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mercredi 4 octobre 2023

Linkin Park - The Radiance (zwieR.Z. Remix) | Oppenheimer [2023] Music V...


A défaut d'avoir pu voir le film de Christopher Nolan, Oppenheimer, dédié au savant d’origine allemande réfugié aux Etats-Unis qui, dans les années 40, fut à l'origine de la bombe H américaine, je vous présente cette vidéo avec des images du film illustrées par une musique composée par Linkin Park. Le morceau fait partie de l’album A Thousand Suns (Un millier de soleils) qui fait référence à l'explosion d'une bombe atomique. "Le fil conducteur du disque est le cycle interne de la fierté, de la destruction et du regret, ceci au travers de la guerre, de la menace nucléaire, des grandes peurs humaines, de la fin du monde. Ainsi, trois discours historiques y sont incorporés, respectivement de Robert Oppenheimer, Mario Savio et Martin Luther King Jr., illustrant chacun un aspect de ce thème." [Extrait de la fiche Wikipedia consacrée au groupe de rock-métal américain Linkin Park]   

Voir aussi à ce sujet la série Manhattan


mardi 28 avril 2015

TAXI TEHERAN de Jafar Panahi (2015)

 

Taxi Téhéran (en persan : تاکسی, Taxi) est un faux documentaire iranien écrit, réalisé et produit par — et mettant en vedette — Jafar Panahi. Le film, présenté à la Berlinale 2015, y remporte l'Ours d'or du meilleur film et le prix FIPRESCI. Durée : 82 minutes.

Résumé

Se faisant passer pour un chauffeur de taxi, le réalisateur iranien Jafar Panahi, interdit de film en Iran, sillonne les rues de Téhéran. Au gré des passagers qui se succèdent et se confient à lui, le réalisateur dresse le portrait de la société iranienne entre rires et émotion.

Contexte

Depuis 2010, le réalisateur iranien Jafar Panahi n'a plus le droit de filmer dans son pays. Bravant l'interdit, il a tout de même secrètement tourné "Taxi Téhéran" pour lequel il s'est glissé dans la peau d'un faux chauffeur de taxi. À mi-chemin entre le documentaire et la fiction, le film présente un portrait de Téhéran, la capitale iranienne, filmé depuis le taxi équipé d’une caméra cachée. Les passagers sont des anonymes (un vendeur de DVD piratés, deux femmes transportant des poissons rouge dans un bocal ou des personnalités sociales et politiques iraniennes : une avocate interdite d’exercer…). Comme ses deux films précédents, Ceci n'est pas un film et Pardé, le film a été produit malgré l'interdiction qui lui a été faite de réaliser des films en Iran pour une période de vingt ans.

Distribution

·         Jafar Panahi (lui-même)
·         Les personnages filmés dans le taxi sont des acteurs non-professionnels qui, pour des raisons de sécurité, restent anonymes.

Production

L'œuvre a été sélectionnée en compétition dans la section principale du 65e Festival international du film de Berlin où elle a été projetée en première mondiale le 6 février 2015. Le film a la particularité de ne pas avoir de générique afin de ne pas dévoiler l'identité des passagers du taxi auxquels le chauffeur ne demande jamais de régler leur course. Le film se termine par ce texte rédigé par le cinéaste : « Le ministère de l’Orientation islamique valide les génériques des films distribuables. À mon grand regret, ce film n’a donc pas de générique. J'exprime ma gratitude à tous ceux qui m’ont soutenu. Sans leur précieuse collaboration, ce film n’aurait pas vu le jour. »
- Le 14 février 2015, l'Ours d'or est attribué au film.

