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lundi 14 octobre 2024

FORTUNE DE FRANCE Mini-Série historique (FR-2024)

 

Fortune de France est une mini-série télévisée française en 6 épisodes de 52 minutes, créée par Christopher Thompson et diffusée depuis le 16 septembre 2024 sur France 2 (visible en replay sur la plateforme France.TV). Il s'agit de l'adaptation de la série éponyme de romans historiques de Robert Merle.

Présentation

La série se déroule au XVIe siècle en Périgord, dans les environs de Sarlat, pendant les guerres de Religion.

Le baron Jean de Siorac (Nicolas Duvauchelle) et son « frère » Jean de Sauveterre (Guillaume Gouix), protestants, vivent dans leur château de Mespech, entourés de leurs serviteurs, qu’ils considèrent comme faisant partie de leur famille, dans une atmosphère conviviale et tolérante. Jean de Siorac est médecin et tolérant alors que Jean de Sauveterre, son compagnon d’armes, revenu blessé de la guerre, est d’une morale plus rigide. Siorac est marié à Isabelle de Caumont (Lucie Debay), une noble catholique. Ils s’aiment profondément mais leurs convictions les opposent souvent. Ils ont deux fils, François (Marcel Thompson, fils du réalisateur), l’aîné à qui reviendra Mespech, et Pierre (Simon Zampieri), le cadet. Jean de Siorac accueille aussi son bâtard, Samson (Louis Durant) et l’impose à sa femme et à son fils aîné, qui ne l’accepteront jamais totalement, mais qui deviendra le meilleur ami de Pierre de Siorac.

Mon opinion  

C’était une gageure de vouloir traiter en 6 épisodes le chef d’œuvre de Robert Merle qui balaie avec maestria l’histoire de France entre les règnes de François Ier et le couronnement d’Henri IV (pour la 1ère partie), l’œuvre totale comportant 13 volumes plus un prequel, l’Avers et le revers (l’histoire de Miroul) entièrement écrit par Olivier, le fils de Robert Merle, à partir des notes de son père. La série se laissera cependant regarder par ceux qui n’ont jamais lu les romans car elle  est bien réalisée avec de beaux et bons acteurs et dans de magnifiques décors naturels. Espérons qu’elle donnera l’envie aux téléspectateurs de lire (ou de relire Fortune de France dans sa totalité.  


mardi 18 juillet 2023

LA PRINCESSE DE MONTPENSIER Film historique de Bertrand TAVERNIER (FR-2010)

  Vu à la télévision



La Princesse de Montpensier est un film franco-allemand de Bertrand Tavernier, sorti en France le 3 novembre 2010. Il s'agit d'un film historique inspiré de la nouvelle éponyme de Madame de La Fayette, dont l'action se déroule à l'époque des guerres de religion, s'achevant peu après la nuit de la Saint-Barthélemy. Le film a été présenté en compétition à la sélection officielle du Festival de Cannes de 2010 sans obtenir de prix et a été sélectionné dans plusieurs catégories pour la 36e cérémonie des César de 2011 où il a obtenu le césar des meilleurs costumes.

Résumé

L'action se déroule de 1567 à 1572, sous le règne de Charles IX, à un moment où Catherine de Médicis n'exerce plus la régence, mais détient encore une grande partie du pouvoir. Catherine et ses enfants sont confrontés aux affres des guerres de Religion, qui culminera dans la nuit du 24 août 1572, par le massacre de la Saint-Barthélemy. Le film présente l'histoire d'amour romancée entre le jeune Henri de Guise (Gaspard Ulliel) et Mlle de Mézières (Mélanie Thierry), contrainte d'épouser le prince Philippe de Montpensier (Grégoire Leprince-Ringuet), à la suite d'un mariage arrangé.

L'action du film se déroule au sein d'un petit groupe d'aristocrates de haut rang, appartenant aux grandes familles de France : la Maison de Guise, branche cadette de la Maison de Lorraine ; la maison de Bourbon-Montpensier, proche des Dauphins d'Auvergne et la Maison de Valois qui règne alors sur la France, ici représentée par Henri de Valois, duc d'Anjou et futur roi de France (Raphaël Personnaz).

Mon opinion

N’ayant pas vu ce film lors de sa sortie, je me faisais une joie de le voir lors de sa rediffusion à la télévision. J’avais été terriblement déçu par La reine Margot, de Patrice Chéreau (1994), malgré sa distribution prestigieuse et ses moyens financiers colossaux. Je l’avais trouvé tellement grandiloquent et surjoué, Chéreau ayant confondu la scène de théâtre et le cinéma… Ce film-ci, bien que plus réussi, ne m’a pas emballé non plus. Pourtant, sa distribution, ses décors, ses costumes auraient dû me convaincre, mais il n’en a rien été. J’aime beaucoup les acteurs qui y tenaient les rôles titres mais je les ai trouvés mal choisis pour incarner les personnages qu’ils jouaient, en particulier Grégoire Leprince-Ringuet, que j’avais apprécié dans Les chansons d’amour et La belle personne, de Christophe Honoré. Son ton larmoyant et son côté veule ne m’ont pas convaincu. Seuls tirent à peu près leur épingle du jeu le regretté Gaspard Ulliel et Raphaël Personnaz.