dimanche 26 octobre 2014

Alexander GOULD (Acteur américain)


Alexander Gould est un acteur américain, né le 4 mai 1994 à Los Angeles, Californie, aux États-Unis.

Biographie

Alexander Gould est né à Los Angeles en Californie, de l'union de Tom et Valerie Gould. Élevé dans la croyance juive, il est un membre actif du Mouvement Massorti USY. Gould a deux sœurs plus jeunes, Emma et Kelly qui sont actrices elles aussi.

Gould fait ses débuts d'acteur à l'âge de six ans et c'est en devenant la voix de Nemo, personnage emblématique du film animé de Pixar Le Monde de Nemo qu'il se fait connaître du public.

À la télévision, Alexander a tenu durant plus de 8 ans le rôle de Shane Botwin, le fils cadet de Nancy Botwin (Mary-Louise Parker), l'héroïne de la série, et frère de Silas (Hunter Parrish)  Weeds. Il est également apparu dans de nombreuses séries télévisées en tant que guest star : Ally McBeal, Malcolm, New York, unité spéciale, Supernatural et Pushing Daisies.

Il aurait dû reprendre le rôle de David Collins dans le remake du feuilleton Dark Shadows, mais son épisode pilote a été rejeté par le WB Television Network et n'a jamais été diffusé.

Filmographie

Cinéma

·         1998 : La Cité des anges (City of Angels) : Petit garçon
·         2000 : Mexico City : Peter Cobb
·         2002 : Wheelmen : Arthur
·         2002 : Le Peuple des ténèbres (They) : Billy (jeune)

Télévision et Séries

·         2000 : Freaks and Geeks : Ronnie (saison 1, épisode 13)
·         2000 : Malcolm : Tête d'Œuf (saison 1, épisode 11)
·         2000 : Ally McBeal : Ben (saison 4, épisode 10 et 11)
·         2001 : L'enfant qui venait d'ailleurs (The Day the World Ended) (TV) : Ben (jeune)
·         2005 - 2012 : Weeds : Shane Botwin (saison 1 à saison 8)
·         2008 : Esprits criminels : Jeremy (saison 3, épisode 5)
·         2008 : New York, unité spéciale : Tremble Jack (saison 9, épisode 13)
·         2009 : Supernatural : Cole Griffith (saison 4, épisode 15)

·         2009 : Pushing Daisies : Elliot McQuoddy (saison 2, épisode 9)

Hunter PARRISH (Acteur américain)


Hunter Parrish, né le 13 mai 1987 à Richmond, en Virginie aux États-Unis, est un acteur et chanteur américain.

Biographie

Hunter Parrish est né à Richmond, Virginie. Sa mère, Annie Parrish, est éducatrice d’enfants autistes et son père, Bruce Tharp, est ingénieur.  A 5 ans il déménage à Dallas au Texas où il grandit puis déménage en Californie pour commencer sa carrière d'acteur. En 2007, il a été obtenu son diplôme de la Plano Senior High School and de la Texas Tech University Independent School District.

Carrière

C’est dans le rôle du fils aîné de Nancy Botwin, héroïne de la série télévisée Weeds, Silas Botwin, qu’il  s’est fait connaître. Dans la série Weeds, il est le frère aîné de Shane (interprété par Alexander Gould).

Il fut très longtemps en tête de liste pour interpréter le rôle de Peeta Mellark, le héros masculin de la saga littéraire The Hunger Games de Suzanne Collins. C'est finalement Josh Hutcherson - avec lequel il a déjà partagé l'affiche - qui obtint le rôle tant convoité. Au cours de l'année 2012, son nom circulait aussi pour l'interprétation d'un autre personnage de l'adaptation cinématographique du deuxième tome de de la saga The Hunger Games, Catching Fire : Finnick Odair. Dans de nombreuses interviews accordées pendant la promotion de son EP, Hunter a déclaré être très emballé par le rôle mais qu'il ne se faisait pas trop d'illusions étant donné qu’il n’avait pas obtenu le rôle de Peeta. Après des mois de suspens, le rôle de Finnick a été attribué à Sam Claflin.

À l'occasion de la fin de la Saga Twilight, l'acteur Michael Welch a déclaré sur son compte Twitter avoir passé l'audition pour le rôle de Mike Newton, l'ami humain et amoureux de Bella Swan, en même temps que Hunter. Il a dit avoir affirmé à la réalisatrice Catherine Hardwicke que s'il s’avérait qu'elle préférait Hunter pour ce rôle, il en serait ravi, très fan du travail de son collègue. Malgré tout, c'est Michael qui décrocha le rôle.