Mon opinion

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : si j’ai bien compris le propos de Jafar Panahi et salue son courage pour avoir réalisé ce film dans des conditions aussi périlleuses pour lui que pour ses interprètes (même s’ils restent anonymes !), si je me place sur le seul point de vue du spectateur, je n’ai pas été emballé par ce « film » qui n’en est pas vraiment un. Il n’est pas non plus un documentaire… Si c’était le cas, les clients du taxi seraient de « vraies » personnes, or il semble évident que certains sont des acteurs, même non-professionnels et que les dialogues ne sont pas entièrement spontanés. Bref, quoiqu’en disent les critiques qui ont presque tous unanimement encensé le film, je me suis ennuyé (alors que le film est court : 85 minutes seulement), surtout pendant les intermèdes où il ne se passe rien. Les meilleurs moments du film sont ceux qui ont été sélectionnés dans la bande-annonce. Le seul moment vraiment émouvant est celui où l’avocate nous dévoile sa situation et celle de sa cliente (qu’elle ne peut défendre), une jeune fille emprisonnée pour avoir voulu assister à un match de basket. On compatit bien sûr à l’inanité des règles stupides imposées au peuple iranien mais elles sont celles de toutes les dictatures et ne sont que fariboles face à l’horreur que fait régner DAESCH dans tous les pays où ces barbares agissent.


En ce sens, j’ai trouvé que le propos de Taxi Téhéran était très en-deçà de celui du décapant Persépolis de Marjane Satrapi qui est toujours d’actualité bien qu’il soit sorti voici près de dix ans. 

samedi 14 mars 2015

LES REVENANTS-Saison 1(série fantastique française-2012)



Les Revenants est une série télévisée fantastique française créée par Fabrice Gobert qui a été diffusée en 2012 sur Canal+. C'est une adaptation du film éponyme de Robin Campillo sorti en 2004.

La série, qui compte 8 épisodes de 52 minutes a été produite par Canal+. Les Revenants ont aussi été diffusés dans une 20e de pays où ils ont rencontré un succès sans précédent pour une série française.

La chaîne américaine A&E a même réalisé un remake intitulé The Returned (10 épisodes) dont le scénario a été écrit sous la supervision de Carlton Cuse (Bates Motel) et Raelle Tucker (True Blood) qui en sont aussi les producteurs exécutifs.

D’autres pays, comme l’Italie et la Russie ont également acheté les droits d'adaptation pour produire un remake adapté à leur propre public. Ce succès inattendu devrait encourager les producteurs à s’engager dans une 2ème saison d’autant que la 1ère saison se termine sur pas mal d’incertitudes mais, à ce jour, alors que 3 ans se sont déjà écoulés depuis la 1ère diffusion, rien de ce genre n’a été annoncé.

Le coffret de 3 DVD comprenant les 8 épisodes est sorti en 2013 et il est disponible en France (malheureusement sans aucun bonus ni sous-titrage, ce qui est vraiment dommage dans ce genre de série car on aurait bien aimé entendre le réalisateur s'expliquer sur ses motivations).

Résumé

La série se déroule dans une petite ville de montagne française anonyme dominée par un barrage. La ville a été  reconstruite après que l‘ancien village ait été détruit lors de l’effondrement du précédent, noyé sous les eaux du nouveau. Cela n'apparaît pas clairement dans cette 1ère saison,mais il semblerait que la série ait été librement inspirée de la catastrophe de Malpasset (Var), le 2 décembre 1959, qui avait fait 423 victimes humaines et des dégâts matériels considérables (routes, voies ferrées, fermes, immeubles détruits par une vague géante de 50 mètres de haut. 

Le film commence par un accident de car qui s’est déroulé en 2008. Le car transportait des collégiens et des lycéens partis en sortie scolaire. A son bord, 38 adolescents, dont une des héroïnes, une jeune fille du nom de Camille Séguret.

Après avoir traversé la barrage, le car aborde une route tortueuse et, dans un virage, il quitte la route et tombe dans un ravin : tous ses occupants sont tués.

Dans les scènes suivantes, plusieurs personnes disparues des années plus tôt réapparaissent. Ils ne présentent aucune blessure et n’ont aucun souvenir des circonstances de leur mort ni même aucune conscience d’être morts. Pour eux, le temps s’est tout simplement arrêté.

Dans le premier épisode, intitulé Camille, la première à réapparaître est l'adolescente du car (Yara Pilartz) ; puis c’est le tour de Simon (Pierre Perrier), un jeune homme qui s'est suicidé pour des raisons inconnues, le jour de son mariage en 2002 ; c’est ensuite Victor (Swann Nambotin), un étrange petit garçon, assassiné avec toute sa famille, par des cambrioleurs en 1977 ; et enfin Serge (Guillaume Gouix), un tueur en série tué par son frère Toni pour l’empêcher de commettre d’autres meurtres en 2005.

