurée en DVD et viens seulement de la visionner.  

Dune-1ère partie* est un film de science-fiction américano-canadien co-écrit et réalisé par Denis Villeneuve, sorti en 2021. C'est la troisième adaptation du roman Dune de Frank Herbert paru en 1965, après le film Dune (1984) de David Lynch et la minisérie en trois épisodes Dune (2000) suivie de Les enfants de Dune (2003) de John Harrison. On doit aussi citer l'adaptation avortée d'Alejandro Jodorowsky dans les années 1970.

* Afin de respecter au mieux le roman, cette dernière version a été divisée en deux films dont la 2ème partie est annoncée sur les écrans pour 2023.

Présentation

Cette nouvelle adaptation se calque assez fidèlement sur la 1ère partie de l’immense œuvre de Frank Herbert qui se place dans un futur lointain. Sur Caladan, la planète de sa famille, en grande partie couverte d’eau, le duc Leto Atréides (Oscar isaac) reçoit de l’empereur Shaddam IV l’ordre de partir pour Arrakis. A la différence de Caladan, couverte de mers et d’océans, Arrakis, également connue sous le nom de « Dune », est une planète entièrement désertique, occupée depuis 80 ans par la famille des Harkonnen qui s’est enrichie en détenant le monopole de « l’Epice », une « drogue » qui, outre qu’elle apporte la longévité aux humains, permet aussi navigateurs de la Guilde spatiale, de relier les univers de l’Imperium et, de ce fait, indispensable à sa cohésion. Mais l’extraction de l’épice n’est pas de tout repos car, d’une part, l’épice est défendue par les vers de sable géants qui, dès qu'ils perçoivent une présence humaine à la surface de la planète, menacent d’engloutir les mineurs, mais aussi par la rébellion permanente des Fremen, le peuple autochtone qui veulent reconquérir leur planète.

Bien que de duc Leto sache que, sous cette décision de l’empereur, se cache un piège, il n’a d’autre choix que de s’incliner devant ses décisions et se prépare à quitter Caladan et prendre, avec toute sa cour et sa famille, la direction d’Arrakis.

Sur Caladan, son fils et héritier, le jeune Paul Atréïde (Timothée Chalamet), a été formé au combat par le maître d’armes des Atréïde, Duncan Idaho (Jason Momoa) mais sa mère, Dame Jessica (Rebecca Ferguson), éduquée selon les préceptes des sœurs du Bene Gesserit, lui a aussi enseigné certaines techniques secrètes, comme l’utilisation de la « voix ».

Avant de quitter Caladan, Paul est soumis par la Révérende Mère Gaïus Helen Mohiam (Charlotte Rampling) à la terrible épreuve de la douleur. S’il échoue, il sera tué par le poison instantané du Gom Jabar. Mais il réussit l’épreuve, ce qui permet à la Révérende Mère de la qualifier « d’humain ».   

Dès son arrivée sur Dune, la famille Atréïde échappe aux premières tentatives d’assassinat, mais ne résiste pas à la dernière et la plus violente, qui engage non seulement l’armée des Harkonnen mais celles des Sardaukars, les terribles soldats de l’empereur.  Le duc, trahi par son médecin, le docteur Yueh (Chang Chen) est livré à son ennemi, l'horrible baron Valdimir Harkonnen (Stellan Skarsgard) , un être obèse et dégénéré. Le docteur Yueh lui a implanté une fausse dent contenant un poison qui aurait dû tuer le baron. Mais, si Leto est tué, le subterfuge échoue et Harkonnen échappe à la mort.