Doué pour le chant, il a tenu pendant un temps le rôle de Melchior Gabor dans le Spectacle de Broadway Spring Awakening. En 2011, il s'est vu attribuer le rôle de Jesus dans la comédie musicale mythique américaine Godspell. Les premières représentations ont débuté en octobre 2011 puis il a quitté la comédie musicale en avril 2012 en raison du démarrage du tournage de la dernière saison de Weeds.

En 2012 il a sorti son premier EP de six chansons intitulé Guessing Games d'abord vendu dans le Circle in the Square Theatre (où est joué la comédie musicale Godspell) avant d'être commercialisé sur les plateformes de téléchargement légales. En août, sort son premier clip vidéo de Sitting at Home.

Filmographie

  • ·         2004      Pyjama Party (Lance Gregory) 
  • ·         2005      Steal Me (Tucker) 
  • ·         2005      Premonition (Charlie) 
  • ·         2005      Down in the Valley (Kris)       
  • ·         2006      Camping-car (Earl Gornicke)    
  • ·         2007      Écrire pour exister (Ben Samuels)    
  • ·         2009      17 ans encore (Stan)      
  • ·         2009      Paper Man (Bryce)   
  • ·         2009      Pas si simple (Luke Adler)          
  • ·         2012      Disparue (Trey)      
  • ·         2015      Still Alice (Tom Howland)  


Télévision

  • ·         2003      Le Protecteur (Hank)
  • ·         2005      Summerland (Tracy Hart)
  • ·         2005      Les Experts (Jeremy McBride)
  • ·         2005–2012 Weeds (Silas Botwin)
  • ·         2006      Dernier Recours (Kevin Rounder)
  • ·         2006      Close to Home : Juste Cause (Jay Stratton)
  • ·         2006      Campus Ladies (Etudiant)
  • ·         2007      New York, unité spéciale (Jordan Owens)
  • ·         2010      Batman : L'Alliance des héros (Kid Flash, Geo-Force (voix)
  • ·         2011      Pound Puppies(en) (Tundra) (voix)
  • ·         2013-2014 The Good Wife (Jeffrey Grant) Saison 5 (3 épisodes)
  • ·         2014      Following (Kyle) Saison 3

samedi 25 octobre 2014

MARY-LOUISE PARKER actrice américaine


Mary-Louise Parker est une actrice américaine, née le 2 août 1964 à Fort Jackson en Caroline du Sud. Elle est connue pour son rôle de Nancy Botwin dans la série télévisée Weeds.

Carrière

Elle a débuté au cinéma en 1991 dans Grand Canyon aux côtés de Kevin Kline. Elle est apparue notamment dans Romance and Cigarettes de John Turturro, Le Client de Joel Schumacher, Saved!, Dragon rouge et L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Elle incarne également Ruth dans le film Beignets de tomates vertes de Jon Avnet, en 1991, et le rôle de Robin dans Avec ou sans hommes en 1995 au côté de Whoopi Goldberg, un film sur les relations entre les femmes, le sida, la violence et la solitude en tant que femmes, malade, de couleur ou d'orientation sexuelle différente.

Dans les années 2000, elle joue dans plusieurs séries télévisées : une lobbyiste féministe récurrente dans À la Maison-Blanche ou une épouse délaissée se consolant au valium dans l'adaptation d’Angels in America de 2003. Mary-Louise Parker a été pressentie pour incarner Susan Delfino dans la célèbre série américaine Desperate Housewives, avant que le rôle ne soit finalement attribué à Teri Hatcher.

Mais le rôle le plus marquant de Mary-Louise Parker est celui de l'héroïne de Weeds, qu'elle a tenu pendant 8 saisons, de 2005 à 2012 : elle y incarne une mère de famille, Nancy Botwin, brûtalement devenue veuve et sans revenus, qui se décide à vendre du cannabis pour pouvoir continuer à élever ses fils adolescents, Shane, le cadet (Alexander Gould) et Silas, l'aîné (Hunter Parrish). 

Elle a aussi interprété le rôle d'Helen dans Les Chroniques de Spiderwick en 2008, accompagnée de jeunes stars montantes d'Hollywood tel que Freddie Highmore, et aussi accompagnée de Nick Nolte.

Ses rôles à la télévision lui ont valu un Emmy Award et un Golden Globe pour Angels in America, ainsi qu'un Golden Globe pour Weeds.

Vie privée

Le 7 janvier 2004, Mary-Louise Parker a donné naissance à son premier fils, William Atticus Parker, né de sa relation avec l'acteur Billy Crudup. Elle le rencontra lors des répétitions en 1996 de la pièce Bus Stop de William Inge. Après avoir passé huit années ensemble, le couple se sépare alors que Mary-Louise est enceinte de sept mois.