Tous  tentent de reprendre le cours de leur vie alors que d'étranges phénomènes apparaissent : coupures d'électricité, baisse continue mais inexpliquée du niveau de l'eau du barrage, découverte de cadavres d’animaux qui se sont noyés dans le lac, etc.

Alors que chaque vivant réagit différemment au retour parmi eux de ces personnes qu’ils croyaient mortes et que la vie normale tente de reprendre son cours, de nouveaux éléments inexpliqués viennent perturber le fragile équilibre et le corps des revenants commence lentement à se dégrader.

La musique lancinante du groupe écossais Mogwai, où plusieurs notes aigrelettes se répètent sans cesse, vient ajouter à l’atmosphère étrange de la série.

Distribution (acteurs principaux)

Les Revenants
  • Yara Pilartz : Camille Séguret - Adolescente de 15 ans décédée dans un accident de bus il y a 4 ans ;
  • Guillaume Gouix : Serge - Frère de Toni. Tueur en série, mort il y a 7 ans ;
  • Pierre Perrier : Simon Delaitre - Jeune homme de 23 ans, mort le jour de son mariage avec Adèle Werther, dix ans avant l'accident du car ;
  • Laetitia de Fombelle : Viviane Costa - 45 ans, femme de Michel Costa, morte il y a 34 ans;
  • Swann Nambotin : "Victor" - Enfant d'environ 8 ans, mort il y a 35 ans ;
Les Séguret et leurs proches
  • Jenna Thiam : Léna Séguret - Sœur jumelle de Camille Séguret, aujourd'hui âgée de 19 ans ;
  • Anne Consigny : Claire Séguret - Mère de Camille et de Léna Séguret ;
  • Frédéric Pierrot : Jérôme Séguret - Père de Camille et Léna, aujourd'hui séparé de sa femme Claire ;
  • Jean-François Sivadier : Pierre Tissier - Gérant de la Main Tendue. Il organise des groupes de parole avec les parents des enfants morts dans l'accident de car ;
  • Matila Malliarakis : Frédéric - Le petit ami de Léna Séguret ;
  • Vincent Trouilleux : Lucho, copain de Frédéric.
Adèle Werther et ses proches
  • Clotilde Hesme : Adèle Werther - Anciennement fiancée à Simon avant la mort de ce dernier, aujourd'hui fiancée à Thomas, elle est la mère de Chloé, 10 ans, la fille de Simon ;
  •  Samir Guesmi : Thomas - Capitaine de la gendarmerie, fiancé d'Adèle Werther après la mort de Simon ; il est prêt à épouser Adèle lorsque Simon réapparaît.
Julie Meyer et ses proches
  • Céline Sallette : Julie Meyer - Infirmière sans famille qui recueille et héberge "Victor", qui s'attache à ses pas alors qu'elle vient de soigner M. Costa  ;
  • Alix Poisson : Laure - Lieutenant de gendarmerie, ancienne compagne de Julie Meyer ;
  • Carole Franck : Mlle Payet - Voisine de palier de Julie Meyer.
Toni et ses proches
  • Grégory Gadebois : Toni - Frère aîné de Serge. Gérant du Lake Pub ;
  • Ana Girardot : Lucy Clairsene - Serveuse du Lake Pub, arrivée en ville il y a un an.
Autour de la série

La série a elle-même été adaptée d’un précédent film français sorti en 2004. Le film, intitulé, lui aussi, Les Revenants, avait été écrit et réalisé par Robin Campillo. Il avait été présenté à la 61e Mostra de Venise. Plusieurs des acteurs du film ont aussi joué dans la série qui reprend certains personnages et même certains acteurs comme Frédéric Pierrot.

