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jeudi 28 janvier 2016

FESTIVAL CINEMA TELERAMA 2016 (20-26 janvier 2016)



J'ai profité du Festival Cinéma Télérama 2016 pour aller voir trois films que j'avais ratés lors de leur sortie en salle (ou que je n'avais pas eu envie de voir):



- Trois souvenirs de ma jeunesse d'Arnaud Desplechin. En fait, je ne serais pas allé voir ce film si je ne m'étais pas trompé d'heure (j'avai prévu de voir Life). En effet, comme je le dis dans mon commentaire, je n'avais pas du tout aimé le précédent film que j'avais vu de Desplechin (Un conte de Noël) mais je me suis laissé tenter. Je n'ai pas aimé le film mais j'ai découvert deux jeunes acteurs épatants : Quentin Dolmaire et Lou Roy-Lecollinet.


- Life d'Anton Corbijn sur la relation entre un photographe de Life, Dennis Stock (Robert Pattinson) et James Dean (Dane DeHaan) au début de sa fulgurante carrière. Si j'ai aimé la prestation de Pattinson, j'ai détesté celle de Dane DeHaan qui est pour moi une catastrophique erreur de casting. Le film a cependant un certain charme et m'a appris, sur Dean, pas mal de choses que je ne connaissais pas.  


- Marguerite de Xavier Giannoli (avec Catherine Frot) : J'avais vraiment hésité à aller voir ce film lors de sa sortie en salles. Bien que j'aime beaucoup Catherine Frot (qui m'avait enthousiasmé dans le rôle de la cuisinière de Mitterand à l'Elysée dans le jouissif Les saveurs du palais, la bande annonce du film m(avait fait grincer des dents et, moi qui aime la musique, je n'avais pas trop envie de m'infliger les pénibles glapissements de Marguerite. Mais, heureusement, on ne les entend pas dans tout le film et, même si les moments où la baronne s'égosille sont éprouvants, le film a aussi prévu quelques belles plages musicales pour les mélomanes. En conclusion, le film vaut d'être vu ne serait-ce que pour connaître cette aventure tragi-comique, inspirée de l'histoire de Florence Foster Jenkins, une soprano américaine ratée...

Les films que je serais peut-être allé voir :

- Back Home de Joachim Trier pour Jesse Eisenberg et Devin Druid. Ce qui m'a retenu, c'est le thème et la personne d'Isabelle Hupert que je n'aime pas.
- Phoenix de Christian Petzold
- L'homme irrationnel de Woody Allen
- Dheepan de Jacques Audiard

J'avais déjà vu Taxi Téhéran qui m'avait terriblement ennuyé.

vendredi 22 janvier 2016

TROIS SOUVENIRS DE MA JEUNESSE d'Arnaud Desplechin (FR-2015)


Trois souvenirs de ma jeunesse sous-titré Nos Arcadies est un film français d'Arnaud Desplechin constituant une préquelle à Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) sorti près de vingt ans auparavant. La sortie nationale est le 20 mai 2015.

Résumé

Un anthropologue d'une quarantaine d’années, Paul Dédalus, qui revient en France après plusieurs années d'absence, est arrêté par la DGSE qui lui demande des comptes à propos d’un évènement qui remonte à son adolescence : lors d’un voyage d’échange scolaire à Minsk en Russie, il avait laissé son passeport à un jeune juif de son âge pour lui permettre de rejoindre Israël. La DGSE, ayant constaté qu’il avait beaucoup voyagé dans des pays de l’Est le suspecte d’être un espion. Ces faits lui rappellent son enfance, puis sa jeunesse. D’abord, alors qu’il était l’aîné d’une fratrie de trois enfants (un frère et une sœur), il a dû affronter  la folie de sa mère qui, lors de ses crises, menaçait ses enfants d'un couteau de cuisine. Après le suicide de leur mère, les trois enfants se sont élevés seuls, en l’absence du père, dépressif et fuyant ses responsabilités.

Lors de son adolescence, Paul a fait la connaissance d’Esther, une étrange fille, à la fois libérée et fragile, avec qui il a eu sa première et sa seule histoire d’amour, tout en la partageant avec ses copains…

Distribution


Autour du film

Lors du casting, l'annonce recherchant une actrice pour le personnage d'Esther la décrit comme «arrogante, voluptueuse. Elle a son franc-parler et une belle assurance». 

Le tournage a commencé durant l'été 2014 principalement à Roubaix et dans la région de Lille ainsi qu'à Paris et s’est poursuivi jusqu'au début du mois de novembre avec les dernières scènes tournées à Saint-Germain-en-Laye. Les parties se déroulant en Biélorussie et au Tadjikistan ont été tournées avec une équipe réduite dans les pays mêmes au mois de septembre 2014.

Longtemps intitulé Nos Arcadies et sous-titré Trois souvenirs de jeunesse, le film acquiert finalement son titre définitif d'exploitation en salles, Trois souvenirs de ma jeunesse, au début de l'année 2015. Il est dès lors régulièrement annoncé comme devant faire partie de la sélection officielle pour le festival de Cannes 2015 mais il ne sera retenu que pour la Quinzaine des réalisateurs lors de laquelle il sera présenté le 15 mai 2015.

Lors de sa projection cannoise, le film est bien accueilli : le journal Libération remarque la justesse avec laquelle Arnaud Desplechin rend compte de l'adolescence, non pas d'une manière « documentariste » mais en inventant à ses personnages « un romanesque que l’on aurait adoré vivre » avec l'épisode de l'argent livré aux juifs en URSS et du don du passeport de Paul.

C'est la troisième fois que le personnage de Paul Dédalus apparaît dans l'œuvre d'Arnaud Desplechin: c'est le personnage principal de Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle), film sorti en 1996, où il est déjà interprété par Mathieu Amalric lui-même, puis il apparaît en adolescent dans Un conte de Noël, film de 2008 où il est incarné par Émile Berling. Le nom de famille Dédalus vient de l'œuvre de James Joyce.

Récompenses

  • Festival de Cannes 2015 : prix SACD de la Quinzaine des réalisateurs
  • Festival du film de Cabourg 2015 : Swann d’Or du meilleur réalisateur

Mon opinion sur ce film


Ayant profondément détesté Un conte de Noël que j’avais trouvé confus et verbeux, tout ce que je déteste dans le cinéma franco-français, je ne serais pas allé voir Trois souvenirs si je ne m’étais pas trompé d’heure sur le programme du Festival Télérama. Dire que j’ai adoré serait peut-être un peu exagéré car on retrouve dans ce film la confusion et le nombrilisme insupportable de Desplechin. Je ne suis pas non plus un grand fan d’Amalric. Quant à cette histoire de suspicion d'espionnage, je l'ai trouvée parfaitement ridicule. Mais je dois à ce film d’avoir découvert trois jeunes acteurs impressionnants, chacun dans leur genre : Quentin Dolmaire (Paul jeune homme), Lou Roy-Lecollinet (Esther) auquel je dois ajouter Antoine Bui (Paul enfant). Ces trois jeunes acteurs assument des rôles difficiles avec une maestria qui fait passer celle des acteurs confirmés au second plan. Ne serait-ce que pour cela, ce film mérite d’être vu.