Aidés par Liet Kynes, le planétologiste impérial (dont le film fait bizarrement une femme : Sharon Duncan-Brewster), Paul et sa mère s’enfuient à bord d’un ornithoptère et échappent à leurs poursuivants en s’enfonçant dans une tempête Coriolis à laquelle, normalement, aucun humain ne survit. Réussissant à se poser grâce à la dextérité de Paul, ils sont capturés par les Fremen du sietch Tabr qui veulent « prendre l’eau » (tuer et vider de leur sang) ceux qui sont pour eux des intrus. Mais leur chef Stilgar (Javier Bardem) s’interpose et les sauve, du moins provisoirement. Au cours de l’affrontement qui suit, Jessica fait montre de ses pouvoirs Bene Gesserit et Paul, confronté dans un duel à mort avec Jamis, l'un des freemen les plus acharnés à sa mort, le tue.

S’opposant à sa mère qui voudrait retourner sur Caladan, Paul accepte le destin qu’il a vu en rêve et décide de rester sur Arrakis et prendre la direction de la rébellion contre les Harkonnen et de venger la mort de son père.

Mon opinion  

Grand amateur de Dune, que j’avais découvert lors de ma première année de fac en langue originale, car le livre n'était pas encore traduit en français, j’ai ensuite dévoré les cinq tomes de la saga écrite par Frank Herbert puis les autres tomes explorant l’uinivers foisonnant de Dune écrits après sa mort par son fils Brian Herbert et Kevin J. Anderson à partir de l’année 2000 (19 volumes à ce jour et bientôt un 20ème).  

J’ai aussi suivi avec passion le projet délirant de Jodorowski, où le génial Franco-Chilien, aurait voulu que ce soit rien moins que Salvador Dali qui incarne l‘empereur Shaddam IV. Ce projet fou, très en avance sur son temps, n'a, hélas, jamais vu le jour. 

Je métais donc précipité, en 1984, à la projection du Dune de David Lynch, à mon avis injustement boudé, et procuré, dès sa sortie, le DVD de la mini-série Dune (2000) suivie des Enfants de Dune (2003) de Jim Harrison et Greg Yaitanes.

Evidemment, on ne pourra jamais être totalement satisfait d’une quelconque adaptation de l’œuvre de Frank Herbert tant, au cours des lectures et des années, nous nous sommes forgés nos propres images de l’univers foisonnant de Dune.  

C’est pourquoi, je n’hésiterai pas à dire que j’ai aimé, dans chaque adaptation, certaines interprétations des réalisateurs, apprécié ou détesté certains effets spéciaux, me suis attaché à certains acteurs et pas à d’autres…

Par exemple, dans l’adaptation de David Lynch, j’avais aimé le côté baroque des décors d’Arrakeen (résumés à des blocs de béton dans celui de Villeneuve), la folie et la décadence  de l’environnement du baron Harkonnen, sans oublier la prestation inattendue mais réussie de Sting dans le rôle de Feyd-Rautha, le cruel neveu du baron Harkonnen.

Certes, on doit apprécier les paysages, presque tous tournés en décors naturels (en Jordanie, dans les Emirats Arabes Unis…), les effets spéciaux (les ornithoptères sont tels que décrits par Herbert), etc. mais, malgré ses qualités, je n’ai pas trouvé cette adaptation aussi stupéfiante que ce à quoi je m’attendais ni que les critiques la présentaient. Il est vrai que son visionnage en DVD ne m'a peut-être pas permis de l'apprécier à sa juste valeur car un tel film ne peut être vu que sur grand écran et de préférence en 3D.

Exception faite de la présence incroyable de Timothée Chalamet, qui incarne un Paul plus vrai que nature, où transparaît à la fois fragilité et farouche détermination à accomplir un destin qui le dépasse, j’ai trouvé tout le reste de la distribution d’une grande fadeur exception faite de Charlotte Rampling dont on reconnaît la voix, dans le rôle de la Révérende Mère Gaïus Helen Mohiam, tous les autres acteurs sont interchangeables. J’aurais au moins aimé que le rôle de Dame Jessica soit tenu par des actrices d'une autre trempe que la palôte Rebecca Ferguson : je pense entre autres à une Juliane Moore ou une Jessica Chastain.

lundi 11 août 2014

DUNE ET LES ENFANTS DE DUNE (1984 2000 et 2003)


Dune est avant tout une série de livres de science-fiction écrits par un auteur génial, Frank Herbert, et continuée, après sa mort, par son fils Brian en collaboration avec Kevin J. Anderson. Pour les amateurs de science-fiction, la saga de Dune,  commencée en 1965, est une œuvre unique, magistrale, foisonnante et d'une  complexité rare qui fait appel à des connaissances étendues dans les domaines de la politique, de l'économie, de la philosophie, des techniques, de la science, de la linguistique, du droit, de l'écologie, etc. (la liste est trop longue pour être exhaustive).