Mon opinion sur cette série

J’avais remarqué, sur Amazon, la version anglo-saxonne de la série française, intitulée The Returned avec, en jaquette, la photo du petit « Victor ». J’ai mis un certain temps à comprendre qu’à l’origine, il y avait eu un 1er film français, sorti en 2004, puis  une série du même nom, sortie en 2012. Depuis, un remake américain a vu le jour, intitulé, lui aussi The Returned 

J’ai trouvé cette série fantastique tout-à-fait remarquable et digne des séries anglo-saxonnes par sa qualité, son atmosphère étrange, ses décors magnifiques, quoiqu’inquiétants, par ses beaux et émouvants acteurs (la jeune Camille – Yara Pilartz - est remarquable, de même que Simon  - Pierre Perrier, le plus extraordinaire d’entre eux étant le petit Victor, interprété par un jeune acteur Swan Nambotin), par ses dialogues (ou ses non-dialogues, car beaucoup de non-dits passent uniquement par les regards, renforçant l’impression d’incommunicabilité entre les « morts », revenus à la vie et les vivants. Tout cela concourt au mystère que l’on ressent, l’ensemble étant sous-tendu par la musique aigrelette et géniale qui sait, par moments, se faire tellement oublier qu’on la distingue à peine en arrière-plan. Bref, cette série est une grande réussite qui n’est pas passée inaperçue puisque plusieurs télévisions étrangères en ont acheté les droits et, pour ce qui concerne les Américains, en ont même fait un remake. 

On comprendrait mal que Canal+ ne surfe pas sur la vague de ce succès et ne réalise pas une 2ème saison alors que le 8ème et dernier épisode laisse vraiment le spectateur « le bec dans l’eau » (du lac, of course !).

Les Revenants (2ème saison)

Canal+ annonce un chapitre 2 qui sera diffusé à l’automne 2015.

Présentation : Six mois ont passé depuis que les revenants se sont rassemblés, une nuit autour de La main tendue où sont réfugiés les vivants, avant de disparaître dans la montagne, emmenant avec eux Simon, Camille accompagnée par sa mère, ainsi que Julie qui n'a pas voulu abandonner le mystérieux petit Victor. Depuis, on est sans nouvelles d'eux. Les gendarmes sortis protéger les occupants de la Main Tendue avaient eux aussi disparu sans laisser de traces lorsque le jour s'est levé.

Lorsque la 2ème saison commence, Adèle est sur le point d'accoucher de l'enfant de Simon. Une partie de la ville est toujours inondée. Le barrage a été mis sous surveillance, et l'armée assure un soutien logistique aux habitants qui ont fait le choix de rester. Des rumeurs ont circulé à propos d'un retour des morts, mais les autorités n'y ont pas cru.

Les rares témoins ont fini par se taire.

Parmi eux Léna et son père Jérôme, qui n'ont pas renoncé à retrouver Camille et Claire. Un nouvel arrivant, un homme inconnu du nom de Berg, intègre la série : il semble en savoir beaucoup plus qu'il ne le prétend. C'est alors que se produit une nouvelle vague de résurrections...

Dans le même esprit, vous pouvez voir aussi :

dimanche 16 novembre 2014

SERENITY et FIREFLY film et série de SF de Joss Whedon (2002-2005)


Serenity est un film américain de science-fiction réalisé en 2005 par Joss Whedon. Il est le prolongement de la série Firefly, série en 14 épisodes, diffusés sur le réseau Fox entre 2002 et 2003 et annulés après l’épisode n°11. La série Firefly ayant été interrompue avant sa conclusion, le réalisateur, devant la déception et la mobilisation de ses fans, a réalisé Serenity, qui est donc une sorte d’épisode  «bonus» et une sorte de conclusion de la série. Rappelons que Joss Whedon est le brillant créateur de Buffy contre les vampires, Angel et Dollhouse.

Résumé

Le film se déroule en 2517 et décrit l'histoire de l'équipage du Serenity, un vaisseau de classe Firefly. Le capitaine et le second sont des vétérans de la Guerre d'Unification qui ont combattu dans le camp des perdants. Leur vie, faite de petits boulots et de contrebande aux marges du système, est perturbée par la présence à leur bord d'une passagère télépathe qui connaît un secret dangereux.

Pour comprendre quelque chose à Serenity, il faut avoir vu la série Firefly

Rappel

À la suite de l'épuisement de ses ressources, l'humanité a quitté la Terre pour coloniser un nouveau système solaire. Des dizaines de planètes et des centaines de lunes ont ainsi été "terra-formées" pour les rendre habitables par l'homme. Les planètes centrales se sont regroupées, formant « l'Alliance », résultat de la fusion improbable des États-Unis et de la Chine, dont les capitales sont Sihnon et Londinum. Les planètes extérieures sont, elles, restées indépendantes, du moins jusqu'à ce que l'Alliance ne décide que les règles de la civilisation devaient s'appliquer à tous et ne se lance contre elles dans une guerre que nous pourrions qualifier d’impérialiste. Les combats, dévastateurs, ont duré six ans.