En septembre 2007, Mary-Louise Parker a adopté une petite fille éthiopienne, Caroline « Ash » Aberash Parker.

Filmographie

Cinéma
  • ·         1989      Signs of Life (Charlotte)           
  • ·         1990      Un compagnon de longue date (Lisa)       
  • ·         1991      Beignets de tomates vertes (Ruth Jamison)   
  • ·         1991      Grand Canyon (Dee)      
  • ·         1993      Mr. Wonderful (Rita)       
  • ·         1993      Naked in New York (Joanne White)  
  • ·         1994      Coups de feu sur Broadway (Ellen)    
  • ·         1994      Le Client (Dianne Sway)    
  • ·         1995      Reckless (Pooty)   
  • ·         1995      Avec ou sans hommes (Robin)   
  • ·         1996      Portrait de femme (Henrietta Stackpole)     
  • ·         1997      Murder in Mind (Caroline Walker)             
  • ·         1997      Le maître du jeu (Emily Peck)        
  • ·         1998      Goodbye Lover (Peggy Blane)     
  • ·         1999      Let the Devil Wear Black (Julia Hirsch)       
  • ·         1999      Les Cinq Sens (Rona) Nommée au Prix Génie de la meilleure actrice
  • ·         2002      Dragon rouge (Molly Graham)  
  • ·         2002      The Quality of Mercy (Sarah Richardson)           
  • ·         2002      Romance de rêve (Toni Edelman)  
  • ·         2004      Saved! (Lillian)  
  • ·         2004      The Best Thief in the World (Sue Zaidman)    
  • ·         2006      Romance & Cigarettes (Constance Murder)        
  • ·         2007      L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (Zeralda James) 
  • ·         2008      Les Chroniques de Spiderwick (Helen Grace)     
  • ·         2010      Howl (Gail Potter)        
  • ·         2010      Red (Sarah)   
  • ·         2013      Red 2 (Sarah)   
  • ·         2013      R.I.P.D. Brigade fantôme (Procter)
  • ·         2014      Jamesy Boy (Tracy Burns)       

Télévision
  • ·         1975  Ryan's Hope                       
  • ·         1988  Too Young The Hero (Pearl Spencer)  
  • ·         1994  A Place for Annie (Linda)    
  • ·         1995  Sugartime (Phyllis McGuire)             
  • ·         1998 Saint Maybe (Lucy Dean Bedloe)          
  • ·         1998 Legalese (Rica Martin)       
  • ·    2001-2006 : À la Maison-Blanche (Amy Gardner) Nommée pour le Emmy de la meilleure actrice dans un second rôle dans une série dramatique (2002); nommée pour le meilleur casting de série dramatique des Screen Actors Guild Award (2003)
  • ·       2003 : Angels in America (Harper Pitt) Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle dans une série, une minisérie ou un téléfilm (2004);    Emmy Award de la meilleure actrice dans un second rôle dans une minisérie ou un téléfilm (2004)
  • ·         2004 : L'Amour d'une mère (Miracle Run)                       
  • ·         2004 : La Dernière chance d'Annie (A Place for Annie) (Linda)    
  • ·    2005-2012 : Weeds (Nancy Botwin) Golden Globe de la meilleure actrice dans une série télévisée musicale ou comique (2006)
  • ·         2005 : La Colline aux adieux (Vinegar Hill) (Ellen Grier)         
  • ·         2014 :The Blacklist  (Naomi Hyland) 

Théâtre
  • ·      1990 : Prelude to a Kiss (Rita) Nommée pour le Tony Award de la Meilleure Performance d'actrice
  • ·         1996 :  Bus Stop (Cherie) 
  • ·         1997  : How I Learned to Drive Li'l Bit  
  • ·         2000  : Proof  (Catherine) Tony Award de la Meilleure Performance d'actrice
  • ·         2004 : Reckless (Rachel) Nommée pour le Tony Award de la Meilleure Performance d'actrice
  • ·         2009 :  Hedda Gabler (Hedda Tesman)



GHOST WHISPERER série fantastique américaine (USA 2005-2010)



Série télévisée fantastique américaine en 5 saisons (2005-2010) réalisée par John Gray. La série se compose de 107 épisodes de 42 minutes.

Synopsis

L'expression "Ghost whisperer" est calquée sur celle de "Horse whisperer", connue en français par le beau film de Robert Redford L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux. Un "Ghost whisperer" est donc quelqu'un qui "murmure à l'oreille des fantômes". En fait, il faut voir dans cette expression le don qu'ont certaines personnes de voir et de parler aux fantômes et surtout de "se mettre à leur écoute" pour savoir ce qui les retient ici-bas et les aider à passer dans une autre dimension.