En tirer un film était une gageure pour quelque metteur en scène que ce soit, surtout à une époque où les sagas cinématographiques n’étaient pas encore devenues monnaie courante. Un premier essai d’adaptation fut tenté dans les années 70, par le producteur et homme d’affaire français Michel Seydoux qui en avait confié la réalisation à l’écrivain Alejandro Jodorowsky. Parmi les collaborateurs à la réalisation on comptait des gens de grand talent comme le dessinateur Jean Giraud (aussi connu sous le nom de Moebius), H. R. Giger (qui devait ensuite concevoir les décors  délirants d’Alien), etc. La distribution aussi devait être prestigieuse puisqu’elle comptait des acteurs réputés comme David Carradine, Orson Welles, des musiciens comme Mick Jagger ou Amanda Lear, et même le peintre Salvador Dali qui devait tenir le rôle de l'empereur Shadam (il aurait été parfait dans le rôle !) Last but not least la bande-son devait être écrite par… les Pink Floyd ! 

Le coût du film, pharaonique pour l'époque (2,5 millions de dollars), et la personnalité fantasque de Jodorowsky, firent peur aux studios hollywoodiens qui se retirèrent du projet.

Une autre tentative d'adaptation fut faite, près de dix ans plus tard, avec Ridley Scott, qui travailla un an à l’adaptation avant d’y renoncer, suite au décès de son frère Franck, et de réaliser une oeuvre qui a aussi marqué le cinéma de science-fiction, le révolutionnaire Blade Runner.

La troisième tentative, en 1984, fut confiée à David Lynch, qui réalisa l’adaptation des deux premiers volumes de la série, du départ des Atréides de leur planète d’origine pour Dune, la planète des sables, jusqu’à l’assassinat du duc Leto et la fuite de son jeune fils Paul et de sa mère dans le désert où ils trouvent refuge auprès des Fremen.

Synopsis

Dans une galaxie qui n'est pas la nôtre, à une époque indéterminée, la famille des Atréides est envoyée par l'empereur Shaddam IV pour prendre la direction d'une planète désertifiée qui produit « l'épice », une drogue permettant de voyager à travers l'hyperespace, à la place de l'immonde famille des Harkonnen. Mais le cadeau est empoisonné et le duc Léto Atréides n'a pas plutôt posé le pied sur Dune qu'il est assassiné, son jeune fils Paul et sa femme, dame Jessica, devant fuir dans le désert où ils trouvent refuge auprès des Fremen, les guerriers du désert, de tout temps opposés aux colonisateurs venus de l'empire.

Mon jugement sur ce film

En tant que fan de la saga de Franck Herbert, je ne peux, pas plus que la majorité des spectateurs qui ont vu ce film, que regretter qu’aucun metteur en scène n’ait jamais eu assez de moyens et d'audace pour en entreprendre une réalisation suffisamment ambitieuse. Je suis conscient que s'attaquer à un tel monument de la littérature, qui est sans doute le chef d’œuvre le plus accompli de la science-fiction, était un piège presqu'aussi insensé pour le réalisateur que la survie de Paul et de sa mère dans le désert profond.

