mercredi 14 septembre 2022

LE TIGRE ET LE PRESIDENT film de jean-Marc PEYREFITTE (FR-BE 2022)


Le Tigre et le Président
est un film franco-belge réalisé par Jean-Marc Peyrefitte et sorti en 2022.

Résumé 

Le film se déroule en janvier 1920. Paul Deschanel (Jacques Gamblin) se présente à la présidence de la République contre Georges Clemenceau (André Dussolier), le « Père de la victoire », qui était pourtant le grand favori, et est élu, à la grande surprise de ses adversaires.  Clemenceau est meurtri par cette défaite à laquelle il ne s’attendait pas au profit d’un homme inconnu du grand public, qui se définit comme un républicain progressiste aux idées novatrices : décentralisation, vote des femmes, élection du président au suffrage universel, impôt sur le revenu, mesures sociales, etc. Il se démarque surtout de ses prédécesseurs qui se sont félicités des termes du Traité de Versailles condamnant l’Allemagne à de lourds dommages de guerre, craignant que ceux-ci n’aient pour conséquence une nouvelle guerre, ce en quoi il avait, hélas, entièrement raison.

Mais Deschanel doit bien vite déchanter car la constitution de la 3ème République ne donne que peu de pouvoirs au président et il se trouve confronté à l’immobilisme de la chambre et à la farouche opposition des forces conservatrices qui ne veulent pas de ses mesures progressistes. Epuisé par les voyages de représentation que lui impose sa charge, il bascule dans la dépression et les crises d’angoisse. C’est alors que, le 23 mai 1920, lors d’un voyage en train de nuit qui l’amenait à Montargis, il tombe du train en voulant ouvrir une fenêtre. On ne saura jamais la cause de cet accident, heureusement sans gravité : somnambulisme ? syndrome d’Elpénor ?

A partir de là, ses détracteurs s’en donnent à cœur joie, s’appuyant sur une presse satirique sans pitié qui en font un fou ou un suicidaire, et le poussent à la démission qui sera effective le 21 septembre. Il ne sera resté président que sept mois. 

Mon opinion

Malgré une brillante distribution (André Dussolier, Jacques Gamblin, dans les rôles principaux mais aussi Christian Hecq, de la Comédie Française, dans le rôle de Millerand, Anna Mouglalis, etc.), j’ai été très déçu par ce film. Le réalisateur, qui n’avait jusque-là produit que des courts métrages ou des clips publicitaires, qui n’avait visiblement pas les épaules pour un film aussi ambitieux, s’est laissé dépasser par son sujet, préférant ridiculiser ses personnages plutôt que de tenter une réhabiliation d'un président maltraité par l'histoire et d'une période-charnière autrement plus passionnante. que ce que l'on nous montre.   

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