Dans une petite ville imaginaire américaine appelée Grandview (censée être située dans l’Etat de New-York), une jeune femme récemment mariée, Melinda Gordon (Jennifer Love Hewitt) a hérité de sa grand-mère du don de pouvoir voir et parler aux fantômes, que cette dernière appelait des "esprits errants".

Pour Melinda, ceux-ci sont des êtres qui, bien que physiquement morts, restent attachés aux vivants et à notre monde pour toutes sortes de raisons : décès accidentel et souvent brutal, incompréhension, besoin de vengeance, injustice, etc. Cet attachement à notre monde n'est bon ni pour eux, car cela les empêche d'être libres et de "rejoindre la lumière",  ni pour les vivants, qu'au minimum leur présence effraie, mais qu'ils peuvent aussi agresser physiquement. En fait, les manifestations violentes des fantômes que l'on désigne sous le nom de "poltergeist" (esprit frappeur) proviennent du fait que, ne pouvant directement se manifester aux vivants, ils le font par le biais de déplacements d'objets, bruits inexplicables, grincements, voire, actuellement où notre vie quotidienne est encombrée d'appareils électriques et électroniques, par des mises en route spontanées d’objets électriques ou électroniques (appareils éteints qui s’allument seuls, images parasites sur les écrans de télé ou messages automatiques sur les ordinateurs, sons enregistrés sur nos répondeurs, etc.)

Melinda sert donc d'intermédiaire, de "modérateur" entre les vivants et les morts. Ses interventions ne sont jamais faciles car, sauf à de très rares exceptions, les vivants ne veulent pas croire que les fantômes existent, et les fantômes ne veulent pas quitter ce monde, devenant souvent agressifs par simple désir de se faire entendre ou reconnaître...

Ce rôle qu'elle s'apparente à celui d'un guérisseur ou d’un shaman. Elle n'est que rarement la bienvenue, aussi bien pour les vivants que pour les morts et elle met son propre équilibre psychologique et parfois, sa propre vie ou celle de ses proches en danger, en essayant de comprendre et de résoudre des conflits qui ne la regardent pas, comme aiment souvent à le lui rappeler les deux protagonistes, de ce côté-ci ou de l'autre de la réalité.

Générique 

Le générique de cette série est particulièrement remarquable. Voir le descriptif que j'en ai fait et ma tentative d'explication (incomplète) sur Générique de la série Ghost Whisperer. 
  
Mon opinion

J'avais seulement vu quelques épisodes épars de la série lors de passages télé et j'avais été intéressé par cette problématique qui dépasse de loin le simple divertissement fantastique. J'ai commencé à regarder la 1ère saison en DVD et j’ai été séduit par la qualité d’écriture de cette série. En visionnant le bonus, j'ai découvert qu’elle s'inspire des recherches de James Van Praagh, un medium qui a écrit plusieurs livres sur ses propres expériences autour de ce que les anglo-saxons appellent NDE (Near Death Experiences, en français, EMI =Expérience de Mort Imminente, terme qui ne rend qu'imparfaitement compte du phénomène) ainsi que de l'expérience d'une autre médium très connue aux Etats-Unis, Mary Ann Winkowski. L'un et l'autre sont d'ailleurs co-producteurs associés et consultants de la série.

C'est une excellente série fantastique qui sait rester mesurée (du moins dans la première saison), faisant la part égale au rationnel et au surnaturel, sans trop exagérer les effets. Quelques épisodes, comme celui des "Enfants perdus", des enfants morts dans l'incendie de leur orphelinat, qui jouaient lors de l'incendie et ne se sont pas rendus compte qu'ils étaient morts, ou celui de Daniel, que je viens de voir, m'ont particulièrement bouleversé.