L'équipage renégat du Serenity est formé de neuf personnes rescapées du siège de Serenity valley, où les forces de l'Alliance, supérieures en nombre et mieux équipées que celles des Indépendantistes, ont remporté la victoire décisive. Parmi les révoltés se trouvait le sergent Malcolm ‘Mal’ Reynolds (Nathan Fillion, le héros principal, depuis 2009, de la série Castle). Après la défaite, il  décide de vivre en hors-la-loi et, après avoir racheté un vieux vaisseau réformé de classe Firefly, qu’il baptise Serenity (en hommage à la bataille de Serenity Valley), il fuit vers les "mondes extérieurs", là où l'Alliance n'a encore que peu, voire pas, d'influence. Avec l'aide de son second, une femme du nom de Zoe Washburne (Gina Torres, connue par son rôle dans la trilogie Matrix) qui, durant la guerre, a combattu à ses côtés jusqu'à la fin, il engage un équipage et se met à vivre de petits boulots, plus ou moins légaux : contrebande, transport de fret ou "passeur" de personnes qui ont des raisons de fuir l’Alliance. C’est le cas du Dr. Simon Tam (Sean Maher, qui fait penser à Christian Bale jeune) qui a sauvé sa sœur, River (Summer Glau) des griffes de l’Alliance. River, dotée de pouvoirs psychiques extraordinaires, était, jusqu'à ce que Simon ne la sauve des laboratoires de l'Alliance, plongée dans une espèce de rêve artificiel et soumise à toutes sortes de manipulations mentales qui l'ont rendue en partie folle. L'actrice qui joue son rôle, Summer Glau, a un physique troublant de femme enfant. On la retrouve dans deux séries télévisées de Joss Whedon (comme Angel et Dollhouse). Mais là où elle est le plus remarquable, c'est dans le rôle de Cameron, un cyborg (robot-humain) reprogrammé par la Résistance et envoyé dans notre présent pour défendre John Connor alors adolescent dans la formidable série Les Chroniques de Sarah Connor, sorte d’étrange prequel à la saga des Terminator, malheureusement interrompue au bout de deux saisons prometteuses. Simon et sa sœur River, traqués par l’Alliance, sont donc venus demander à Malcolm de les prendre à bord. Après bien des hésitations et beaucoup de récriminations de la part des membres de son équipage qui pensent qu’il prend un risque démesuré, 'Mal' accepte  de les aider...

Mon opinion

Ni le film Serenity, ni la série Firefly ne sont disponibles en français mais seulement en anglais et en allemand, ce qui réduit leur diffusion. Par ailleurs, il faut avoir vu Firefly avant Serenity si l’on veut comprendre quelque chose à l’action et à la motivation des personnages.

Même si vous étiez tenté, je les déconseillerais cependant à tous ceux qui sont allergiques à la science-fiction de s’embarquer dans ce voyage « au-delà du système solaire ». En effet si, avec des séries comme Angel ou Dollhouse ceux qui craignent de se projeter dans l’espace ne seront pas trop dépaysés puisque les évènements se déroulent dans notre monde, il n'en est de même ni avec Firefly ni avec Serenity, car on est là à la fois dans l’espace et dans l’avenir, deux ingrédients typiquement SF. A réserver donc exclusivement aux mordus de ce genre, dont je fais partie. Les autres devront passer leur chemin et remettre le cap sur la Terre... Malheureusement, le film, qui s'inspire beaucoup de StarWars et intègre par ailleurs pas mal d'idées que l'on retrouve dans les scenarii de Whedon, est un peu décevant car les effets visuels ne sont pas à la hauteur, en raison d’un budget limité. Par ailleurs, la psychologie des personnages, qui aurait mérité d'être développée sur la longueur d’une série (et non ramassée en un seul film), est à peine ébauchée... L’idée de départ est cependant, comme d’ailleurs pour la plupart des réalisations de Whedon, excellente : on y retrouve ses obsessions récurrentes de manipulations mentales qui "dérapent" et échappent à ses créateurs car l'humain reprend le dessus - ce qui est plutôt une bonne nouvelle...