Même si le film de David Lynch nous laisse tous sur notre faim, on doit au moins lui reconnaître le mérite et le courage d’avoir tenté cette adaptation. A l'époque, Lynch avait déjà connu un certain succès, notamment avec Elephant man (1980), un film presqu'aussi "casse gueule" que Dune, mais beaucoup moins coûteux (Dune coûta en effet 40 Millions de $, alors qu' Elephant man n'en coûta que 5). L'engagement financier était donc considérable mais ce qui l'était davantage, c'était l'attente démesurée des fans de Dune, qui est l'un des livres, voire le livre de science fiction le plus lu au monde.

De plus, la complexité et le foisonnement du roman sont tels qu'il était impossible de condenser, ne serait-ce que les deux premiers volumes (l'œuvre complète d'Herbert, si l'on fait exception des "suites" ou plutôt de ses « prequels », dus à Brian Herbert et à Kevin J. Anderson, compte pas moins de 7 volumes) en un seul film. Peut-être Lynch avait-il eu l'intention  de réaliser un Dune II mais l'accueil du public devant ce film à la fois ambitieux et bancal fut tel que, ni les producteurs, ni le réalisateur, n'eurent à cœur de poursuivre l’aventure. Il faut dire qu'à l'époque, à part Star Wars de George Lucas (1977), on n'en était pas encore aux grandes sagas que l'on connut par la suite (Le seigneur des anneaux date de 1980; Harry Potter, de 2001).

En tant que fan inconditionnel de Dune, je comprends les critiques qui ont pu être faites au film, mais mon opinion est qu'elles sont largement injustifiées. A mes yeux, David Lynch  n'a pas démérité et je trouve que beaucoup de reproches qui lui ont été faits sont infondés. En tout cas, comme pour le Seigneur des anneaux ou Harry Potter, le film a au moins permis à ceux qui ne liront jamais la totalité de l'oeuvre  écrite d'avoir une approche, même incomplète et sans nul doute imparfaite, du fascinant univers de Dune.

Il y a de grands moments dans le Dune de David Lynch, des artistes extraordinaires (Kenneth McMillan (décédé en 1989) restera un inoubliable et parfaitement ignoble baron Harkonnen, le chanteur Sting est absolument parfait dans celui de son sulfureux et dangereux neveu, Feyd Rautha) mais ce sont surtout les décors et les costumes, plus que les effets spéciaux, encore un peu primaires (les vers géants de Lynch sont parfaitement ratés et un tantinet ridicules), qui sont époustouflants. N'oublions pas aussi la superbe bande-son écrite par Brian Eno.

Les mini-séries télé (2000 et 2003) 

En 2000, la chaîne américaine Sci-Fi confia la réalisation d’une mini-série en 3 épisodes totalisant 265 minutes, adaptée et réalisée par John Harrison. Elle fut suivie, en 2003, d’une suite de la même longueur, les Enfants de Dune. Pas plus que le film de Lynch, ces deux mini-séries, bien que couronnées par trois Emmy Awards, ne trouvèrent grâce aux yeux du public pour les mêmes (souvent mauvaises) raisons. Pourtant, la télésuite est plus proche des livres, et surtout elle nous emmène chronologiquement plus loin, ses effets spéciaux sont-ils aussi techniquement plus réussis (il faut dire qu'il s'est écoulé presque 20 ans entre le film de Lynch et les séries TV). Pourtant, dans son film, Lynch avait su imposer une vision personnelle qui manque à la série, quelles que soient par ailleurs ses qualités, qui ne sont pas inexistantes. 

La malédiction de Dune continue puisque, en 2010, une nouvelle adaptation cinématographique fut mise en travaux par Paramount Pictures. D’abord confiée à Peter Berg (Collatéral, Lions et agneaux), elle le fut ensuite à Pierre Morel (réalisateur du peu convaincant From Paris with love), avant d’être définitivement abandonnée en mars 2011. 

C'est Denis Villeneuve qui a repris le flambeau en 2021 avec la dernière adaptation en date, Dune - 1ère partie, puis en 2024 avec Dune 2ème partie (2024) de Denis Villeneuve, dans le rôle de Paul, Timothée Chalamet.