L'une des forces de ces séries américaines, c'est le développement, en parallèle d'épisodes indépendants les uns des autres, du destin des personnages auxquels on s'attache :

- Melinda Gordon (Jennifer Love Hewitt), l'héroïne, le "ghost whisperer", dont le personnage est doué d'une grande empathie
- Jim Clancy (David Conrad) son mari, infirmier urgentiste, qui, outre l’amour qu’il porte à sa femme, lui apporte sa force et sa stabilité
- Andrea Marino (Aisha Tyler), le top model noir, son amie avec laquelle elle partage la responsabilité de la boutique d'antiquités. Tête bien faite dans un corps magnifique, la belle Andrea a abandonné une carrière d'adjoint du procureur à New York pour une vie plus tranquille (!!!) à Grandview. Elle a beau connaître le don particulier de Melinda, elle n'en est pas moins effrayée lorsqu'elle est elle-même confrontée à certains fantômes un peu trop irascibles ou violents.   
Les proches de Melinda sont au courant de ses dons et la soutiennent dans un rôle pas toujours facile, partageant souvent ses expériences même s'ils n'ont pas son don et si eux-mêmes ne voient ni n’entendent rien de ce qu’elle voit ou entend.
Certains auront une impression de déjà-vu en découvrant Grandview. La série a en effet été tournée dans les décors, réactualisés, qui avaient servi à la fameuse trilogie Retour vers le futur.  

Je voudrais aussi signaler que le générique de cette série est particulièrement travaillé. 

Mon conseil 

Très bonne série fantastique. Attention, même si la plupart des épisodes restent "soft", les sujets traités peuvent choquer les plus jeunes (pas en-dessous de 12 ans). Attention aussi si, dans votre entourage, des personnes sont encore sous le coup du décès d'un proche.


jeudi 23 octobre 2014

LES ENFANTS DE TIMPELBACH de Nicolas Barry (FR-2008)


Les enfants de Timpelbach de Nicolas Bary (2008) Scénario : Nicolas Bary, Nicolas Peufaillit. Le film est une adaptation du roman jeunesse homonyme d'Henry Winterfeld paru en 1937.

Le film

Timpelbach est un village fictif, « uchronique », pour utiliser un terme savant, car il mélange allègrement les époques, les styles de vêtements et les techniques...

 Les parents ne supportent plus le comportement de leurs enfants qui multiplient tous les jours de nouvelles farces et des mauvais coups. Après une délibération unanime du conseil municipal, et malgré la réticence de certains parents minoritaires qui ne veulent pas abandonner leur progéniture, les adultes, exaspérés, choisissent – pour donner une leçon à leurs chers bambins – de quitter le village et de les abandonner  à leur sort pendant une journée complète. Ils partent à pied, dans la forêt environnante, avec paniers à pique-nique et victuailles, dans l'idée de prendre des vacances bien méritées. Mais les choses ne se passent pas comme ils l'avaient prévu...

Pendant ce temps, les enfants se réveillent. Il n'y a plus personne pour leur dire de faire  leur toilette, ni d'aller à l'école mais personne non plus, ce qui est plus ennuyeux, pour préparer le petit déjeuner....  En fait, non seulement il n'y a plus d'adultes dans le village mais il n’y a plus, non plus, ni eau, ni électricité, ni téléphone…

Quand ils comprennent qu’ils sont seuls, les enfants explosent de joie et, n’ayant plus aucun adulte pour leur interdire quoique ce soit, ils en profitent pour faire tout ce qui leur passe par la tête, vider la boutique de bonbons, celle de jouets, bref, mettre le village à sac.
Mais ce que n'avaient pas prévus les parents c'est de se perdre dans la forêt et d'être faits prisonniers par de mystérieux « barbares » (habillés comme des Prussiens), dirigés par une espèce d’ogre, un «général» à l’accent vaguement russe (Gérard Depardieu), qui les accuse d’espionnage et les enferme dans une prison souterraine.

 Le soir, comme les parents ne sont toujours pas revenus (et pour cause !), les enfants s’organisent, se séparant en deux bandes rivales : celle des « méchants », qui se donnent pour chef  Oscar (Baptiste Betoulaud) et celle des « gentils » dont les chefs sont Manfred (Raphaël Katz) et Marianne (Adèle Exarchopoulos) qui tentent d’éviter que l’affaire ne tourne au chaos et essaient de maintenir un semblant d’ordre et de raison dans cette dérive.

L’œuvre

Winterfield est un auteur de livre pour enfants d’origine allemande qui a fini sa vie aux Etats-Unis. Fils de musiciens, il était lui-même musicien et compositeur de musique. Il a commencé à écrire son premier roman, « Timpetill – Die Stadt ohne Eltern » - Timpetill, la ville sans parents, qui est devenu «Les Enfants de Timpelbach» pour son fils Thomas, qui était malade. Ce roman fut ensuite publié en 1923 en Suisse sous le pseudonyme de Manfred Michael et eut un certain succès. A l’arrivée au pouvoir d’Hitler, Winterfeld émigra d’abord en Autriche puis en France en 1938. Arrêté en 1939 avec 15000 autres allemands, juifs et non-juifs, il est d'abord parqué au stade de Rolland-Garos puis transféré au camp de Nevers. Pendant ce temps, sa femme et son fils Thomas (celui pour lequel il avait écrit «Les enfants de Timpelbach»), qui était alors âgé de 16 ans, restés à Paris, se démenaient pour l’en faire sortir et obtenir un visa pour les Etats-Unis. Miraculeusement, Henry Winterfeld échappa à la déportation et fut libéré en 1940, avant l’arrivée des troupes allemandes en France et la famille émigra aux Etats-Unis. En 1946, Winterfeld et sa famille prirent la nationalité américaine. Il y poursuivit sa carrière d’écrivain commencée presque par hasard et commença à écrire l'Affaire Caïus dont le petit héros était un écolier vivant dans la Rome antique. Ce sont ces œuvres, toujours lues dans les écoles et les collèges, qui le rendirent populaire et lui procurèrent une notoriété mondiale. Par contre, « Les enfants de Timpelbach » était totalement ignoré des bibliothèques françaises jusqu'à la sortie du film.

Point de vue critique

Les critiques des revues ou des sites spécialisés sur le cinéma n’ont généralement pas épargné ce film, sans doute trop atypique pour eux, mais cela ne saurait me surprendre tant ils adorent pouvoir cataloguer et classer...

- Cinéphil (3/5) : "Affligeant si vous avez plus de 4 ans", "J'ai dû lutter pour ne pas m'endormir"...
- Libération : "Un sous Harry Potter indigent sans la thune et le scenar"  (Franchement, il ne me serait pas venu à l'esprit de comparer "Les enfants de Timpelbach" avec "Harry Potter" !)
- DVDrama : "Grande déception française de cette fin d'année..."
- Première : "Scenario confus, déjà vu..." (Personnellement, à part le thème, je ne vois pas à quoi ce film avec sa mise en scène aussi originale peut donner une impression de déjà-vu !"

 Heureusement, il y en a aussi quelques-unes de positives :

- Télécinéobs : "Une ambition technique et visuelle assez rare sous nos latitudes..."
- L'Ecran fantastique : "Nicolas Bary s'en tire avec les honneurs, nous offrant, loin de toute mièvrerie, du cinéma spectacle efficace dans un registre original par rapport à notre production nationale."
- La meilleure critique et la plus intelligente étant celle de 20 minutes  : "Ce conte fantastique, brillamment réalisé par un jeune cinéaste français de 28 ans est une excellente surprise". Ouf !
On a rapproché ce film des chefs d’œuvre mondialement connus que sont « Sa majesté des mouches» de William Golding ou « La guerre des boutons » de Louis Pergaud. L’œuvre de Winterfield s’en rapproche, sans avoir la violence et la cruauté du premier, dont le propos, il est vrai avait une portée politique et philosophique tout autre. Il n’empêche que l’on retrouve, à la fois dans le livre et dans le film, plusieurs points communs avec ces œuvres : l’absence des parents et de l’autorité qui amène d’abord les enfants à profiter sans entrave d’une liberté dont ils s’étaient cru privés, puis la tentative de se créer de nouvelles règles basées sur la compétition et le jeu, et enfin, de s’apercevoir que, pour satisfaire leurs besoins vitaux (nourriture, eau, électricité,…) et éviter le chaos, un minimum de discipline et d’organisation sont nécessaires. Le livre et le film qui en a été adapté traitent donc de sujets beaucoup plus sérieux qu'on ne pourrait le croire mais sous l’angle de la fantaisie et de la comédie qui rendent le sujet plaisant. Cela donne un film atypique, à la fois drôle mais profond qui nous amène à réfléchir sur ce qui se passerait dans un monde où les enfants seraient, du jour au lendemain, totalement livrés à eux-mêmes. »

Comme toujours dans les films impliquant de jeunes acteurs, ceux-ci, pour la plupart peu habitués aux plateaux de cinéma, sont extraordinaires de fraîcheur et de talent, à telle enseigne que les acteurs confirmés qui font aussi partie de la distribution passent totalement au second plan. C’est aussi sans doute une volonté du réalisateur mais on doit saluer l’intelligence et la modestie de grands acteurs comme Carole Bouquet, Gérard Depardieu ou Armelle (pour ne citer qu’eux) qui ont su s’effacer et accepter d'interpréter des seconds rôles assez peu flatteurs au profit des enfants qui sont les vraies vedettes du film.

Personnellement, j’ai beaucoup aimé. J’ai trouvé ce film très réussi, très drôle (mais pas seulement) et pouvant être vu par tous les publics. Une belle réussite du cinéma français, d'un jeune réalisateur de 28 ans dont c'était le premier long métrage.   

Distribution

Du côté des « gentils »

  • ·         Thomas (Léo Legrand)
  • ·         Marianne (Adèle Exarchopoulos)
  • ·         Manfred (Raphaël Katz),
  • ·         P'tit Louis (Florian Goutieras)
  • ·         Stettner (Éric Godon)
  • ·         Gros Paul (Mathieu Donne)
  • ·         Wolfgang (Terry Edinval)
  • ·         Charlotte (Ilona Bachelier)
  • ·         Robert Lapointe (Léo Paget)


Les "Ecorchés"

  • ·         Oscar, le chef des "Ecorchés" (Baptiste Betoulaud)
  • ·         Kevin et Philibert, les gardes (David Cognaux,  Sacha Leconte)
  • ·         Jean Krög, le fils du maire (Jonathan Joss)
  • ·         Mireille (Lola Créton)
  • ·         Willy Hak (Martin Jobert)
  • ·         Erna (Tilly Mandelbrot)

Les adultes

  • ·         Le général (Gérard Depardieu)
  • ·         Mme Drohne (Carole Bouquet)
  • ·         L'institutrice Corbac (Armelle)
  • ·         La mère de Manfred (Stéphane Bissot)
  • ·         Le livreur (François Damiens)
  • ·         Le maire (Phillipe Le Mercier)

Générique

En outre, je voudrais signaler que ce film est précédé d'un générique tout-à-fait original et inventif, réalisé mixant le dessin animé et le livre en pop up. 


LE PETIT NICOLAS de Laurent Tirard (FR-2009)



Le petit Nicolas est un film français, de Laurent Tirard, sorti en décembre 2009, adapté de l'œuvre de René Goscinny illustrée par Sempé.

Les histoires, écrites en 1959, s'inspirent des aventures d'un petit garçon d’une 10e d’années, Nicolas, vivant en ville dans les années 50 et les thèmes abordés sont ceux de l'enfance (la camaraderie, les disputes, les jeux, l'école, les premiers flirts...) Le personnage créé par Sempé est identifié par un dessin au trait en noir et blanc intercalant de brèves illustrations au texte et quelques vignettes.

Le film

Nicolas (Maxime Godart) est un petit garçon qui mène une existence protégée entourée de ses parents. Dans le film, sa mère est Valérie Lemercier et son père Kad Merad. L'époque est respectée : on est dans les années 50, au temps des petits pavillons coquets, de l'automobile et du formica. Le côté désuet est bien rendu dans le film. Nicolas mène une vie sans histoire avec ses copains jusqu'au jour où il surprend une conversation entre ses parents : il s'imagine qu'ils ont commandé un petit frère. Loin de le réjouir, cette nouvelle lui fait imaginer qu'ils voudront se débarrasser de lui en l'abandonnant dans la forêt comme l'ont fait les parents du Petit-Poucet. Pour éviter ce sort, Nicolas se lance dans une entreprise de séduction qui lui fait commettre une série de catastrophes. Voyant que sa stratégie se retourne contre lui, il décide de se battre pour garder sa place et de se débarrasser de l'hypothétique bébé. S'ensuit une série de gags hilarants rendus absolument irrésistibles par le craquant Maxime Godart, parfaite incarnation du Petit Nicolas. 

Générique

J'ai beaucoup aimé le générique original réalisé à partir des dessins de Sempé découpés et animés par Kuntzel et Deygas (Agence « We love your names »), musique originale de Klaus Badelt. 

Ma critique

Comme on pouvait s'y attendre, si Valérie Lemercier sait se tenir et évite les débordements, il n’en est pas de même de Kad Merad qui en fait toujours des tonnes dans les grimaces et les outrances. Sous cette réserve, j’ai trouvé que le film était dans l’ensemble réussi et, à part Maxime Godart qui est formidable, les autres jeunes acteurs sont aussi remarquables. Bon divertissement familial (tous publics) à voir et à revoir.

Une suite, que je n'ai pas vue, est sortie cet été : Les vacances du petit Nicolas. Comme le 1er, le film a été réalisé par Laurent Tirard avec, pour les adultes, la même distribution mais avec un autre acteur  que Maxime Godart pour jouer le rôle de Nicolas. 

WEEDS série américaine (USA 2005-2012)


Weeds est une série américaine créée par Jenji Kohan et produite par Brian Dannelly de Lionsgate television. Elle se compose de 8 saisons (102 épisodes de 30 minutes) et s’est étendue de 2005 à 2012. Le DVD de la 8ème saison (et dernière) vient de sortir en France.

Synopsis

Weeds signifie "mauvaise herbe" en anglais (dans cette série, « Weeds » désigne la plante de cannabis). Nancy Botwin (Mary-LouiseParker), devenue veuve après la mort par crise cardiaque de son mari, se retrouve seule avec deux enfants, le cadet, Shane (11 ans) dont le rôle est interprété par Alexander Gould et l’aîné, Silas (16 ans) joué par Hunter Parrish, dans une banlieue californienne huppée fictive dénommée Agrestic.

Confrontée à des difficultés financières, risquant de perdre sa maison et désirant garder son mode de vie, Nancy se met à vendre du cannabis à ses voisins, tous plus amoraux et déjantés les uns que les autres.

Dans un premier temps, elle commence modestement à dealer auprès de ses amis et connaissances le cannabis qu’elle achète à Heylia James (Tonye Patano), qui sous ses allures de bonne mère de famille au-dessus de tout soupçon, est une redoutable mégère.  

Au fil des saisons, Nancy met de plus en plus le doigt dans le business et devient une pro de la vente de cannabis. Elle se retrouve aussi de plus en plus embarquée dans des aventures louches et dangereuses pour elle, sa famille et ses amis.

Mon opinion

Dans Weeds, les réalisateurs, sous prétexte de comédie, ont opté pour une dénonciation sans concession du conformisme triomphant de la société américaine. Tout y passe : la drogue, qu'il est interdit de vendre mais que tout le monde, des étudiants aux "élites" consomme allègrement, les armes, le sexe (sous toutes ses formes), l'armée, la religion, les sectes intégristes, etc. Par certains côtés, la série rappelle beaucoup la décapante série britannique Skins qui mettait en scène la vie d'adolescents anglais ne reculant devant aucune transgression.

On peut comprendre qu'à ce jour, aucune chaîne grand public n'ait pris le risque de programmer cette série sur ses antennes et que seul Canal+ l'ait fait car Weeds, plus encore que Skins, est vraiment corrosif. 

On suit avec sympathie le parcours de Nancy, belle jeune mère de famille à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession tant elle paraît fragile et naïve. Elle tente d'élever ses enfants sans excès d'autoritarisme mais correctement, tout en n'oubliant pas son mari, qu'elle a beaucoup aimé. Elle devient peu à peu une véritable baronne de la drogue (exclusivement du cannabis, car elle se refuse, toujours de toucher à des drogues plus dures), tremblant avec elle lorsqu'elle se trouve confrontée à la mafia noire, puis mexicaine, embringuée dans des situations dangereuses, applaudissant à ses succès, fascinés par son "honnêteté" toute relative, admirant sa manière de se comporter avec ses enfants, traumatisés par la mort brutale de leur père, et par l'amour sincère qu'elle leur porte.  

Certes, la série n'est pas à mettre entre toutes les mains et elle déplaira sans doute à beaucoup par son extraordinaire liberté de ton qui confinent par moments avec l’indécence, voire la pornographie soft mais on ne peut l'ignorer car elle apporte vraiment, au milieu de toutes ses séries policières ou d'espionnage convenu qui, quelles que soient leurs qualités, finissent par lasser, un souffle vraiment nouveau.

Weeds est à mi-chemin entre Skins et Desperate Housewifes, que j'ai regardé à ses débuts jusqu'à ce que les rebondissements invraisemblables, l'un des travers majeurs des séries qui durent au-delà du raisonnable,  finissent par me lasser.

Générique

Le générique de Weeds, lui aussi détone. A la différence de la plupart des séries que je connais, il est a priori assez moche : du moins dans les 1ères saisons, on y voit une vue d'Agrestic, une banlieue huppée imaginaire censée se situer en Californie, avec toutes ses maisons proprettes, bâties sur le même modèle, entourées de pelouses et de piscines bien entretenues, desservies par des allées privatives, et met immédiatement dans l'ambiance qu'illustre parfaitement la chanson qui l'accompagne (Little boxes, little boxes... Petites boites, petites boites... de Malvina Reynolds, avec des variations et d'autres interprétations au cours du développement de la série)

Cette vision d’une banlieue bourgeoise n'est pas sans rappeler le monde, totalement artificiel de  Edward aux mains d'argent, de Tim Burton, avec ses maisons toutes semblables, peintes de couleurs pastel, entourées de pelouses impeccables, que quittent le matin les mêmes voitures conduites par les mêmes hommes en costume-cravate allant travailler des bureaux, laissant leurs femmes s'occuper du ménage, des enfants, de la cuisine et faire leur jogging. 

Mon classement 

Une série au ton unique, joyeusement (mais totalement) amorale. Excellente pour ceux qui ont un esprit ouvert.

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  • Skins (série britannique)